Fernand Legout-Gérard et la Cornouaille maritime.

Fernand Legout Gerard
Fernand Le Gout-Gérard, Sur l’Odet (le bac), 1902,
huile sur toile, 81 x 110cm
Vendu-Sold
Ce tableau fut présenté en 1902 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Fernand Legout-Gérard (ou Le Gout-Gérard)a passé toute sa jeunesse dans la région de la Manche. Il découvre Concarneau vers 1889, qui deviendra son port d’attache et son sujet favori. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1900.

Rarissime oeuvre représentant le pays bigouden. On voit sur la barque, certes des femmes en costume que l’on croise au marché de Concarneau, mais aussi des femmes du pays bigouden en costume. Le bac reliait la ville de Bénodet à Sainte-Marine, dont on aperçoit la chapelle au fond de la composition.

La maison du peintre devient un lieu de rendez-vous des « peintres de Concarneau », avec notamment Alfred Guillou, Théophile Deyrolle et Achille Granchi-Taylor.
Il peint des scènes typiques, des marchés, des foires, les retours de pêche… Souvent le calepin à la main, il prenait en un seul croquis, l’attitude d’un personnage, un costume, le tout avec une exactitude qui lui est propre.
Fernand Legout-Gérard a beaucoup représenté la Bretagne. C’est un peintre mais aussi un aquarelliste et un dessinateur. Dès 1902, il est qualifié par un critique de « peintre par excellence des marchés et des ports de la Bretagne ». Et Auguste Dupouy le surnommera en 1923 « le Claude Lorrain de notre Cornouaille maritime ».


Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.290
Fernand Le Gout-Gérard , 1854-1924, J.M. Michaud, catalogue d’exposition, Musée du Faouët, 2010

Henri Petiet, connaisseur des peintres de la Bretagne.

Henri Petiet collection
Lucien Simon, Bigoudène et ses enfants, lithographie, 1897, 56cm x 42,1cm.
Impression en couleurs, très belle épreuve sur chine volant.
Tirage à 100 exemplaires pour l’Album d’estampes originales de la Galerie Vollard.
Vendu-Sold

Cette oeuvre de Lucien Simon provenait de la collection d’Henri Petiet (1894-1980), l’un de splus grands connaisseurs de l’estampe moderne. Lucien Simon s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

« Henri Petiet était un homme hors du commun, de grande culture et d’une rare intelligence. Il avait le goût de la mécanique, des chemins de fer, des livres, la passion de collectionneur. Avec son frère ainé, le Baron Petiet, il eut aussi celui de l’automobile; fondateur des Automobiles Ariès (1903-1937), président de la Chambre Syndicale des Constructeurs Automobiles. C’est ainsi qu’Henri Petiet rassembla une collection de près de 350 voitures anciennes. A ces centres d’intérêt, il ajouta l’estampe, qui fut sa passion dominante. Il fut un découvreur de talents, encourageant les artistes en qui il croyait. Il est impossible de citer tous les artistes avec lesquels il fut en relation, mais on peut nommer Pierre Bonnard, Mary Cassat, Eugène Clairin, Maurice Denis, André Derain, Pierre Dubreuil, Raoul Dufy, Charles Dufresne, Marie Laurencin, Maillol, André Mare, Pascin, Picasso, Lucien Pissaro, Roault, Signac, Vlaminck, Jacques Villon, Vuillard, Laboureur et Marcel Gromaire…

Il commence à collectionner les estampes en 1919, puis il devint marchand en 1925. Les connaissances d’Henri Petiet en matière d’estampes étaient mondialement reconnues. Cela lui permit de jouer un rôle déterminant pour donner à l’estampe la place qui lui revenait dans les grandes collections américaines notamment, publiques et privées. » Hervé Dufresne


Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Charles Mairet, la vieille bigoudène au chapelet.

