Georges Maroniez, barques sardinières.

Georges Maroniez (Douai 1865 – 1933)  fut élève de Virginie Demont-Breton, mais aussi de Jules Breton, Adrien et Pierre Billet. Il mena de front plusieurs activités: juge d’instruction, ingénieur, peintre…

Il figura à Paris, au Salon des Artistes Français, dont il fut membre sociétaire à partir de 1889. Il obtint une mention honorable en 1891, une médaille de troisième classe en 1905, une de deuxième classe en 1906. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur. Il a présenté ses oeuvres à l’étranger: Chicago, Saint-Louis, Buenos Aires…

Georges Maroniez fréquente régulièrement le couple d’artistes Demont-Breton, qui l’accueillent à Wissan, retrouvant d’autres artistes comme: Fernand Stiévenart, Henri et Marie Duhem, Félix Planquette. C’est l’époque du groupe de Wissant. On parlera aussi de l’« École de Wissant » ou « de la Côte d’Opale », incluant des peintres de Berck amis des Demont-Breton, un des plus illustres étant Francis Tattegrain (1852-1915).

Georges Maroniez reste avant tout connu comme un bon peintre de la mer et de la vie des pêcheurs; il réalise des scènes maritimes sous un éclairage lunaire. Le goût qu’il développe pour les marines trouve sa plénitude dans les effets de lumière, véritable marque de fabrique d’une manière qu’il cultive, des Pays-Bas à la Bretagne.

Ses oeuvres représentent principalement la Bretagne, le littoral du Nord de la France et en particulier Berck. Fixé à Cambrai, il voyage beaucoup et rapporte de nombreux croquis et tableaux d’Espagne, de Grèce, de Turquie et d’Algérie.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boulogne – Cambrai – Douai – Lille – Valenciennes

Georges Maroniez

Georges Maroniez, le retour des barques,

huile sur toile, signée, 27cm x 35cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.247
Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G. Schurr, Ed Amateur, 1996
Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Georges Maroniez, Barfleur.

Georges Maroniez (Douai 1865 – 1933)  fut élève de Virginie Demont-Breton, mais aussi de Jules Breton, Adrien et Pierre Billet. Il mena de front plusieurs activités: juge d’instruction, ingénieur, peintre…

Il figura à Paris, au Salon des Artistes Français, dont il fut membre sociétaire à partir de 1889. Il obtint une mention honorable en 1891, une médaille de troisième classe en 1905, une de deuxième classe en 1906. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur. Il a présenté ses oeuvres à l’étranger: Chicago, Saint-Louis, Buenos Aires…

Georges Maroniez fréquente régulièrement le couple d’artistes Demont-Breton, qui l’accueillent à Wissan, retrouvant d’autres artistes comme: Fernand Stiévenart, Henri et Marie Duhem, Félix Planquette. C’est l’époque du groupe de Wissant. On parlera aussi de l’« École de Wissant » ou « de la Côte d’Opale », incluant des peintres de Berck amis des Demont-Breton, un des plus illustres étant Francis Tattegrain (1852-1915).

Georges Maroniez reste avant tout connu comme un bon peintre de la mer et de la vie des pêcheurs; il réalise des scènes maritimes sous un éclairage lunaire. Le goût qu’il développe pour les marines trouve sa plénitude dans les effets de lumière, véritable marque de fabrique d’une manière qu’il cultive, des Pays-Bas à la Bretagne.

Ses oeuvres représentent principalement la Bretagne, le littoral du Nord de la France et en particulier Berck. Fixé à Cambrai, il voyage beaucoup et rapporte de nombreux croquis et tableaux d’Espagne, de Grèce, de Turquie et d’Algérie.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boulogne – Cambrai – Douai – Lille – Valenciennes

Georges Maroniez

Georges Maroniez, le port de Barfleur,

huile sur carton, signée en bas et à droite, 8,5cm x 13cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.247
Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture , G. Schurr, Ed Amateur, 1996
Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Granchi Taylor, sa plus belle peinture!

Achille Granchi-Taylor
Achille Granchi-Taylor, « pêcheur de raies », circa 1880,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46 x 33cm
Vendu-Sold

Achille Granchi-Taylor (Lyon 1857 – 1921) fut élève de l’atelier Cormon en 1887, et c’est probablement dans les ateliers des Beaux-Arts de Paris qu’il rencontra Alfred Guillou et Téophile Deyrolle.
La Bretagne l’ayant séduit il s’y fixa et passa à Concarneau les trente meilleures années de sa vie d’artiste.
En 1887, alors qu’il se trouve à Pont-Aven, Granchi-Taylor rencontre Gauguin, ainsi que Moret, de Chamaillard, Maufra, Jourdan, O’Conor, à la pension Gloanec.
A Concarneau, il peint la vie des pêcheurs, celle de tous les jours, de manière très grave, dans un style purement académique, très austère dans sa description du labeur. Sa palette reste dans des tons sombres, révélant d’autant plus cette sévérité, cette austérité et pauvreté du monde des pêcheurs. Mais sa palette s’éclaircira peu à peu et les toiles prendront des tons adoucis. Il peignait le monde des pêcheurs avec un réalisme sans outrance mais aussi sans concessions.

