Serge Poliakoff de la nouvelle École de Paris d’après-guerre!

Serge Poliakoff
Serge Poliakoff (1900-1969), « Composition jaune », 1965.
Lithographie en couleur sur papier BFK Rives, signée en bas et à droite, épreuve d’artiste, tirage à 75 exemplaires. Édition Galerie im Erker (Saint-Gallen). Référence: numéro 46 du catalogue raisonné Schneider de 1998. 630 x 475mm.

Vendu – sold

Serge Poliakoff fut une figure majeure de l’abstraction d’après-guerre et un membre éminent de la Nouvelle École de Paris, ce groupe d’artistes qui succéda à Pablo Picasso, Joan Miró et à la première vague de l’avant-garde européenne du XXe siècle.

Devenu français en 1962, Poliakoff, né en Russie, exposa son œuvre au Pavillon français de la Biennale de Venise. Il peignait des toiles abstraites aux couleurs riches, inspirées, semble-t-il, des icônes religieuses qu’il avait découvertes enfant en Russie. Son style est souvent associé au tachisme, réponse européenne à l’expressionnisme abstrait. Après la révolution russe de 1917, Poliakoff quitta Moscou, sa ville natale, et se produisit comme musicien itinérant à travers l’Europe avant de s’installer à Paris. L’œuvre de Vassily Kandinsky et de Sonia et Robert Delaunay influença profondément son utilisation de formes asymétriques et de couleurs vives. À partir des années 1940, son style se caractérisa par l’imbrication de champs de couleurs.

La Galerie im Erker (ou Galerie Erker à partir de 1973) a été fondée en 1959 par Franz Larese et Jürg Janett à Saint-Gall, en Suisse. Dans les années 1960 et 1970, elle a présenté des œuvres modernistes classiques issues du mouvement Art Informel ainsi que des peintures en techniques mixtes. Dès son installation sur la Gallusplatz en 1962, l’Erker Presse, son atelier d’impression intégré, a contribué à asseoir et à documenter l’importance de la galerie.

Paul-César Helleu, portraitiste mondain.

Paul Helleu
Paul Helleu (Vannes 1859 – Paris 1927), « Portrait de femme pensive »,
pointe-sèche, signée au pastel rouge en bas et à droite. 430 x 235mm. Vendu -sold

Peintre et graveur, en 1876 Paul Helleu est élève de Jean-Léon Gérome à l’école des beaux-arts de Paris. Ami de James Tissot qui décide de sa vocation de graveur en lui offrant sa pointe de diamant et de Marcel Proust qui lui emprunte certains traits pour le peintre Elstir d’À la recherche du temps perdu, il est un habitué des salons de la haute société où il trouve la plupart de ses modèles, femmes de l’aristocratie et élégantes de la Belle Époque.

Paul Helleu est l’auteur de nombreuses eaux-fortes parfois en couleur et également de lithographies, masi sa technique de prédilection est la pointe-sèche qu’il pratique sans dessins préliminaires, avec une grande virtuosité dans le trait.

« La pointe sèche a toujours été peu employée seule, mais plutôt comme accompagnement de l’eau-forte. Paul Helleu a connu un succès qui se poursuit encore de nos jours parce qu’il a su adapter ses sujets à cette technique si difficile, servie, ici, par une dextérité extraordinaire. Il est le graveur de l’élégance féminine…où il a été au-delà de la mode et de l’anecdote. » Eugène Rouir (Eugène Rouir, L’estampe, valeur de placement, Guy Le Prat éditeur, Paris, 1970).

Bibliographie :

  • Robert de Montesquiou, Paul Helleu, peintre et graveur, Éditions Henri Floury, 1913.
  • Marie-Françoise Le Saux, Paul Helleu, Musée de la Cohue, Vannes, Éditions Anthèse, Paris, 1991.

