Paul Auguste Masui, peintre de la Bretagne.

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. En 1913, Masui devient membre des la Société Royale des Aquafortistes Belges.

En 1916, l’artiste réalise des bois gravés et illustre Les visages de la vie d’Emile Verhaeren et en 1917 La légende de Thyl Ulenspiegel de Charles de Coster avec 55 bois gravés. Puis il illustrera Le pays lointain, Les chants de l’aube de Charles Conrardy, La vieille Flandre de Marcel Wyseur, Les vacances d’un jeune homme sage de Henri de Régnier, L’exemple de Nino de Lenclos amoureuse de Jean de Tinan.

Il a peint principalement la Bretagne, les Ardennes, la Provence et l’Espagne. Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un goût prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière.  Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

Plusieurs de ses oeuvres se trouvent dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
– Paul-Auguste Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

Paul Auguste Masui

Paul Auguste Masui, les trois marins, c.1925,

huile sur papier, signée en bas et à droite, 69cm x 58cm

Vendu-Sold

 

Gaston de Latenay en pays Bigouden.

Gaston de Latenay
Gaston de Latenay, de retour de Saint-Guénolé,
aquarelle, plume et encre brune, crayon noir, 23,2×31,3cm,
signée à la plume et encre brune en bas et à droite.
Vendu-Sold

Gaston de Latenay (Toulouse 1859 – Paris 1943 ) fut un peintre de sujets allégoriques, paysages, aquarelliste, lithographe.
L’artiste est tout d’abord influencé par l’Art Nouveau, dans les années 1890. Puis, abandonnant ce style, il se consacre à la représentation de nombreuses vues de bords de mer, du Nord à la Bretagne. On connaît aussi de lui des vues des parcs de Versailles ou Saint-Cloud.

Gaston de Latenay figura au Salon des Artistes Français, obtenant une mention honorable en 1896, une autre à l’Exposition Universelle de1889; une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900.

Gaston de Latenay est resté indépendant de tous les mouvements et écoles de pensée artistiques, même s’il a été influencé par l’Art nouveau. Il a développé sa propre vision poétique de la nature. Très tôt, il conjugue les influences japonaises à la manière des Nabis.
Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Helsinfors-Toulouse.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres , Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.308

-Hans H. Hofstätter (1983), Jugendstil et art nouveau. Œuvres graphiques, Paris, Albin Michel, 1985

Gisèle Ferrandier, couleurs du Sud.

Gisèle Ferrandier (Paris 1909 – 1979 )

Elle fut élève de l’école des Beaux-Arts de Paris. Elle exposait à Paris, depuis 1935 aux Salons des Tuileries et des Femmes Peintres et Sculpteurs, ainsi qu’à Alger, Genève, Lyon.

Gisèle Ferandier parcourt l’Afrique du Nord en artiste captivée. L’Etat lui achète en 1954 une toile intitulée Vue d’Oran.

Gisèle Ferrandier Gisèle Ferrandier

Paire d’huiles, 46x55cm, Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome V, p.398
Les artistes de l’Algérie, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, E.Cazenave, Ed B.Giovanangeli, 2001

Lucien Simon, portraitiste du quotidien.

A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

Lucien Simon s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Lucien Simon Combrit

Lucien Simon, jour des Rameaux ou sortie de messe à Combrit,

aquarelle gouachée sur traits de crayon, signée, 70cm x 95cm

Vendu-Sold

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
Lucien SIMON, André Cariou, Ed Palantines, 2002
–  La route des peintres en Cornouaille  , Quimper

André Dignimont, peintre du « milieu »!

André Dignimont
André Dignimont, scène de cabaret,
dessin et aquarelle, signé, 26cm x 20cm
Vendu-Sold

André Dignimont (Paris 1891 – 1965) fut sociétaire au Salon d’Automne, au Salon des Tuileries et au Salon de l’Araignée fondé par Gus Bofa où il se manifesta dans le renouveau de l’illustration.
Parmi ses illustrations les plus fameuses: Amants et voleurs de Tristan Bernard, Un nouvel amour d’André Beucler, et des oeuvres de Colette, Courteline, Carco, Huysmans, Mac Orlan…

André Dignimont est un artiste peintre, illustrateur, caricaturiste, décorateur de théatre, graveur et lithographe français né à Paris en 1891. Il a aussi joué dans plusieurs films, notamment dans Donne-moi tes yeux, où il interprète son propre rôle sous la direction de Sacha Guitry.

André Dignimont s’est uniquement consacré aux œuvres sur papier, dédaignant, à de rares exceptions près, la peinture sur toile.

Il débute sa carrière comme dessinateur et caricaturiste dans les journaux satiriques tels que Le rire, Le sourire, etc.

Il est vite reconnu pour son sens de la mise en place, et pour un style à la fois éliptique et évocateur. Sociétaire du Salon d’Automne, il expose aussi au Salon des Tuileries, ainsi qu’au Salon de l’Araignée. Il a renouvelé l’art de l’illustration, par l’utilisation de couleurs vaporeuses mises en valeur par une savante utilisation des blancs du papier.

Etroitement mêlé aux milieux littéraires de son époque, André Dignimont s’est complu à l’évocation du « milieu », celui des mauvais garçons et des filles, donnant un art très proche de celui de  Francis Carco. Ses nus sensuels sont recherchés.

André Dignimont a su, selon Jean Galtier-Boissière: « admirablement rendre l’atmosphère des quartiers chauds où cols bleus et biffins en bordée, après tant d’heures de solitude et de cafard, viennent, sans complications psychologiques, caresser de belles animalités féminines et, dans les bras d’une promise par procuration, s’attendrissent aux nostalgiques accents d’un accordéon, négligemment malaxé par quelque mystérieux levantin. »