Achille Laugé, la lumière!

Achille Laugé
Achille Laugé, la route aux genêts,
huile sur toile, signée, 49cm x 74cm
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Achille Laugé (Arzens 1861 – Cailhau 1944) suit les cours de l’école des Beaux-Arts de Toulouse, où il fit la connaissance d’Antoine Bourdelle; puis l’école des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Cabanel, où il fait la connaissance d’Aristide Maillol.
Il participe dès 1894 au Salon des Indépendants, et participe la même année à une exposition de peintures de Bonnard, Maurice Denis, Sérusier, Roussel, Vuillard… à Toulouse. De nombreuses expositions personnelles à Paris se succèdent à partir de 1907.

Achille Laugé a adopté la touche divisionniste des néo-impressionnistes, qu’il appliqua avec plus ou moins de rigueur, tout au long de sa carrière. Il peint dans l’Aude, à Cailhau, à Alet, puis à Collioure à partir de 1926.

Il est représenté à l’exposition de 1968 consacrée au néo-impressionnisme au musée Guggenheim de New York. Plusieurs expositions rétrospectives eurent lieu en 1958 au musée de Limoux, 1961 à Toulouse, 1966 à Londres, 1967 à New York, 1969 à Paris.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Carcassonne – Limoux – Montauban – Montpellier – Morlaix – Paris (musée national d’art moderne) – Perpignan – Toulouse.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.322
Achille Laugé, le point, la ligne, la lumière, Catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne, musée Petiet de Limoux, musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Gaston Balande, la fête de la mer à Esnandes.

Gaston Balande Esnandes
Gaston Balande, fête maritime à Esnandes,
aquarelle gouachée, signée et située « Esnandes », 26,5cm x 20,5cm
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Gaston Balande (Madrid 1880 – Paris 1971) fut un peintre de sujets allégoriques, de portraits, pratiquant l’aquarelle et le dessin, et fut aussi un illustrateur.

Elève de Cormon et de Rupert Bunny. Entre 1905 et 1931, il a exposé au Salon des Artistes Français. Gaston Balande a participé au Salon d’Automne entre 1913 et 1938, au Salon des Indépendants à partir de 1921, au Salon de la Nationale des Beaux-Arts de 1933 à 1936. il a aussi exposé à Bruxelles en 1910 et 1925, tandis qu’il a participé à l’Exposition Internationale de Paris en 1937. Il ira sur le front en février 1917 en tant que « Peintre des Armées » et recevra la Légion d’honneur en 1925, officier en 1952.
S’il a peint des paysages, des portraits et des fleurs, il est aussi l’auteur de plusieurs décorations, dont celle pour l’Hôtel de Ville d’Aubervilliers. Il a réalisé des cartons de tapisseries et a illustré de nombreux ouvrages.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Albi – Alençon – Dijon – Gap – Paris (Gobelins, Musée d’Art Moderne – Petit Palais) – Pau – La Rochelle – Saintes, et surtout à l’Hôtel de Ville de Saujon (ville de sa famille et de son enfance) où plusieurs de ses toiles sont visibles.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gr¨¨und, Tome I, p.664-665

Emile Compard et son Doëlan!

Emile Compard Doëlan
Emile Compard,  le port de Doëlan, c.1935,
huile sur toile, signée ne bas et à gauche, 65cm x 81cm
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Emile Compard (Paris 1900 – 1977) fut élève à l’Académie Julian, où il fréquente l’atelier de J.P. Laurens en 1916, et participe aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, des Artistes Indépendants, des Tuileries et d’Automne. Dès 1927, il fait des expositions personnelles à New-York, Munich, Berlin et Düsseldorf. Il ne montre ses oeuvres abstraites qu’à partir de 1955 à Paris et dans plusieurs villes d’Europe.

Vers 1926, il s’est lié par l’intermédiaire du critique Félix Fénéon à Pierre Bonnard. Plusieurs toiles de cette année-là attestent cette influence. Par la suite, l’artiste n’aura cesse d’évoluer, abordant l’abstraction au début des années 1950 et la pratiquant jusqu’à la fin de sa vie en 1977, sans toutefois renoncer à la figuration.

