
pointe-sèche, signée au pastel rouge en bas et à droite. 430 x 235mm. Vendu -sold
Peintre et graveur, en 1876 Paul Helleu est élève de Jean-Léon Gérome à l’école des beaux-arts de Paris. Ami de James Tissot qui décide de sa vocation de graveur en lui offrant sa pointe de diamant et de Marcel Proust qui lui emprunte certains traits pour le peintre Elstir d’À la recherche du temps perdu, il est un habitué des salons de la haute société où il trouve la plupart de ses modèles, femmes de l’aristocratie et élégantes de la Belle Époque.
Paul Helleu est l’auteur de nombreuses eaux-fortes parfois en couleur et également de lithographies, masi sa technique de prédilection est la pointe-sèche qu’il pratique sans dessins préliminaires, avec une grande virtuosité dans le trait.
« La pointe sèche a toujours été peu employée seule, mais plutôt comme accompagnement de l’eau-forte. Paul Helleu a connu un succès qui se poursuit encore de nos jours parce qu’il a su adapter ses sujets à cette technique si difficile, servie, ici, par une dextérité extraordinaire. Il est le graveur de l’élégance féminine…où il a été au-delà de la mode et de l’anecdote. » Eugène Rouir (Eugène Rouir, L’estampe, valeur de placement, Guy Le Prat éditeur, Paris, 1970).
Bibliographie :
- Robert de Montesquiou, Paul Helleu, peintre et graveur, Éditions Henri Floury, 1913.
- Marie-Françoise Le Saux, Paul Helleu, Musée de la Cohue, Vannes, Éditions Anthèse, Paris, 1991.

