Charles Bichet et le postimpressionnisme.

Postimpressionnisme
Charles BICHET (1863-1929), « Paysage », 1908
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, 60cmx73cm
Il s’agit d’un paysage de la région de Châteauponsac (Haute-Vienne) où coule la rivière Gartempe, affluent de la Creuse.
Disponible – available

Charles Théodore Bichet est élève à l’École des arts décoratifs de Paris. Il expose au Salon des artistes français notamment en 1903, 1904 et 1905. En 1884, il commence à enseigner le dessin dans les écoles de la Ville de Paris. Peintre et aquarelliste d’abord classique, il se tourne ensuite vers le postimpressionnisme.

Auguste Louvrier de Lajolais, directeur à l’Ecole nationale des arts décoratifs de Paris, propose en 1890 à Charles Bichet, d’enseigner à Limoges, où de 1893 à 1924, il sera responsable des cours de dessin, de peinture, de gravure à l’école des arts décoratifs.

A travers son œuvre et ses leçons, Charles Bichet a joué un rôle significatif dans la diffusion des idées du courant postimpressionniste, auprès de nombreux artistes limousins, comme Léonard Borzeix, Jeanne Klein, Marcel Merguiller, Pierre Parot, Paul Thomas.

C’est en 1903 que l’artiste abandonne la manière et les tonalités sombres de l’académisme, et qu’il va adopter les vibrations de lumière de l’impressionnisme. Cette orientation nouvelle se situe, pour Bichet, qui est né en 1863, dans une période qui a vu naître des artistes qui vont œuvrer dans les courants de l’impressionnisme et du postimpressionnisme, comme Van Gogh (né en 1853), Seurat (né en 1859), Signac (né en 1863), Toulouse-Lautrec (né en 1864), Matisse (né en 1869).

Bibliographie :

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

Dictionnaire des Petits Maîtres, valeur de demain, G.Schurr, Ed. de l’Amateur, 2008

-Collectif, La Creuse, une vallée-atelier, itinérances artistiques : Allan Osterlind (1855-1938), Charles Bichet (1863-1929), Eugène Alluaud (1866-1947), Alfred Smith (1854-1936), Limoges, Les Ardents Éditeurs, 2016

Arthur Midy, témoin des fêtes vénitiennes.

Venise
Arthur Midy, « Fête à Venise »,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 60x 73cm
Disponible – available

Arthur Midy (1877-1944) fut l’un des grands peintres du foyer artistique de la ville du Faouët à partir de 1905 et surtout pendant l’entre deux-guerres, avec son ami Germain David-Nillet. Il fut l’observateur des plus attentifs d’une vie rurale traditionnelle en Bretagne, vie qui sera frappée par les mutations de l’après-guerre.

Elève, dans sa ville natale de Saint-Quentin, de l’école de dessin Quentin de la Tour, Arthur Midy se fait remarquer par son talent précoce: il n’a que 12 ans quand il gagne sa première médaille, bientôt suivie par de nombreux prix et récompenses.

Il fut élève de l’Académie des Beaux-Arts de Paris en 1894, de J.P. Laurens et Benjamin Constant. Il expose au Salon des Artistes Français à partir de 1897 et ce, régulièrement jusqu’en 1941.

L’artiste séjourne donc au Faouët jusqu’à sa mort; il rayonne dans l’ensemble de la région et participe à plusieurs manifestations artistiques locales: Concarneau, Lorient, Pont-Aven…

Témoin privilégié de son temps, il visita également le Nord de l’Italie, et plus particulièrement Venise. Dans cette oeuvre, l’artiste nous dépeint une vue nocturne de Venise, au large de la place Saint Marc, représentant probablement pendant le fameux Carnaval, les personnages costumés se rendant à l’une des nombreuses fêtes. Il a repris cette composition dans des formats différents.

Bibliographie:

  • Jean-Marc Michaud, « Arthur Midy« , dans ArMen, né 141, juillet-août 2004, p.54-61
  • « Arthur Midy« , catalogue d’exposition au musée du Faouët, 2004

Serge Poliakoff de la nouvelle École de Paris d’après-guerre!

Serge Poliakoff
Serge Poliakoff (1900-1969), « Composition jaune », 1965.
Lithographie en couleur sur papier BFK Rives, signée en bas et à droite, épreuve d’artiste, tirage à 75 exemplaires. Édition Galerie im Erker (Saint-Gallen). Référence: numéro 46 du catalogue raisonné Schneider de 1998. 630 x 475mm.

