André Dauchez passionné par Douarnenez!

port du Rosmeur, Douarnenez
André Dauchez, Devant Douarnenez, 1926,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 60 x 92cm,
Oeuvre exposée à la Galerie Georges Petit, et au Salon de Bruxelles
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André Dauchez va peindre en 1926, cette grande huile sur toile d’une vue du port du Rosmeur de Douarnenez, à partir du bois des Plomarc’h. La composition est extraordinaire, quasi photographique, avec un premier plan contrasté et une vue du port où l’on devine une grande animation avec les bateaux de pêche et les fumées des conserveries.

Après avoir été exposé au Salon des Beaux-Arts de Bruxelles, cette oeuvre fut présentée à la Galerie Georges Petit à Paris, qui était l’une des principales galeries où André Dauchez avait « ses habitudes ».

Douarnenez fut l’une des villes qui inspira le plus l’artiste. Il vint peindre sur le motif à plusieurs reprises, principalement le panorama qu’il pouvait avoir à partir des Plomarc’h. Aussi bien le port comme dans cette toile, que la vue plongeante sur la plage du Ris et la baie de Douarnenez.

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Cornouaille bretonne dès 1894, s’installant en 1903-1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pélerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

L’artiste fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.

Serge Poliakoff de la nouvelle École de Paris d’après-guerre!

Serge Poliakoff
Serge Poliakoff (1900-1969), « Composition jaune », 1965.
Lithographie en couleur sur papier BFK Rives, signée en bas et à droite, épreuve d’artiste, tirage à 75 exemplaires. Édition Galerie im Erker (Saint-Gallen). Référence: numéro 46 du catalogue raisonné Schneider de 1998. 630 x 475mm.

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Serge Poliakoff fut une figure majeure de l’abstraction d’après-guerre et un membre éminent de la Nouvelle École de Paris, ce groupe d’artistes qui succéda à Pablo Picasso, Joan Miró et à la première vague de l’avant-garde européenne du XXe siècle.

Devenu français en 1962, Poliakoff, né en Russie, exposa son œuvre au Pavillon français de la Biennale de Venise. Il peignait des toiles abstraites aux couleurs riches, inspirées, semble-t-il, des icônes religieuses qu’il avait découvertes enfant en Russie. Son style est souvent associé au tachisme, réponse européenne à l’expressionnisme abstrait. Après la révolution russe de 1917, Poliakoff quitta Moscou, sa ville natale, et se produisit comme musicien itinérant à travers l’Europe avant de s’installer à Paris. L’œuvre de Vassily Kandinsky et de Sonia et Robert Delaunay influença profondément son utilisation de formes asymétriques et de couleurs vives. À partir des années 1940, son style se caractérisa par l’imbrication de champs de couleurs.

La Galerie im Erker (ou Galerie Erker à partir de 1973) a été fondée en 1959 par Franz Larese et Jürg Janett à Saint-Gall, en Suisse. Dans les années 1960 et 1970, elle a présenté des œuvres modernistes classiques issues du mouvement Art Informel ainsi que des peintures en techniques mixtes. Dès son installation sur la Gallusplatz en 1962, l’Erker Presse, son atelier d’impression intégré, a contribué à asseoir et à documenter l’importance de la galerie.

Sonia Delaunay, poète des couleurs!

Sonia Delaunay
Sonia Delaunay (1885-1979), « Poésie de mots, Poésie de couleurs », n°4, 1961.
Pochoir à la gouache en couleurs, signé et daté 1961, numéroté 41/80.
Édition Galerie Denise René, Paris. 650 x 500mm.

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Lors d’une exposition à la Galerie Denise René en 1962, Sonia Delaunay présenta 43 gouaches datées entre 1947 et 1962 et publia le portfolio « Poésie de mots, poésie de couleurs », où ses œuvres illustraient des poèmes de Mallarmé, Rimbaud, Cendrars, Delteil et Soupault.

Imprimées et peintes à l’atelier de MPD, l’un des plus grands imprimeurs au pochoir de l’époque, ces estampes figurent parmi les plus belles réalisées par l’artiste.

La série « Poésie de mots, poésie de couleurs » comprend six compositions au pochoir, peintes individuellement à la main à la gouache. L’application au pinceau de la peinture épaisse confère aux coups de pinceau des effets de couleur d’une beauté unique.

« Tout est sentiment, tout est vrai. La couleur me donne la joie ».
Sonia Delaunay, entretien avec Jacques Damase, extrait du documentaire de Patrick Raynaud, « Prises de vue pour une monographie », 1972

Paul-César Helleu, portraitiste mondain.

Paul Helleu
Paul Helleu (Vannes 1859 – Paris 1927), « Portrait de femme pensive »,
pointe-sèche, signée au pastel rouge en bas et à droite. 430 x 235mm. Vendu -sold

Peintre et graveur, en 1876 Paul Helleu est élève de Jean-Léon Gérome à l’école des beaux-arts de Paris. Ami de James Tissot qui décide de sa vocation de graveur en lui offrant sa pointe de diamant et de Marcel Proust qui lui emprunte certains traits pour le peintre Elstir d’À la recherche du temps perdu, il est un habitué des salons de la haute société où il trouve la plupart de ses modèles, femmes de l’aristocratie et élégantes de la Belle Époque.

Paul Helleu est l’auteur de nombreuses eaux-fortes parfois en couleur et également de lithographies, masi sa technique de prédilection est la pointe-sèche qu’il pratique sans dessins préliminaires, avec une grande virtuosité dans le trait.

« La pointe sèche a toujours été peu employée seule, mais plutôt comme accompagnement de l’eau-forte. Paul Helleu a connu un succès qui se poursuit encore de nos jours parce qu’il a su adapter ses sujets à cette technique si difficile, servie, ici, par une dextérité extraordinaire. Il est le graveur de l’élégance féminine…où il a été au-delà de la mode et de l’anecdote. » Eugène Rouir (Eugène Rouir, L’estampe, valeur de placement, Guy Le Prat éditeur, Paris, 1970).

Bibliographie :

  • Robert de Montesquiou, Paul Helleu, peintre et graveur, Éditions Henri Floury, 1913.
  • Marie-Françoise Le Saux, Paul Helleu, Musée de la Cohue, Vannes, Éditions Anthèse, Paris, 1991.

Lucien Simon et le pardon de Sainte-Marine, en Pays Bigouden.

Lucien Simon
Lucien Simon, « Le pardon de Sainte-marine », c.1910
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 23,5cm x 33cm

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A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Le pardon de Sainte-Marine est célébré chaque deuxième dimanche de juillet. Les fidèles se rendent en procession jusqu’à la cale du port afin de procéder à la bénédiction de la mer. A cette occasion une couronne de fleurs est lancée sur les flots en mémoire des marins péris en mer.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
–Lucien SIMON , André Cariou, Ed Palantines, 2002
–La route des peintres en Cornouaille, Quimper