Jacques Eitel Wein (Paris 1926-2006) a fréquenté les ateliers des peintres Narbonne et Fernand Renault, suivi les cours de l’Ecole Boulle et des Beaux-Arts de Paris.
En 1945, il découvre la Bretagne, dont la douce lumière règne depuis sur son oeuvre.
En 1950 il épouse Yolande Ardissone; en 1952, naît leur fille Florence qui deviendra l’artiste peintre Arven. Il participe en 1956 à la Galerie Charpentier, à l’exposition « L’école de Paris ».
Il s’agit dans cette oeuvre du port de Pors Poulhan, qui délimite la « frontière » entre le pays Bigouden et le Cap-Sizun, huile sur toile réalisée au début des années 1950, dimensions 55x73cm. (Vendu-Sold)
Retrouvons ici dans ce dessin sur le thème de Moogli, le grand talent du peintre animalier Henri Deluermoz (Paris 1876-1943).
Il s’agit d’un dessin de la fin des années 1920, représentant la louve allaitant ses petits et Moogli, dessin préparatoire pour l’illustration du livre de R.Kipling, « Le Livre de la Jungle », paru en 1930 aux éditions Mornay. Signé du monogramme d’Henri Deluermoz en bas et à droite, 27x35cm. (Vendu-Sold)
L’un des meilleurs peintre animalier de son temps, Henri Deluermoz a peint et gravé des fauves, des chevaux, mais aussi des figures de cavaliers et des scènes de guerre. A travers ses illustrations, il a particulièrement bien su faire passer l’atmosphère et l’esprit des livres tels que le Livre de la Jungle, les Histoires de bêtes de Pergaud (Ed. Delagrave, 1930), Les Bestiaires de Montherlant (Ed. Bibliophiles Franco-suisses, 1932).
Avec un dessin large et puissant, Henri Deluermoz saisit les moments marquants de ses modèles sauvages.
Charles Lacoste (1870-1959) nous présente ici une peinture double face, d’un bouquet de fleurs et d’un paysage d’Auch (1891-1892).
Rare oeuvre aux accents Nabis, des années où il se retrouve au service militaire à Auch (1890-1893), peinture aux coloris discrets et à l’atmosphère ouatée. Dimensions: 31,8×40,3cm. (Vendu-Sold)
Un temps proche du courant artistique des Nabis, c’est au mouvement du symbolisme que l’on rattache souvent l’artiste, fréquentant les cercles littéraires de ce mouvement au début du XXème siècle.
Fils d’un comptable bordelais et d’une mère créole, il rencontre dès le lycée le futur poète Francis Jammes et Gabriel Frizeau grand collectionneur de Odilon Redon, Eugène Carrière, Monticelli, mais aussi de Paul Gauguin. Sa formation est celle d’un autodidacte, de 1894 à 1897 il fait plusieurs rencontres importantes : André Gide, Arthur Fontaine, les frères Rouart et le compositeur Henri Duparc.
De fréquents séjours à Londres marqueront sa vision de la nature d’une mélancolie brumeuse. Refusé à la Société des amis des Arts de Bordeaux, il apparaît en public en 1898 au Salon de La Plume, revue qui vient de publier son article « La Simplicité en peinture » puis expose en octobre au Salon des Cent. Il s’installe à Paris et de 1901 à 1914 il expose aux Indépendants. Membre fondateur du Salon d’automne, il expose également au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1907 et Salon de la Toison d’Or de Moscou en 19083.
Par un procédé de simplification et une sorte de naïveté voulue, Lacoste, fidèle à la tendance idéaliste, trouve des sujets d’émerveillement ou de rêverie parfois inquiétante dans les atmosphères brumeuses et hivernales qui permettent à l’artiste de simplifier les formes réduites à des formes indécises et de transfigurer la réalité quotidienne.
Michel Simonidy, connu sous le pseudonyme de Sim, né Mihail Simonidi le à Bucarest et mort en 1933 à Paris, est un peintre, illustrateur, décorateur et affichiste roumain, un des représentants de l’Art nouveau.
Dans ce splendide dessin, Michel Simonidy nous montre toute l’influence des mouvements d’avant-garde, des courants Nabis et du Symbolisme de la fin du XIXème siècle.
« Devant la fenêtre », dessin au fusain et crayons, 50x37cm
Vendu-Sold
Michel Simonidy vint à Paris à la fin du XIXème siècle, et il fut l’élève de Léon Bonnat à l’école des Beaux-Arts. Il participe rapidement aux salons des Artistes Français et aux Expositions Universelles de cette fin de siècle.
L’artiste est issu d’une famille grecque établie en Munténie. Né en 1870, il est baptisé avec un nom grec, Ménélas, mais est appelé d’un prénom roumain, Mihail, puis après qu’il s’est établi à Paris, il francise son prénom en Michel.
Simonidy affectionne les images raffinées, symbolistes, avec un penchant pour l’allégorie.
Peintre de genre et de nus, il fut élève de Léon Bonnat, Ferdinand Humbert et Gabriel Ferrier. Il figura aux Expositions de Paris, reçut une mention honorable à l’exposition universelle de Paris de 1889 et une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1900. Il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1908 à 1912.
Affichiste, il a composé entre autres pour Braun Clément et Cie photographes, La Bourboule et Le Figaro (série), Sarah Bernhardt dans Théodora (Victorien Sardou).
Il est ami de l’affichiste Pal et du peintre Désiré Lucas.
Représentant de l’Art Nouveau, Michel Simonidy affectionne les portraits raffinés, les images symbolistes, avec une prédilection pour l’allégorie.
Il s’agit d’un huile sur toile, représentant le « Moulin de la Mass au clair de lune« , très proche d’un autre tableau de l’artiste (cf numéro 131 du Tome I du catalogue raisonné). Cette pièce est signée en bas et à droite; elle mesure 33cm de haut par 41,5cm de large. Elle figurera dans le deuxième tome du catalogue raisonné en préparation.
Il est à Pont-Aven en 1886, à la pension Gloanec, où il rencontre Paul Gauguin, Emile Bernard et Charles Laval. Il fera partie du groupe des « impressionnistes » de l’école de Pont Aven, aux côtés de Maxime Maufra, Henry Moret, Gustave Loiseau, Ponthier De Chamaillard.
En 1890, il expose au Salon des Indépendants où Degas le remarque et lui achète une de ses toiles, « Feu d’artifice » ; leur amitié et leur estime réciproque dureront jusqu’à la mort de Degas.
En 1893, il épouse une portraitiste de talent, Blanche Van Den Broucke (le peintre Dezaunay est son témoin) et s’installe à Saint-Nazaire où naît sa fille Odette en 1894. La famille du Puigaudeau loge dans le château de Rochefort-en-Terre (Morbihan) durant l’automne et l’hiver 1894 puis s’établit, début 1895, à Pont-Aven dans l’hôtel Gloanec pour un séjour de trois ans. Attiré par les effets de lumière et d’éclairage, du Puigaudeau réalise à cette époque des tableaux qui se caractérisent par leur ambiance nocturne. Après un séjour à Cagnes, il s’installe dans la région parisienne à Sannois en 1899. De 1897 à 1904, ses toiles sont régulièrement déposées chez Durand-Ruel qui en assure la vente. En 1903, son exposition à la galerie des Artistes Modernes, rue Caumartin, remporte un vif succès.
Il s’installe en 1907 au manoir de Kervaudu (Le Croisic) où il réunit ses amis les peintres bretons Jean Emile Laboureur, Emile Dezaunay, Maxime Maufra.