Lucien Simon, peintre de la ferveur bretonne.

sainte-marine
Lucien Simon, « jour de pardon à Sainte-marine », c.1920
aquarelle gouachée sur traits de crayon, signée, 22cm x 30cm
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A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Le pardon de Sainte-Marine est célébré chaque deuxième dimanche de juillet. Les fidèles se rendent en procession jusqu’à la cale du port afin de procéder à la bénédiction de la mer. A cette occasion une couronne de fleurs est lancée sur les flots en mémoire des marins péris en mer.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
Lucien SIMON , André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Maurice Cahours, un montmartrois en Bretagne.

Saint-Guénolé
Henri Maurice Cahours (1889-1974), « Sur la grève, Saint-Guénolé », c.1920,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 65 x 81cm
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Henri Maurice Cahours a exposé au Salon des Artistes Français depuis 1920, obtenant une deuxième médaille en 1937, puis au Salon des Artistes Indépendants de 1922 à 1942, et à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts depuis 1939.
Arrivé sur la Butte Montmartre en 1911, Henri Maurice Cahours a habité la Maison de Mimi Pinson et se consacra à la peinture.
Après la guerre, il s’installe rue Berthe, dans le studio de Pissarro, et fit alors connaissance avec tous les peintres de la Butte ; c’était aussi l’année du début de ses séjours à Douarnenez notamment.

La galerie Terrisse lui organisa une exposition en 1923, ainsi que la galerie Georges Petit, dirigée par André Schoeller, en 1930 et 1931. Henri Maurice Cahours exposa dans de nombreuses villes de province jusqu’en 1942, année du décès de sa femme, il cessa alors de montrer ses oeuvres pendant plusieurs années.
Il était cependant présent à l’exposition itinérante « Montmartre en Algérie », en 1948, organisée par Madeleine Horst, avec les peintres, anciens et récents, de la Butte, qui se renouvela en 1951, sous le titre « Montmartre de jadis à aujourd’hui ». Dans les années 20, Henri Maurice Cahours fut nommé directeur des Beaux-Arts de la Commune Libre du Vieux-Montmartre. A ce titre, il a été associé à la création de la cité dite « Montmartre aux Artistes », au 189 de la rue Ordener. Le succès venu, il s’installa dans la maison-atelier du 2bis, rue Cortot ; cette adresse figure dans le catalogue du Salon des Indépendants, où il exposa, en 1928, deux oeuvres « les Brûleurs de goémon (Notre-Dame de la Joie) », et « Bénédiction de la mer à Douarnenez », ainsi que dans celui du Salon des Artistes Français en 1930, où il présenta deux vues de Pouldavid.

Peintre dans la lignée de Marquet, il s’était consacré aux marines bretonnes ; il a peint aussi les vieilles rues de Montmartre.
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Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.101

– Angelo Mistrangelo: Henri Maurice Cahours

–  La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Alfred Marzin, le charme de l’Odet.

Alfred Marzin
Alfred Marzin (1880-1943), paysage de l’Odet,
huile sur panneau, circa 1920, signée en bas et à droite, 27 x 35cm
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Alfred Marzin a presque exclusivement consacrée son oeuvre à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.

Petit maître de la peinture bretonne, l’oeuvre de l’artiste est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette huile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de l’Odet, dans des tonalités chaudes et d’une belle composition. L’artiste a souvent été inspiré par l’Océan, tout ce qui fait la beauté sans égale de la Bretagne maritime. Il séjourna plusieurs fois en vacances estivales à Douarnenez, plus particulièrement à Tréboul, avant d’opter pour le village de Sainte-Marine.

Artiste complet, Alfred Marzin a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière. Notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.

Au début des années 1930, en tant qu’employé des Chemins de Fer de Paris-Orléans, Marzin se vit confier l’illustration de petits guides publicitaires, brochures touristiques sur la Côte Sud de Bretagne, le Sud Finistère et le Morbihan.

Bibliographie:

–  Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Annick et Jean Pierre Marrec, Ed. Siotem, 2013
Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003
Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004