La fête en Bretagne vue par les peintres!

La fête vue par les peintres en Bretagne!

Au cours des 19e et 20e siècles, la Bretagne a connu un formidable engouement auprès des peintres. En raison notamment de l’exceptionnelle richesses des costumes locaux, ils sont nombreux à avoir été séduits par les pardons, ces grandes fêtes aux aspects à la fois religieux et profanes.

Indépendamment de cela, ils ont aimé représenter les danses, les sonneurs, les luttes bretonnes, les mariages, les fêtes foraines, les cirques…

Tous ces moments heureux de l’existence ont inspiré quantité d’oeuvres à des artistes célèbres ou moins connus.

C’est ce que révèle cette exposition qui réunit près de 150 peintures, dessins et estampes provenant de nombreuses collections publiques et privées.

Elle s’accompagne d’un beau livre qui analyse les oeuvres les plus remarquables en les restituant dans leur contexte de création et les traditions régionales.

la fête en Bretagne

Exposition du 2 avril au 9 octobre 2016

Musée du Faouët 

Horace Cristol

Horace Cristol, le bal breton, gouache, 27cm x 31cm

André Wilder, celui qui aimait la mer.

André Wilder
André Wilder, Le rocher d’Hervian, Côtes d’Armor,
aquarelle sur papier, signée et datée 1901, 47,5cm x 32cm
Vendu-Sold

André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

Georges Dargouge, peintre de la Bretagne.

Georges Edmond Dargouge (Paris 1897 – Boulogne Billancourt 1990) fut un peintre de marines bretonnes, de paysages, et de scènes de genre.

Elève de Cormon, Humbert et Fouqueray, Georges Dargouge a exposé au Salon des Artistes Français, obtenant une troisième médaille en 1924 et une deuxième médaille en 1930.

Premier Second Grand Prix de Rome en 1924, Georges Dargouge est un artiste peintre complet, au tempérament de reporter lorsqu’il devient peintre officiel de l’Armée en 1959. Professeur à l’Ecole Polytechnique pendant 20 ans, il aimait par-dessus tout enseigner dans son atelier de la rue Bartholdi à Paris.

Il a peint des scènes de la vie des marins pêcheurs, en Bretagne, mais aussi des scènes de procession, exerçant là aussi son métier d’artiste en vrai reporter.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IV, p.250
–Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN Marchand, 1997

Georges Dargouge

Les anciens quais, aquarelle gouachée, 23x31cm, Vendu-Sold

Georges Dargouge

L’envolée des bannières, technique mixte, 25x39cm, Vendu-Sold

Georges Dargouge

L’arrivée de la pêche, dessin rehaussé, 19x28cm, Vendu-Sold

Emile Compard et son Doëlan!

Emile Compard Doëlan
Emile Compard,  le port de Doëlan, c.1935,
huile sur toile, signée ne bas et à gauche, 65cm x 81cm
Vendu-Sold

Emile Compard (Paris 1900 – 1977) fut élève à l’Académie Julian, où il fréquente l’atelier de J.P. Laurens en 1916, et participe aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, des Artistes Indépendants, des Tuileries et d’Automne. Dès 1927, il fait des expositions personnelles à New-York, Munich, Berlin et Düsseldorf. Il ne montre ses oeuvres abstraites qu’à partir de 1955 à Paris et dans plusieurs villes d’Europe.

Vers 1926, il s’est lié par l’intermédiaire du critique Félix Fénéon à Pierre Bonnard. Plusieurs toiles de cette année-là attestent cette influence. Par la suite, l’artiste n’aura cesse d’évoluer, abordant l’abstraction au début des années 1950 et la pratiquant jusqu’à la fin de sa vie en 1977, sans toutefois renoncer à la figuration.

Emile Compard découvre la Bretagne très tôt et peint de Pont-Aven à Concarneau. C’est près de Doëlan, où le précéda son ami Tal Coat, qu’il s’enracine en 1936.

« Nul n’aura mieux saisi l’essence de ce pays rude, fait de pierre et d’eau, mariage du sec et de l’humide, de l’érosion et du vent clair retroussant l’arbre et la mer. Des années durant, Emile Compard en a fait sa terre d’élection, la source inlassable et toujours recommencée de son oeuvre. » Jean-Domnique Rey, extrait de la préface de l’exposition Compard, Saint-Etienne, 1973.

Bibliographie:

– Dictionnaires des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.817
– La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1998
– Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest-France, 2004

Lucien Simon, témoin de la ferveur bretonne.

Lucien Simon
Lucien Simon, procession bretonne,
aquarelle gouachée sur traits de crayon, signée, 44cm x 95cm

Vendu-Sold

A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
–Lucien SIMON , André Cariou, Ed Palantines, 2002
–La route des peintres en Cornouaille, Quimper