Marcel Depré, peintre de la Marine et de la Mer.

Marcel Depré peintre de la marine
Marcel Depré (Rochefort-sur-Mer 1919 – Pont l’Abbé 1990), hameau en pays bigouden,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 40 x 80cm,
Vendu-Sold

Attiré par le Pays Bigouden où il s’installe, Marcel Depré a su particulièrement rendre l’ambiance du milieu marin.

Elève de l’Ecole d’Estienne à Paris (1933-1937), il devient Peintre de la Marine en 1973. Cas exceptionnel, il a été médaillé quatre fois au Salon de la Marine, pour sa manière de rendre l’ambiance du milieu marin.

Marcel Depré est attiré par le Pays Bigouden et le Sud de la France particulèrement les Alpilles. Il est l’ami entre autres de Yves Brayer et Lucien Fontanarosa.

Il a remporté de nombreux prix dont le grand prix de la ville de Paris et le prix l’Ile-de-France. Certaines de ses oeuvres sont conservées au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée national de la marine, au musée des Baux de Provence.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Dictionnaire des Peintres de la Marine et de la Mer, JN.Marchand, 1997

L’île Chevalier, rivière de Pont l’Abbé par Pierre Lorthioir.

Pierre Lorthioir Bretagne
Pierre Lorthioir (1937-2010), l’île Chevalier, rivière de Pont l’Abbé,
acrylique sur papier, signée en bas et à gauche, 52 x 75cm
Vendu-Sold

Pierre Lorthioir a fait du Pays Bigouden sa terre d’adoption, et nous dévoile dans cette oeuvre l’étendue sauvage de l’île Chevalier, située sur la rivière de Pont l’Abbé.

Energique autant que réfléchie et murie, la peinture de Pierre Lorthioir s’inscrit dans une démarche de recherche et d’approfondissement. Il a composé des toiles abstraites et figuratives, utilisant l’acrylique sur toile, sur papier, le pastel, le collage, le crayon ou encore l’aquarelle. Ses portraits et ses paysages pourraient être qualifiés d’expressionnistes, tant les traits amples expriment l’émotion véhiculée par le sujet.

Les toiles de Pierre Lorthioir reflètent l’atmosphère particulière des lieux qu’il a choisis parce qu’ils l’ont touché. Il éprouvait littéralement les paysages en s’y immergeant des heures durant pour les peindre, afin de les comprendre avant de les représenter. Il a su saisir les variations sensibles du paysage en fonction du temps et des saisons. Il a su manier la lumière – de celle, incandescente, d’une plage blanche à celle, sublime, d’un ciel d’orage. Il a su magnifier les couleurs – les mille teintes de l’Atlantique, du bleu le plus intense au gris le plus inquiétant, ou de la végétation, en déclinant camaïeux de vert ou de jaune pour représenter le verdoiement d’un bois ou la sécheresse des plantes du littoral battues par l’air iodé. Jamais timides, les couleurs de Pierre Lorthioir véhiculent l’intensité de ce qu’on oublie parfois de regarder, qu’il s’agisse d’un paysage familier comme une plage ou ingrat comme un chantier de bateaux.

Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au XIXème.

Auguste Goy Pays Bigouden Cornouaille
Auguste Goy, « Le Quimpérois », 1850
huile sur toile, signée et datée « 1850 » en bas et à gauche, 30x23cm
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« La halte sur le chemin » ou « le Quimpérois », magnifique portrait de 1850 par Auguste Goy, élève d’Ingres.

Auguste Goy est un élève d’Ingres à partir de 1834, mais faute de ressources, il ne peut suivre celui-ci à Rome alors qu’il le lui propose. Portraitiste à Paris puis paysagiste, il illustre un livre sur la Creuse et séjourne ensuite en Angleterre jusqu’en 1845. En 1847, il se fixe à Quimper où, à partir de 1861, il est professeur de dessin au collège de la ville. La bourgeoisie locale lui commande des portraits. Il vit très isolé, ne fréquentant pas du tout les milieux artistiques parisiens.