Cette oeuvre est l’une de ses plus belles réalisations, quant à sa composition et à la lumière venant éclairée le personnage du pêcheur presque en contre-jour. Ce tableau est à rapprocher du panneau décoratif (120cm x 70cm) réalisé pour le château de Trévarez, et qui fait actuellement parti des collections de la ville de Concarneau.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VI, p.376
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1997
Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch, 1993
-Catalogue d’exposition, Musée de la Pêche, Concarneau, 1993

Henri Barnoin, témoin de son temps.

Henri Barnoin
Henri Barnoin, brûlage du goémon à Notre Dame de la Joie,
aquarelle gouachée, signée en bas et à droite, 30cm x 41cm
Vendu-Sold

Henri Barnoin fut l’élève de Dameron, de Richemont et de Luc-Olivier Merson, à l’école des Beaux-Arts de Paris. Exposant au Salon des Artistes Français, il y reçut une mention honorable en 1909, une médaille d’argent en 1921, en devint sociétaire, reçut une médaille d’or en 1935 et fut classé hors concours en 1939.

Ses sujets de prédilection étaient des paysages, des marines et des scènes de la vie bretonne. Henri Barnoin fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse de représenter la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

Henri Barnoin représente aussi des scènes portuaires à Douarnenez, Saint-Goustan, Lorient. Il est également le peintre de la foule des pardons et des marchés, à Quimper, Quimperlé, Hennebont, Dol-de-Bretagne et au Faouët.

Dans cette oeuvre, Henri Barnoin nous peint une belle scène de la vie des femmes et des hommes de la mer, des ces fins de journée sur la baie de Concarneau au soleil couchant.

Le brûlage du goémon ou l’utilisation du varech:

Une fois récolté, le goémon était étendu sur les dunes pour y être séché. Puis les algues étaient brûlées dans des fours rudimentaires creusés dans la dune dont le parois étaient tapissées de pierres plates. Le goémon complètement consumé, les cendres étaient pétries à l’aide d’une barre de fer: le pifon. En se refroidissant, elles se compactaient et formaient des pains de soude que l’on envoyait dans des usines pour transformation. Ces pains de soude de varech étaient emportés vers des fours verriers et utilisés dans le processus de fabrication du verre. Plus tard, alors que des alcalis différents sont produit par une chimie de synthèse balbutiante, le brûlage d’algues sélectionnées est utilisé pour produire de l’iode très utilisée en pharmacie (teinture d’iode, etc).

Moïse Kisling, « bohême de minuit ».

Moïse Kisling
Moïse Kisling, « bohême de minuit », ou l’atelier de la rue Joseph Bara, 1923,
dessin à la plume,signé en bas et à droite, titré au dos, 18cm x 22cm
Vendu-Sold

Moïse Kisling (Cracovie 1891 – Sanary sur Mer 1953) suit les cours de Josef Pankiewicz, son professeur aux Beaux Arts, avant de décider sur ses conseils de venir à Paris en 1910. Il fait partie des artistes qui quittent leur pays avant La Première Guerre Mondiale, pour rejoindre ce qui s’appellera plus tard « l’Ecole de Paris », dont il sera l’un des principaux représentants.

Très vite il fait connaissance de Juan Gris, de Picasso, puis de Soutine et de Modigliani, avec lequel il se lie d’amitié. Dans son atelier de la Rue Joseph Bara, près du Luxembourg, viennent lui rendre visite de nombreux artistes, peintres et écrivains dont Max Jacob, Jean Cocteau, Raymond Radiguet. Les oeuvres de Moïse Kisling, portraits, nus féminins, natures mortes, paysages, nourries d’abord de l’influence de Cézanne, puis de celles des premières approches du cubisme, évoluent selon les périodes vers un certain classicisme, pour en revenir avec l’entre deux guerres vers la figuration. Ce sont ces multiples influences qui définissent  » l’Ecole de Paris « , imprégnée de toutes les tendances, au service d’une volonté expressive résolument propre à chaque artiste.
Cette diversité rapproche Moïse Kisling, d’abord de Cézanne, puis de Picasso, de Juan Gris, des Fauves, de Derain, de Modiglinani, mais encore de Matisse ou de Renoir.
Jamais il ne se laisse totalement enfermer dans une catégorie, en voulant rester fidèle à l’émotion. Sa palette reste colorée et diversifiée, son dessin figuratif, sa technique par certains aspects classiques, dans son souhait de vouloir transmettre l’émotion du bonheur de vivre, de la sensualité.
De nombreuses expositions sont organisées à l’étranger et il participe à de nombreux salons jusqu’en 1940, date à laquelle il est contraint, de fuir pour les Etats-Unis en raison de ses origines juives, et de ses activités antinazies.
Après la guerre, en 1946, il revient vivre en France en s’installant par épisodes à Sanary sur Mer sur la côte varoise, mais en travaillant surtout à Paris dans son atelier de la Rue du Val de Grâce.

C’est après 1949, que Moïse Kisling s’installe définitivement à Sanary pour y peindre sa joie de vivre, avec des portraits des paysages, des natures mortes, des fleurs, avant que d’y mourir en 1953, après une dernière exposition de son vivant au Musée de Cagnes sur mer.

On retrouve dans ce dessin toute l’atmosphère bohême des peintres de Montparnasse de cette époque de l’école de Paris, lors d’une « petite fête  » organisée dans l’atelier de Moïse Kisling. On peut y reconnaître notamment le peintre Foujita à gauche de la composition, Soutine et le marchand de tableaux Zborovsky en train de danser.