Henri Delavallée, précurseur à Pont-Aven.

Henri Delavallée
Henri Delavallée, hameau près de Pont-Aven, 
pastel sur papier, signé et daté 1891, 52cm x 66cm
Cette oeuvre est à rapprocher de celle conservée au Museum of Art d’Indianapolis, « Le chemin au soleil ».
Vendu-Sold

Henri Delavallée (Reims 1862 – Pont-Aven 1943) est un des premiers peintres à s’installer à Pont-Aven dès 1881. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts et fut l’élève des plus célèbres peintres de l’époque : Carolus Durand, Henri Lehmann, Luc-Olivier Merson, Hébert.

Henri Delavallée était un ami de Georges Seurat, duquel il apprit les techniques du pointillisme. Il fréquentait Camille Pissarro. Paul Cézanne admirait ses peintures et ses paysages  » mangés de soleil « .
Il travaille en compagnie de Paul Signac. De rares oeuvres des années 1887-1891 témoignent de sa parfaite maîtrise. II fréquente aussi à cette époque Emile Jourdan et Armand Seguin. Henri Delavallée rencontre ainsi Paul Gauguin lors du premier passage de ce dernier à Pont Aven en 1886.
Il excelle dans la peinture à l’huile, mais reste un des meilleurs pastellistes du groupe. Il traite ce dernier médium comme la peinture à l’huile, utilisant des contrastes colorés et la touche pointilliste qui le caractérise pour composer ses paysages de Pont Aven.

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ
-L’impressionnisme dans l’école de Pont-Aven, Le Paul, Ed Bibliothèque des Arts

La fête en Bretagne vue par les peintres!

La fête vue par les peintres en Bretagne!

Au cours des 19e et 20e siècles, la Bretagne a connu un formidable engouement auprès des peintres. En raison notamment de l’exceptionnelle richesses des costumes locaux, ils sont nombreux à avoir été séduits par les pardons, ces grandes fêtes aux aspects à la fois religieux et profanes.

Indépendamment de cela, ils ont aimé représenter les danses, les sonneurs, les luttes bretonnes, les mariages, les fêtes foraines, les cirques…

Tous ces moments heureux de l’existence ont inspiré quantité d’oeuvres à des artistes célèbres ou moins connus.

C’est ce que révèle cette exposition qui réunit près de 150 peintures, dessins et estampes provenant de nombreuses collections publiques et privées.

Elle s’accompagne d’un beau livre qui analyse les oeuvres les plus remarquables en les restituant dans leur contexte de création et les traditions régionales.

la fête en Bretagne

Exposition du 2 avril au 9 octobre 2016

Musée du Faouët 

Horace Cristol

Horace Cristol, le bal breton, gouache, 27cm x 31cm

André Wilder, celui qui aimait la mer.

André Wilder
André Wilder, Le rocher d’Hervian, Côtes d’Armor,
aquarelle sur papier, signée et datée 1901, 47,5cm x 32cm
Vendu-Sold

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

Georges Dargouge, peintre de la Bretagne.

Georges Edmond Dargouge (Paris 1897 – Boulogne Billancourt 1990) fut un peintre de marines bretonnes, de paysages, et de scènes de genre.

Elève de Cormon, Humbert et Fouqueray, Georges Dargouge a exposé au Salon des Artistes Français, obtenant une troisième médaille en 1924 et une deuxième médaille en 1930.

Premier Second Grand Prix de Rome en 1924, Georges Dargouge est un artiste peintre complet, au tempérament de reporter lorsqu’il devient peintre officiel de l’Armée en 1959. Professeur à l’Ecole Polytechnique pendant 20 ans, il aimait par-dessus tout enseigner dans son atelier de la rue Bartholdi à Paris.

Il a peint des scènes de la vie des marins pêcheurs, en Bretagne, mais aussi des scènes de procession, exerçant là aussi son métier d’artiste en vrai reporter.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IV, p.250
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN Marchand, 1997

Georges Dargouge

Les anciens quais, aquarelle gouachée, 23x31cm, Vendu-Sold

Georges Dargouge

L’envolée des bannières, technique mixte, 25x39cm, Vendu-Sold

Georges Dargouge

L’arrivée de la pêche, dessin rehaussé, 19x28cm, Vendu-Sold

Emile Compard et son Doëlan!

Emile Compard Doëlan
Emile Compard,  le port de Doëlan, c.1935,
huile sur toile, signée ne bas et à gauche, 65cm x 81cm
Vendu-Sold

Emile Compard (Paris 1900 – 1977) fut élève à l’Académie Julian, où il fréquente l’atelier de J.P. Laurens en 1916, et participe aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, des Artistes Indépendants, des Tuileries et d’Automne. Dès 1927, il fait des expositions personnelles à New-York, Munich, Berlin et Düsseldorf. Il ne montre ses oeuvres abstraites qu’à partir de 1955 à Paris et dans plusieurs villes d’Europe.

Vers 1926, il s’est lié par l’intermédiaire du critique Félix Fénéon à Pierre Bonnard. Plusieurs toiles de cette année-là attestent cette influence. Par la suite, l’artiste n’aura cesse d’évoluer, abordant l’abstraction au début des années 1950 et la pratiquant jusqu’à la fin de sa vie en 1977, sans toutefois renoncer à la figuration.

Emile Compard découvre la Bretagne très tôt et peint de Pont-Aven à Concarneau. C’est près de Doëlan, où le précéda son ami Tal Coat, qu’il s’enracine en 1936.

« Nul n’aura mieux saisi l’essence de ce pays rude, fait de pierre et d’eau, mariage du sec et de l’humide, de l’érosion et du vent clair retroussant l’arbre et la mer. Des années durant, Emile Compard en a fait sa terre d’élection, la source inlassable et toujours recommencée de son oeuvre. » Jean-Domnique Rey, extrait de la préface de l’exposition Compard, Saint-Etienne, 1973.

Bibliographie:

Dictionnaires des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.817
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1998
Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest-France, 2004