Edouard Doigneau et les enfants Bigoudens.

Edouard Doigneau
Edouard Doigneau, « jeune bigoudène et son chien »,
aquarelle gouachée sur papier, signée en bas et à gauche, 40 x 30cm
Disponible – available



Peintre dans l’âme et le talent, Edouard Doigneau, issu d’une famille bourgeoise, passera d’abord par l’École polytechnique et un début de carrière militaire avant de décider de vivre pleinement d’un art qu’il entretenait déjà avec assiduité. Et cela marchera très bien pour lui, quasiment depuis le début, au contraire de grands maîtres qui rameront si longtemps, voire toute une vie. Subtile, éclatante de luminosité, au figuratif aérien et précis, son oeuvre, qu’elle soit d’huile, d’aquarelle ou simplement dessinée, s’est baladée de Bretagne en Orient en passant par une Camargue aussi vivante qu’envoûtante.

Quant à la Bretagne, et la Cornouaille en particulier, l’artiste lui a offert quelques joyaux charnels. On devine, devant ses scènes de Concarneau, Sainte-Anne-la-Palud, Loctudy ou Locronan, combien l’homme a voulu livrer son émotion sur la toile ou le papier. Le point d’orgue de cette période armoricaine étant, bien entendu, la fameuse ronde des petites Bigoudènes qui lui valut la médaille d’or du Salon des Artistes français en 1906. Aujourd’hui propriété de l’État, la toile attend d’être restaurée dans les sous-sols du Petit Palais. Amateur averti de peinture ou non, il est impossible de ne pas craquer pour cette oeuvre à travers un ouvrage sublime.

Célèbre, entre autres par sa « Ronde des petites Bigoudènes », le peintre Edouard Doigneau méritait bien un ouvrage consacré à son oeuvre abondante. Ce superbe livre vient d’être présenté à Ti ar Vro Quimper. Paule Boucher-Doigneau, petite nièce du peintre et Anne-Marie Lemoussu-Chiron, conférencière et professeur d’histoire de l’art viennent de réaliser l’ouvrage qu’il fallait pour mettre à la postérité populaire l’oeuvre d’un génie. Avec le coup de déclencheur avisé de Bernard Le Floc’h, de l’Institut culturel de Bretagne, les deux auteurs, ont forcément été motivées à mille pour cent. Mme Lemoussu-Chiron étant par ailleurs commissaire d’expositions et responsable de la Maison Marie-Henry au Pouldu (Clohars-Carnoët) qui consacra une exposition au peintre.

Bibliographie:

–Edouard Doigneau par Anne-Marie Lemoussu-Chiron et Paule Boucher-Doigneau aux éditions Coop Breizh.

– « Art & modes enfantines, Edouard Doigneau en pays Bigouden« , Solenn Boënnec, Catalogue d’exposition, Pont l’Abbé, 2017

Lucien Simon, peintre de la ferveur bretonne.

sainte-marine
Lucien Simon, « jour de pardon à Sainte-marine », c.1920
aquarelle gouachée sur traits de crayon, signée, 22cm x 30cm
Vendu- sold

A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Le pardon de Sainte-Marine est célébré chaque deuxième dimanche de juillet. Les fidèles se rendent en procession jusqu’à la cale du port afin de procéder à la bénédiction de la mer. A cette occasion une couronne de fleurs est lancée sur les flots en mémoire des marins péris en mer.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
–Lucien SIMON , André Cariou, Ed Palantines, 2002
–La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Victor Boner, peintre breton en pays Bigouden.

victor boner
Victor Boner (1871-1951), « village breton au bord de mer »,
aquarelle gouachée, signée et située en bas et à droite, 25 x 33,5cm,
Disponible – available

Victor Boner est né le 21 décembre 1871 à Loudéac, il meurt à Rennes le 8 janvier 1951.

Membre de la société artistique et littéraire de Bretagne dès 1905 et membre de la société archéologique d’Ille et Vilaine, il expose dans de nombreuses manifestations régionales.

