JOB, un sculpteur en Bretagne.

Job
Job Le Gall, dit JOB (1907-1981)
Saint-Jean Baptiste,
Sculpture en bois polychrome patiné et vieilli au feu, signée sur la base, c. 1960.
h. 58cm
Vendu – sold

Le sculpteur Job Le Gall, d’origine morlaisienne, réalise son apprentissage à 13 ans à la Maison Tréanton, spécialisée dans les sculptures de saints bretons, dans la lignée des imagiers du Moyen-Age. Il y apprend la taille du bois et la restauration de mobilier.

Il s’installe aux environs de 1929 à Locronan. Il deviendra rapidement une célébrité locale, sous le nom de « Job » . Son atelier est installé sur la place de la ville. On le désigne comme un « imagier ».

Durant l’entre-deux-guerres, ses statuettes seront éditées en faïence par la manufacture Henriot à Quimper.

Pendant 50 ans, il a marqué la place de Locronan de sa présence. Qu’il pleuve ou qu’il vente, l’artiste s’adonne à sa passion, la sculpture sur bois, devant un public conquis. Au fil des années, les touristes se déplaceront même juste pour rencontrer cette figure locale et assister à ce que l’on nommerait aujourd’hui des performances.

Bibliographie :

  • Job Le Gall, L’imagier de Locronan – L’ADSAO, revue mensuelle, été 1934.
  • Job de Locronan – collection Question de mémoire, éditions C.M.D, Patrick Denieul.

Max Jacob, artiste de la Bretagne, aussi!

max jacob
Max JACOB (1882-1939)
Procession en pays Bigouden, 1936
Lithographie rehaussée, signée et datée dans la planche en bas et à droite,
22 x 33cm
Vendu – sold

Max Jacob, né à Quimper et mort à Drancy, fut l’un des grands artistes de la première moitié du XXème siècle. A la fois, poète, romancier et peintre, il fut précurseur de Dada puis du surréalisme sans y adhérer, il bouleverse de son vers libre et burlesque la poésie française dès 1917, après avoir renoncé à sa carrière de journaliste auprès d’Alphonse Allais et s’être intimement lié à Pablo Picasso, Guillaume Apollinaire, André Salmon, Marie Laurencin, Amedeo Modigliani.

En janvier 1903, Max Jacob emménage 33 boulevard Barbès, au pied de la butte Montmartre. C’est la misère noire. L’artiste dépense avec ses amis le peu de pension qu’il reçoit de son père en mauvais vin au Lapin Agile et autres guinguettes. Il survit grâce à de petits métiers, balayeur, garde d’enfants… Déguisé en disciple de l’École de Pont-Aven, il porte le costume glazic de son Quimper natal, s’initie en autodidacte à la poésie et à la gouache, et essaie de vendre ses œuvres le soir dans les cafés du quartier de Montmartre.

Max Jacob traversa tout ce début du XXème siècle, aux côtés des plus grands avant-gardistes de la période, des plus grands intellectuels, faisant parti des différents mouvements et courants, mais aussi toujours balancé, bousculé par la vie et les conditions matérielles, personnalité faite de contradictions, aux multiples facettes que tous les contemporains de l’artiste ont remarquées.

Amédée Joyau, peintre-graveur japoniste.

amédée joyau
Amédée JOYAU (1872 – 1913)
Brouillard du Matin, Villers-sur-Mer, 1896
Bois gravé tiré en couleurs sur 4 planches sur papier japon beige clair, tirage à 30 épreuves
15,8 x 21,9cm
Catalogue raisoné Atherton Curtis, Paul Prouté, 1938
Vendu – sold

Amédée Joyau est un peintre et graveur français connu pour ses gravures sur bois en couleurs, marquées par le japonisme.

Profondément marqué par l’Extrême-Orient après un voyage effectué au Japon en 1889, il entre l’année suivante à l’atelier Cormon (Paris), puis il se tourne essentiellement vers la gravure sur bois, à une époque où ce procédé semble revenir en vogue, après avoir été oblitéré par les progrès de la typogravure. Il exécute aussi quelques rares eaux-fortes. Il est possible qu’il croise chez Cormon, Toulouse-Lautrec.