Vendu – sold

Serge Poliakoff fut une figure majeure de l’abstraction d’après-guerre et un membre éminent de la Nouvelle École de Paris, ce groupe d’artistes qui succéda à Pablo Picasso, Joan Miró et à la première vague de l’avant-garde européenne du XXe siècle.

Devenu français en 1962, Poliakoff, né en Russie, exposa son œuvre au Pavillon français de la Biennale de Venise. Il peignait des toiles abstraites aux couleurs riches, inspirées, semble-t-il, des icônes religieuses qu’il avait découvertes enfant en Russie. Son style est souvent associé au tachisme, réponse européenne à l’expressionnisme abstrait. Après la révolution russe de 1917, Poliakoff quitta Moscou, sa ville natale, et se produisit comme musicien itinérant à travers l’Europe avant de s’installer à Paris. L’œuvre de Vassily Kandinsky et de Sonia et Robert Delaunay influença profondément son utilisation de formes asymétriques et de couleurs vives. À partir des années 1940, son style se caractérisa par l’imbrication de champs de couleurs.

La Galerie im Erker (ou Galerie Erker à partir de 1973) a été fondée en 1959 par Franz Larese et Jürg Janett à Saint-Gall, en Suisse. Dans les années 1960 et 1970, elle a présenté des œuvres modernistes classiques issues du mouvement Art Informel ainsi que des peintures en techniques mixtes. Dès son installation sur la Gallusplatz en 1962, l’Erker Presse, son atelier d’impression intégré, a contribué à asseoir et à documenter l’importance de la galerie.

Sonia Delaunay, poète des couleurs!

Sonia Delaunay
Sonia Delaunay (1885-1979), « Poésie de mots, Poésie de couleurs », n°4, 1961.
Pochoir à la gouache en couleurs, signé et daté 1961, numéroté 41/80.
Édition Galerie Denise René, Paris. 650 x 500mm.
Disponible – Available.

Lors d’une exposition à la Galerie Denise René en 1962, Sonia Delaunay présenta 43 gouaches datées entre 1947 et 1962 et publia le portfolio « Poésie de mots, poésie de couleurs », où ses œuvres illustraient des poèmes de Mallarmé, Rimbaud, Cendrars, Delteil et Soupault.

Imprimées et peintes à l’atelier de MPD, l’un des plus grands imprimeurs au pochoir de l’époque, ces estampes figurent parmi les plus belles réalisées par l’artiste.

La série « Poésie de mots, poésie de couleurs » comprend six compositions au pochoir, peintes individuellement à la main à la gouache. L’application au pinceau de la peinture épaisse confère aux coups de pinceau des effets de couleur d’une beauté unique.

« Tout est sentiment, tout est vrai. La couleur me donne la joie ».
Sonia Delaunay, entretien avec Jacques Damase, extrait du documentaire de Patrick Raynaud, « Prises de vue pour une monographie », 1972

Paul-César Helleu, portraitiste mondain.

Paul Helleu
Paul Helleu (Vannes 1859 – Paris 1927), « Portrait de femme pensive »,
pointe-sèche, signée au pastel rouge en bas et à droite. 430 x 235mm. Vendu -sold

Peintre et graveur, en 1876 Paul Helleu est élève de Jean-Léon Gérome à l’école des beaux-arts de Paris. Ami de James Tissot qui décide de sa vocation de graveur en lui offrant sa pointe de diamant et de Marcel Proust qui lui emprunte certains traits pour le peintre Elstir d’À la recherche du temps perdu, il est un habitué des salons de la haute société où il trouve la plupart de ses modèles, femmes de l’aristocratie et élégantes de la Belle Époque.

Paul Helleu est l’auteur de nombreuses eaux-fortes parfois en couleur et également de lithographies, masi sa technique de prédilection est la pointe-sèche qu’il pratique sans dessins préliminaires, avec une grande virtuosité dans le trait.

« La pointe sèche a toujours été peu employée seule, mais plutôt comme accompagnement de l’eau-forte. Paul Helleu a connu un succès qui se poursuit encore de nos jours parce qu’il a su adapter ses sujets à cette technique si difficile, servie, ici, par une dextérité extraordinaire. Il est le graveur de l’élégance féminine…où il a été au-delà de la mode et de l’anecdote. » Eugène Rouir (Eugène Rouir, L’estampe, valeur de placement, Guy Le Prat éditeur, Paris, 1970).

Bibliographie :

  • Robert de Montesquiou, Paul Helleu, peintre et graveur, Éditions Henri Floury, 1913.
  • Marie-Françoise Le Saux, Paul Helleu, Musée de la Cohue, Vannes, Éditions Anthèse, Paris, 1991.