Il peint les paysages des environs de Quimper et ceux du Pays Bigouden, des scènes de genre, des intérieurs de café ou de maisons, des portraits de paysans en costume traditionnel, et traite des sujets historiques comme Le retour de Crimée. Le peintre transcrit la réalité qu’il observe, sans en accentuer le pittoresque. Il appartient à cette nouvelle génération de peintres qui manifeste un intérêt pour le monde campagnard, pour son habitat, ses costumes, son travail ou sa vie quotidienne.

Son oeuvre présente un intérêt documentaire qui illustre la vie quotidienne en Cornouaille au XIXème siècle.

Bibliographie:

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999,

Auguste Goy, un peintre de la Cornouaille au siècle dernier, Fondation Astor, Loctudy, 1995

-Auguste Goy, un élève d’Ingres en Bretagne, Michel Geistdorfer, in La Bretagne Touristique, 1928

La route des peintres en Cornouaille, 1998

Lucien Simon, peintre du pays Bigouden.

Lucien Simon Pays Bigouden
Lucien Simon, Les foins près de Sainte-Marine, c.1910,
huile sur toile, 57,5cm x 80cm,
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Lucien Simon découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

A l’Académie Julian, il fut élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Georges Rohner, Renée Bernard.

Lucien Simon participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Detroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

L’artiste fait partie de ces artistes fin XIXe, début XXe siècle, reconnus en leur temps comme participant de la créativité de l’époque, puis oubliés dans l’effervescence des successions de mouvements avant-gardistes que l’Histoire de l’Art retient généralement de cette période.

Cependant, avec une maîtrise rigoureuse de peintre et de grand dessinateur, une palette de plus en plus lumineuse et colorée, l’œuvre de Lucien Simon intéresse aujourd’hui de nouveau un public ouvert et amateur comme elle séduit depuis longtemps des connaisseurs avertis.

L’un des tableaux qui assurèrent sa réputation, Procession à Penmarc’h, acquis par l’État au Salon de la société nationale des beaux-arts (récemment créé par un groupe de peintres désireux de s’affranchir de l’académisme de règle au Salon des artistes français et que Lucien Simon avait rejoint rapidement), n’a cessé de figurer depuis au musée du Luxembourg puis au musée d’Orsay.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Mathurin Meheut en pays Bigouden.

Mathurin Méheut Sainte Marine pays Bigouden
Mathurin Méheut « Hêtraie sous la pluie à Sainte Marine »,
gouache sur papier,signée du monogramme en bas et à gauche,
titrée et située en bas et à droite, 41cm x 31cm
Vendu-Sold

Démobilisé en février 1919, Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) choisit la côte ventée du Pays bigouden pour se ressourcer en famille à Penmarc’h.

Démobilisé en 1919, il se retire dans le pays bigouden pour tenter de se ressourcer. Pendant deux ans, il prépare sa deuxième exposition personnelle au musée des Arts décoratifs à Paris. Il y pense depuis son retour du Japon. Cette exposition devra être à la hauteur de la précédente en 1913.

Les oeuvres exposées reflètent ses anciennes tendances et d’autres qui annoncent, tant par le graphisme que leur thématique, le Méheut des années trente et quarante. C’est dans la deuxième partie de l’exposition consacrée à sa terre natale que Méheut va tirer le meilleur de son art afin de s’imposer comme le peintre de la Bretagne. En présentant une dizaine de panneaux décoratifs sur la vie en Bretagne, il s’affirme comme le décorateur et va obtenir ainsi de nombreuses commandes publiques et privées.

C’est donc à partir du Pays bigouden que Mathurin Méheut renoue avec ses thématiques bretonnes, travaillant aussi sur de grandes gravures inspirées du travail des pêcheurs, mais également de la beauté classique de la nature environnante.

Le Pays bigouden inspira de nombreux thèmes à Mathurin Méheut, et il se nourrit de ses divers aspects, de ses travailleurs de la mer, de ses femmes récoltant pomme de terre ou varech, et de ses sous-bois le long de la rivière Odet, comme dans cette oeuvre située à Saint-Marine.

On peut louer dans cette oeuvre le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997