Emile Compard découvre la Bretagne très tôt et peint de Pont-Aven à Concarneau. C’est près de Doëlan, où le précéda son ami Tal Coat, qu’il s’enracine en 1936.

« Nul n’aura mieux saisi l’essence de ce pays rude, fait de pierre et d’eau, mariage du sec et de l’humide, de l’érosion et du vent clair retroussant l’arbre et la mer. Des années durant, Emile Compard en a fait sa terre d’élection, la source inlassable et toujours recommencée de son oeuvre. » Jean-Domnique Rey, extrait de la préface de l’exposition Compard, Saint-Etienne, 1973.

Bibliographie:

Dictionnaires des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.817
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1998
Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest-France, 2004

Pierre Cornu, un artiste exhalté!

Pierre Cornu
Pierre Cornu, « bord de mer »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 38cm x 46cm
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Pierre Cornu (Salon de Provence 1895 – 1996) fut un peintre d’intérieurs, de paysages, de figures et de natures mortes.

Pierre Cornu a vécu près de 100 ans, un témoin privilégié qui a vu le monde évoluer sous ses yeux. Et tout au long de sa vie, il n’a cessé de peindre, de ses 20 ans à sa mort en 1996. Le peintre ne s’en cachait pas, c’était un épicurien, amoureux des femmes et de leur beauté, les célébrant par sa création artistique. Les femmes, c’est Cornu. Et Cornu, c’est les femmes : sur ses toiles, elles sont représentées sous toutes leurs coutures. Tour à tour dénudées, endormies ou rêveuses. Au-delà de son sujet principal, Pierre Cornu s’est plu à faire et défaire les genres en élargissant sa palette artistique. Il délaissait les femmes l’espace d’un instant pour se laisser transporter au gré des saisons, peignant des paysages, des natures mortes, mais aussi des portraits – faisant de lui un talentueux portraitiste de renom. Avec son coup de pinceau, il magnifiait les couleurs de la nature, la luminosité du soleil et les traits singuliers de ses modèles, donnant une vitalité particulière à son histoire.

« Avant d’être quoi que ce soit, figurative ou non, réaliste ou transcendante, savante ou naïve, une œuvre d’art, et en particulier une peinture, doit être heureuse », aimait-il à résumer.

Depuis 1933, il expose à Paris, aux Salons d’Automne, des Artistes Indépendants, des Tuileries.

Pierre Cornu pratique une peinture assez caractéristique des artistes méridionnaux depuis Auguste Chabaud, tels Pierre Ambrogiani, Max Agostini, une peinture largement brossée, grasse et haute en couleurs.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.900 

Camille Hilaire, peintre de la couleur.

Camille Hilaire
Camille Hilaire, le miroir,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 65cm x 50cm
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Camille Hilaire (Metz 1916 – 2004) fut élève de l’école des Beaux-Arts de Paris, où il suit les cours d’André Lhote, dont l’enseignement eu sur lui une influence déterminante. Il participe aux Salons d’Automne, des Indépendants, des Tuileries, de Mai et des Peintres Témoins de leur Temps. Il a obtenu de nombreux prix et récompenses: 1949 Prix de Venise, 1950 Prix Antral et Prix de la Casa Velasquez…

Camille Hilaire a exécuté des décorations murales, tapisseries, vitraux, pour des ambassades, des paquebots, des bâtiments publics. Son oeuvre a des intentions décoratives déclarées, appuyées sur une construction post-cubiste et une gamme colorée très étendue et aux sonorités acides.

Entre post-cubisme et figuration, ses œuvres aux couleurs éclatantes, sont lumineuses. Camille Hilaire représenta l’expression nuancée de la composition. Ainsi, partant de structures efficaces, il détint le pouvoir par la couleur et obtint une admirable et constante sensation de calme, d’ampleur, de grandeur en traduisant les motifs et les éléments, ce qui ne l’empêcha jamais d’exprimer une brûlante passion de création et de partage. Remarquables étaient ses nus aux courbes parfaites, lovés avec charme et placés en un environnement où leur plénitude sensuelle s’imposa en grâce provocante.

Ses oeuvres sont dans les musées: Djakarta, Dunkerque, Epinal, Metz, Nancy, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Poitiers, Strasbourg.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.41
Peintres contemporains, Mazenod, Paris, 1964