Diogène Maillart, la fenaison, 1900, huile sur carton, signée et datée en bas et à droite, 39 x 52 cm Vendu-Sold
Diogène Maillart (1840 – Paris 1926) fut l’élève de Sébastien Cornu et de Léon Cogniet à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il obtint le grand prix de Rome en 1864.
Le séjour à la Villa Médicis révèle au peintre l’idyllique campagne romaine, l’art suave et enveloppé de Corrège et la sculpture antique qui le marqueront.
Il exposa régulièrement au Salon de Paris à partir de 1870, recevant des médailles en 1870 et 1873. Il exposa à Munich en 1883 et participa à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris. Chevalier de la Légion d’honneur en 1885.
Diogène Maillart réalisa plusieurs peintures murales, dont certaines ont été détruites durant la dernière guerre, pour l’Hôtel de Ville de Beauvais, l’escalier d’honneur du château de Chantilly, les plafonds de la mairie du IIIème arrondissement à Paris, des esquisses pour l’église Saint-Augustin qui font parties des collections du Petit Palais Il illustra des ouvrages de Musset et de Walter Scott. Il est aussi l’auteur d’une Histoire de l’art en deux volumes.
Bibliographie: –Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.29-30 –Les petits maîtres de la peinture 1820-1920, valeur de demain, Ed Amateur, Tome II, p.160
Gérard Cochet, à bord, huile sur toile, signée en bas et à droite, 24 x 33cm Vendu-Sold
Les thèmes de Gérard Cochet furent variés: scènes de plage, de vendanges, de moissons, de repos des paysans, marines et le monde du théâtre, du cirque, des champs de course.
Gérard Cochet (Avranches 1888 – Paris 1969) étudia la peinture à Nantes de 1905 à 1909, puis à l’Académie Julian de 1909 à 1914, où il suit les cours d’Henri Royer et Marcel Baschet.
Il fut blessé pendant la guerre où il perdit un oeil en 1915. Gérard Cochet exposait à Paris en 1921 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants, au Salon de la Jeune Gravure Contemporaine. Il exposait dans des galeries depuis 1919, à Paris, Londres, New York, Oran et Alger, Bruxelles.
Il a effectué des peintures murales dans des édifices publics et privés, comme le théâtre de Belfort 1932, le Palais de la Découverte de Paris 1937; il a créé des décors de théâtre ou d’Opéra. En 1924 il obtint la bourse Blumenthal pour la gravure.
Gérard Cochet fut nommé peintre de la Marine en 1925. Il a ainsi exécuté des oeuvres pour décorer le carré des officiers ou le salon du commandant de bâtiments: le contre-torpilleur Terrible, le sous-marin Surcouf, le contre-torpilleur Tartu, le bureau du commandant à Orly, l’école des mousses de Brest (aquarelles), l’arsenal de Toulon, etc.
Gérard Cochet fut professeur à l’Académie Ranson de 1932 à 1935. Il fut par ailleurs membre fondateur et Vice-Président de La jeune Gravure Contemporaine (1928), avec ses amis de toujours, Yves Alix, Robert Lotiron, Amédée de la Patellière, Charles Walch. Il a aussi été membre de la Société des peintres graveurs, du Salon des Indépendants et du Comité du Salon d’Automne.
Il pratiquait un métier très sain, direct par touches larges et couleurs franches. Il se situait avec personnalité dans la tradition figurative française. Il a pratiqué toutes les techniques de gravure et a illustré ainsi de nombreux ouvrages.
Gérard Cochet était un peintre d’atelier, comme il se plaisait à l’indiquer:
« Je ne travaille pas un tableau d’après nature. En général une scène me frappe, sans d’ailleurs que je puisse en donner la raison: elle s’inscrit à peu près toute entière dans mon esprit et je l’ébauche sur la toile. C’est alors que commence le travail autour: c’est souvent assez long, car ce qui est facile pour la partie paysage et nature morte contenue dans la composition devient assez compliqué pour les personnages que je ne veux pas faire poser car la pose est toujours fausse quand il s’agit de mouvement. Alors, il faut de la patience et faire beaucoup d’études et de dessins.
C’est vous dire que le travail d’atelier est, pour moi, le fond même de l’oeuvre. »
Son oeuvre est présente dans de nombreux musées: Alger, Belfort, Le Havre, Londres, Mulhouse, New York, Orléans, Musée d’Art Moderne de Paris, Musée du Petit Palais, Paris (BN), Poitiers.
Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.734-735
–Hommage à Gérard Cochet , catalogue d’exposition, Musée d’Avranches, 1990
Charles Mairet, la bigoudène au chapelet, 1929, huile sur panneau, signée et datée, 55cm x 46cm Vendu-Sold
Charles Mairet (Brest 28 mars 1878 – 1957) fut l’élève de Bonnat et de Maignan. Il fut peintre, dessinateur et lithographe.