De 1915 à 1918, il est nommé professeur intérimaire à l’Ecole des beaux-arts de Rennes.
« Artiste reconnu, Victor Boner, exposait chaque année au salon de Rennes et dans différents salons parisiens. Au salon des Indépendants – salon des artistes français dont il est sociétaire – ses œuvres furent toujours remarquées. Cette notoriété lui permettait de vivre de son art. Son inspiration variée, témoigne d’un grand amour de la Bretagne dans sa diversité.
Au cours de ses nombreux voyages en Bretagne, ses randonnées cyclistes, le car-net de croquis toujours en poche, il découvre Belle-Île-en-Mer dont il est l’un des meilleurs interprètes, puis le Sud-Finistère avec ses magnifiques calvaires et chapelles.
Il a célébré l’arbre : ses bouquets rachitiques essaimés sur la dune nous disent aussi sûrement qu’un long discours, la violence des tempêtes. »

De 1927 à 1932, Victor Boner expose des paysages de Bretagne et des scène folkloriques, à Paris au Salon des Artistes Indépendants. Il est admis en 1934, au Salon des artistes français. Parallèlement à ses aquarelles représentant des scènes de pardons bretons, des groupes de chaumières, des marines, Victor Boner exécute diverses peintures murales notamment dans les églises d’Etrelles, Cossé-le-Vivien, Saint-Caradec et Le Quillio.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.516
  • « Victor Boner, artiste peintre, sa vie, son oeuvre« , par François Cojean, Université de Rennes, 2019
  • La Muse bretonne, Catalogue d’exposition, Musée des beaux-arts de Rennes, 2000

Ernest Guérin et le pays Bigouden!

pêcheurs bigoudens

Ernest Guérin (Rennes 1887 – 1952)
« Chez les pêcheurs bigoudens, Bretagne« 
Aquarelle, signée et titrée en bas et à droite, 21 x 26cm
Vendu -sold

Ernest Guérin fut élève de Lafont et Ronsin aux Beaux-Arts de Rennes. Il exposa à Paris au Salon des Artistes Français, dont il devint sociétaire et fut membre de la South Wales Society ; il fut également exposant de la Royal Cambrian Academy. L’artiste obtint à l’École des Beaux-Arts en 1905 une médaille de vermeil, en 1906 le prix du Ministre, et en 1907 la médaille d’excellence.

Peintre et enlumineur, interprète des Bretons, de la mer, du Pays et de ses légendes. Anatole Le Braz voyait en lui l’interprète de la Bretagne pénétrée par la poésie de « l’autrefois ».

Artiste original, il pratique avec le même bonheur la gouache, l’aquarelle, l’enluminure et participe à de nombreux Salons. Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son œuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnelles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers de ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l’emprise des croyances religieuses sur le quotidien.


La peinture d’Ernest Guérin est marquée par une influence tardive du mouvement préraphaëlite. Ayant étudié les techniques de l’enluminure médiévale, il s’en est également inspiré dans son œuvre. À la fin de sa vie, son esthétisme se tourne vers une vision plus « taoïste » de l’univers pictural.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI,
    p.536
  • La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de
    Cornouaille, 1997
  • Ernest Guérin, Imagier Breton, musée des Beaux-Arts de Rennes, Ed
    du Carabe, 2001

Charles Perrin et le Pays Bigouden.

charles perrin Ile Tudy
Charles Perrin (1884 – 1964), « Langoustiers devant l’Ile Tudy », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Charles Perrin est né le 11 avril 1884 à Nancy et mort le 21 mars 1964 à Senlis.

Ce peintre fait ses études à l’École des Beaux-arts de Paris et fut influencé par les courants artistiques de l’époque. Il exposa ses premiers tableaux au Salon de Paris.

Il est principalement connu pour son style figuratif avec une influence du mouvement Impressionniste. Il utilise des couleurs vives et traite de manière expressif la lumière dans ses œuvres.

Charles Perrin a exposé au Salon d’Automne ainsi que plusieurs salons parisiens, où il reçut un accueil favorable.

Son travail est apprécié pour sa sensibilité et son approche poétique des thèmes abordés.

Ses thèmes principaux sont les paysages, les scènes de la vie quotidienne, les natures mortes et les portraits. Il s’est également intéressé à des sujets liés à la Bretagne, capturant la beauté de la région.

Dans ce tableau, il peint les barques de pêche, et notamment les langoustiers qui sont échoués sur la plage de Loctudy, nous dévoilant ainsi une belle vue sur l’Ile Tudy, en pays bigouden.