Charles Mairet bigoudène
Charles Mairet, la bigoudène au chapelet, 1929,
huile sur panneau, signée et datée, 55cm x 46cm
Vendu-Sold

Charles Mairet (Brest 28 mars 1878 – 1957) fut l’élève de Bonnat et de Maignan. Il fut peintre, dessinateur et lithographe.

Peintre de scènes bretonnes typiques, Charles Mairet a exposé à Paris au Salon des Artistes Français entre 1902 et 1943; il y obtint une mention en 1927 et il en est sociétaire perpétuel. Il a exposé également au Salon des Indépendants entre 1931 et 1935.

Ses oeuvres sont essentiellement d’inspiration bretonne: scènes de marché, de ports, moissons, portraits…

Ici, l’artiste peint une femme du Pays Bigouden en prière, ému par la foi religieuse des hommes et femmes de cette magnifique région du Sud Finistère.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.38-39

Lucien Simon, témoin du quotidien bigouden.

Lucien Simon pays bigouden
Lucien Simon, intérieur de café,
huile sur panneau, 23,5cm x 33cm
Vendu-Sold

A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

Le mariage de Lucien Simon avec Jeanne Dauchez, en 1890, elle-même peintre de talent et sa découverte de la Bretagne vont marquer un tournant dans sa carrière. La vie de famille sera une nouvelle source d’inspiration pour lui et le sujet de nombreux tableaux (Dîner à Kergaït, La causerie du soir, Madame L. Simon et ses enfants) même dans des scènes allégoriques (La musique, La peinture) où ce sont des membres de la famille qui sont représentés. L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

L’implantation familiale dans le Finistère en 1893, surtout à partir du moment où Lucien et Jeanne Simon achètent à Sainte-Marine un sémaphore désaffecté, va permettre au peintre de découvrir la Bretagne (et singulièrement le pays bigouden peu connu jusque-là) et ses habitants dans leurs attitudes et leurs costumes si particuliers. Une grande partie de son œuvre y trouvera son inspiration.

Les oeuvres de Lucien Simon sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
  • Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
  • La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Michel King, roi de la marine!

Michel King
Michel King, l’arrivée de la pêche à Saint-Guénolé,  c.1960,
huile sur toile, 92cm x 73cm
Vendu-Sold

Michel King (1930) est un peintre de marines et un illustrateur.

Michel King fut l’élève de Desnoyer et de Gromaire; il a également appris la sculpture et la décoration.
Depuis 1959, il participe à de nombreuses expositions collectives à Paris, aux Salons d’Automne, Comparaisons, Salon de la Marine; il est membre sociétaire des Indépendants et de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il a eu plusieurs expositions personnelles en France.

Ses sujets principaux sont la mer et la marine; Michel King a été nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.
Le musée de la Marine lui achète des oeuvres depuis 1959 et le choisit en 1994 pour illustrer les affiches du Salon de la Marine; en 1962 le Musée d’Art Moderne de Paris se porte acquéreur d’une de ses toiles.
En 1992, l’artiste embarque sur les bâtiments de la Marine Royale Belle Poule et Jeanne d’Arc. Il est présent aux grandes manifestations navales.

Michel King est également peintre lithographe et peintre graveur : il a réalisé des illustrations pour les Sociétés de Bibliophilie, il a conçu le vitrail de la chambre de commerce de Dieppe et ceux de l’église de Saint Mards. Ses cartons de tapisserie sont tissés par sa fille Isabelle King, artiste Licière.

« Michel King peint, dessine et grave les côtes normandes. Il nous a raconté en des harmonies fauves avec une touche néo-cubiste les bateaux de pêche et leurs marins en ciré, sous un ciel changeant mangé de brume ou lavé par la pluie. Cette fois, sa palette éclate en des roses violents et des bleus francs pour peindre les toiles des parasols abandonnés sur les plages de Trouville et d’ailleurs gonflés et déformés par le vent. Le vent dont la présence est presque palpable a donné le peintre de la mer et Michel King nous prouve qu’il sait renouveler tout en restant fidèle aux atmosphères marines. » Claude Libert (Le Figaro).

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VI, p.807
Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997