Peintre de scènes bretonnes typiques, Charles Mairet a exposé à Paris au Salon des Artistes Français entre 1902 et 1943; il y obtint une mention en 1927 et il en est sociétaire perpétuel. Il a exposé également au Salon des Indépendants entre 1931 et 1935.
Ses oeuvres sont essentiellement d’inspiration bretonne: scènes de marché, de ports, moissons, portraits…
Ici, l’artiste peint une femme du Pays Bigouden en prière, ému par la foi religieuse des hommes et femmes de cette magnifique région du Sud Finistère.
Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.38-39
Henry Cheffer, port animé, Tréboul, eau-forte en couleur, 30cm x 38cm Vendu-Sold
Henry Cheffer (Paris 1880-1957) fut l’élève de Bonnat et de Jean Patricot à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il obtint le Prix de Rome en 1906 de gravure, dès lors débute une carrière officielle qui lui apportera tous les honneurs et les distinctions. . Sociétaire du Salon des Artistes Français, il y reçut la mention honorable en 1902, la médaille d’honneur en 1927 et il fut membre du jury. Il a exposé dans les Expositions Internationales de Liège, Londres, Sao Paulo, Florence et Madrid des eaux-fortes et des aquarelles. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur.
Henry Cheffer s’installe en Bretagne, à Tréboul (Douarnenez), où il réside après 1903. Son métier de graveur de billet de banque et de timbres-postes a sans doute influencé la qualité du graphisme sténographique de ses aquarelles. Il collabora durant vingt-cinq ans à L’Illustration et illustra quelques ouvrages à tirage limité.
Fils d’Emile Cheffer, graveur d’origine Lorraine, et cousin germain d’Auguste Rodin, Henry naît à Paris en 1880. Le jeune garçon baigne dans une atmosphère favorable à la création et se consacre tout naturellement à une carrière artistique. Une brillante carrière pour un artiste de grand talent qui a été très injustement oublié. Peintre de la réalité, Cheffer est un esthète sensible à la beauté du spectacle que lui offre le monde. Il traduit son émotion plastique directement sur le motif en de nombreux croquis et aquarelles ou peaufine son œuvre gravée dans le secret de son atelier. En 1913 il achètera un terrain à Tréboul pour y construire un atelier face à la mer. Il y viendra en pèlerinage 4 mois par an, c’est dire que la Bretagne a été au centre de sa vie artistique.
Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.545
Dictionnaire des Petits Maitres de la Peinture, 1820-1920, Ed Amateur
La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper
Félix Vallotton, A vingt ans…, bois gravé, 21,5cm x 27cm Vendu-Sold
Félix Vallotton (Lausanne 1865- Paris 1925) fut un peintre de compositions animées, graveur et sculpteur
Il s’initia à la gravure sur bois auprès de Charles Maurin, et réalisera ses premières gravures en 1891. Félix Vallotton a participé au Salon des Artistes Français dès 1885, avec les Nabis à la galerie Bernheim Jeune, à la galerie Vollard, et à la galerie Durand-Ruel; au premier Salon d’Automne dont il fut un membre fondateur…
Sa manière propre de s’exprimer va se préciser au cours des six années ( 1891-1898) pendant lesquelles l’eau-forte, la lithographie et surtout la gravure sur bois prennent le pas sur la peinture. Les thèmes sont les plus variés, de la vie privée à la scène de rue, de l’humeur macabre à l’humour satirique. Les ressources réduites du noir et blanc, il va les restreindre encore pour en arriver à des jeux de tâches comme découpées et contrastées, d’où la vie jaillit avec vigueur.
» De retour a Paris, au Printemps 1891, il se consacre a ses premiers travaux de gravures sur bois, et présente 10 de ses tableaux au Salon des Indépendants ou il expose pour la première fois. Il est alors admis dans le groupe des Nabis, auprès de Vuillard, Bonnard, et Serusier. Il poursuit en 1892 ses activités de gravure et de xylographie, tandis qu’un article dans la revue « L’Art et l’Idée », fait les éloges en février 1892, de ses travaux de gravures. En mars, il participe avec 4 gravures au salon des Rose Croix avec les Nabis et reçoit les encouragements de Felix Jasinski, son ami graveur. Il achève de peindre une toile commence quelque temps plus tôt « La Malade », qui constitue un chef d’oeuvre de virtuosité, de détail et de tradition. Il vit de ses gravures, de ses illustrations pour la presse ou l’édition, mais aussi de portraits de commande. »
Bibliographie :
Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed GrA?nd, 1999, Tome XIV, p.25 à 27
Catalogue raisonné de l’oeuvre gravé et lithographié, M. Vallotton et C.Goerg, Ed Bonvent, Genève, 1972