On connaît aussi de lui des paysages et des marines, sous la forme d’aquarelles ainsi que quelques huiles. En mars 1895, il expose des dessins inspirés de Paris au salon du Champ-de-Mars. Il devient membre de la Société nationale des beaux-arts en 1901. Il expose au Salon d’automne qui accueille une rétrospective de ses paysages bretons en 1913.

Du côté du travail sur bois en couleurs, il s’inspire à partir de 1893-1894 de scènes de rues parisiennes, Montmartre d’abord (Le Moulin de la Galette), puis les quartiers des grands boulevards. Il exécute une série de crépuscules très contrastés, dans un style qui rappelle celui de certaines estampes d’Henri Rivière.

Puis il se tourne vers l’Atlantique et s’inspire de paysages maritimes bretons, vendéens, ou de mer du Nord.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

-Catalogue de l’œuvre gravé d’Amédée Joyau, Paris, Paul Prouté, 1938

Un peintre américain au Pouldu!

peintre américain
John HUMPHREYS-JOHNSTON
(New-York 2 novembre 1857 – 17 avril 1941)
Jeune femme du Pouldu, 1895
pastel, monogrammé, dédicacé et daté « Déc 1895 » en bas et à gauche,
65 x 49cm
Vendu -sold

Peintre américain de portraits, de paysages et de marines.

Il travailla à New-York avec John La Farge, puis à Paris avec J.Lefebvre. Il occupa une place distinguée parmi les peintres américains et il reçut de nombreuses distinctions.

Ce peintre américain vint en Bretagne, dans le sud Finistère, et séjourna également à Belle-Isle-en-Mer.

Il part à Venise où il épouse le 22 juin 1899, Annie Lazarus (1859-1937), puis s’installe à aris vers 1900.

Médaille d’argent à Paris en 1900 (Exposition Universelle) ; deuxième médaille d’or, Munich, 1901 ; chevalier de la Légion d’honneur en 1901 ; médaille d’argent à Saint Louis en 1904 ; associé de la Société des Beaux-Arts de Paris ; membre de la Society of Painters, Sculptors and Gravers de Londres et de nombreuses associations artistiques américaines et européennes.

Œuvres dans les musées : musée d’Art Moderne, Paris – Musée d’Orsay, Paris – Carnegie Institute, Pittsburgh – Wilstach Trust Collection, Philadelphia – Museum of Fine Arts, Boston

Bibliographie :

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.566

Peintres américains en Bretagne, 1864-1914, Catalogue d’exposition musée de Pont-Aven, 1995

Macario Vitalis, peintre post-cubiste.

Macario Vitalis
Macario Vitalis (1898-1989), « vu de village », c.1950,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33 x 41cm
Vendu – sold

Macario Vitalis naît en 1898 à Lapog dans la province de l’Ilocos Sur aux Philippines. Avec son frère, il quitte son pays pour la Californie où les travailleurs philippins se font embaucher dans les plantations d’ananas. Macario Vitalis fut élève de 1920 à 1922, de l’École des Beaux-Arts de San Francisco (Californie) puis jusqu’en 1924 à celle de Philadelphie (Pennsylvanie).

En 1926, il décide de partir pour la France où il s’installe à Montmartre, puis à Puteaux où il fait la connaissance de Camille Renault. Peintre postcubiste, son art montre une certaine influence de l’exemple de Jacques Villon, qu’il fréquenta dans le cadre du « groupe de Puteaux », avec Albert Gleizes, La Fresnaye, Metzinger. Ainsi, pendant plus de trente ans, Macario Vitalis fréquentera cet établissement, lieu de rencontre de nombreux artistes et intellectuels, où il a peint de petites compositions à même le mur du restaurant.

Puis dans les années 1950, il s’installe en Bretagne, à Plestin-les-Grèves, où il produit des paysages marins, des scènes religieuses, des scènes de la vie quotidienne et quelques portraits. Dans les années 1980, il retourne aux îles Philippines où il décède en 1989.

Une exposition rétrospective est organisée à l’alliance française de Manille en mars 2011 et une sur sa période bretonne à Plestin-les-Grèves du 20 juillet au 15 août 2016.

La Poste française lui consacre en juin 2017 un timbre-poste à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République des Philippines.

Un article d’Yves Coativy paru en 2015 fait la synthèse de son œuvre breton.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIV, p.292