Robert Yan, un autre peintre breton de la marine, officiel!

Robert Yan peintre breton de la marine
Robert Yan, les marins au port, huile sur toile, 65x81cm
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Elève de Narbonne à l’école des Beaux-Arts de Paris, membre du Salon des Indépendants en 1928, Robert Yan en devient membre du comité en 1953, vice-président de 1957 à 1964, président depuis 1964. Egalement sociétaire du Salon des Artistes Français. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973. En1937, il est médaillé à l’exposition internationale pour la décoration de la salle  » pêche et agriculture  » du Pavillon de la Bretagne.  Membre du Conseil d’Administration de la  » Maison des Artistes « , membre du Comité de liaison des Sociétés d’Arts Graphiques et Plastiques avec le ministère des Affaires Culturelles. Vice-Président de la Fédération des Sociétés d’Arts Graphiques et Plastiques. Chevalier de le Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National des Arts et Lettres, Peintre Officiel de la Marine (1973) avec le grade de capitaine de Corvette et la faculté d’ajouter une ancre à côté de sa signature afin de souligner la distinction dont il fait l’objet. 

Robert Yan passe son enfance dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère, à Landerneau. Sa première exposition à la Galerie Saluden à Brest sera une révélation pour le public, en 1929. Cette année-là, il participe aux expositions de l’Union Artistique à Concarneau. Parcourant la Bretagne qui est sa source d’inspiration majeure, il adhère en 1934 au mouvement “ar Seiz Breur”. De 1936 à 1939, il fait de longs séjours à Concarneau et il se lie d’amitié avec Barnoin, Ménardeau et surtout Delpy.

Very beautiful and large oil on canvas by Robert YAN (1901-1994), official painter of the Navy, having mainly painted Brittany between the two wars in particular, linking with other artists like Henri Barnoin, Delpy, Ménardeau, Péron …

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.789

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement touristique de Cornouaille

Yan, peintre breton témoin de son siècle, Edition Vue sur Mer, 1993

Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

Henri Person, divisionniste méditérannéen!

Henri Person divisionniste pointilliste Signac saint tropez
Henri Person (1876-1926),
paysage aux environs du golfe de Saint-Tropez,
c.1905-1910, huile sur panneau, signée du cachet, 32x40cm.
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Henri Person est un peintre de paysages et de marines, de tendance divisionniste et pointilliste.

Henri Person fut élève de Cormon, Wallet, Humbert et Thirion à l’école des Beaux-Arts de Paris. Mais il abandonne cette influence académique en 1890 lorsqu’il rencontre Paul Signac. Le jeune peintre arrive à Saint-Tropez au début des années 1900, alors petit hameau de pêcheurs au charme pittoresque qui rencontrera ensuite le grand succès que lui connait. Il y retrouve Paul Signac et les deux artistes se lient d’une amitié indéfectible malgré leur différence d’âge et partagent à la fois leur passion pour la peinture et pour la navigation et la mer, possédant même un bateau en copropriété, baptisé Le Sinbad. Ils ont en commun le goût de la mer et des bateaux, et vont ensemble en 1907 à Constantinople. Il fut sociétaire du Salon des Artistes Français à partir de 1905. Il a également figuré au Salon des Indépendants où il expose ses toiles dans lesquelles il adapte avec souplesse les théories du pointillisme dont il ne conserve guère que la touche fragmentée.

En 1913, la galerie Bernheim-Jeune lui organisa une exposition personnelle préfacée par Signac. Il peignit souvent des scènes de la Méditerranée et de Saint-Tropez, de même que des paysages aux coloris clairs. En 1922, la ville de Toulon le nomme conservateur du musée tropézien qui deviendra le musée de l’Annonciade après la prestigieuse donation Grammont. Progressivement, Henri Person abandonne la discipline divisionniste mais reste attaché aux valeurs lumineuses qu’il exprime en coloriste subtil.

Very nice work of Henri Person (1876-1926) of the 1910s, pointillist trend. Friend of Paul Signac from 1890 with whom he travels, sharing the taste of the sea and boats.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.778

Dictionnaire des Petits Maîtres, valeur de demain, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.284

Henri Rivière, un japonisme éclairé!

Henri Rivière gravure sur bois Loguivy Saint Briac Japonisme Lancieux paysages bretons
Rarissime gravure sur bois d’Henri Rivière. Planche n°1 de la série « Paysages bretons », datant de 1890; gravure sur bois en couleurs; 8 matrices bois; série tirée à 20 exemplaires. Représente Lancieux, Saint-Briac. 22,1x34cm
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De 1885 à 1895, Henri Rivière (1864-1951) séjourne tous les étés à Saint-Briac-sur-Mer, tout en parcourant d’autres lieux en Bretagne, toujours fasciné par la mer. Il fait construire une maison à Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec, à l’embouchure du Trieux), et c’est là que se passent désormais les étés jusqu’en 1913.

En 1917, Henri Rivière cesse de s’exprimer par l’estampe, et il utilise l’aquarelle, déjà un peu pratiquée depuis 1890 (il a laissé 1000 aquarelles). Il voyage beaucoup, passe la Seconde Guerre mondiale à Buis-les-Baronnies où son épouse décède en 1943, devient aveugle en 1944, et dicte ses mémoires, publiés en 2004 sous le titre Les Détours du chemin.

Henri Rivière a commencé par l’eau-forte, découverte en 1882. En 1889 il redécouvre de manière empirique la gravure sur bois à la méthode japonaise, devenant l’un des piliers du japonisme européen : sa première planche étant le chantier de la Tour Eiffel. En 1891, les Trente six vues de la Tour Eiffel sont des lithographies. Parmi les bois gravés célèbres : Paysages bretons, La Mer : études de vagues (forte influence japonisante, allusions à Hokusai, Hiroshige). La lithographie lui a permis d’augmenter les formats, par exemple pour une collection destinée aux enfants chez Larousse, Aspects de la nature, puis Beaux pays de Bretagne, Paysages parisiens et surtout son chef d’oeuvre Féerie des heures.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,
– Valérie Sueur-Hermel (dir.), Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, éditions de la BnF, 2009

Lucien Neuquelman et l’éternel Sud divisionniste!

Lucien Neuquelman divisionniste sud
Lucien Neuquelman, les pins parasols, aquarelle,
signée et datée 1930 en bas et à gauche, 26 x 36cm
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Lucien Neuquelman (1909-1998) fut élève de l’école des Beaux-Arts de Toulon, où il rencontra Othon Friesz, dont il devint ensuite l’élève. Il entra, à Paris, à l’académie de la Grande Chaumière, puis, en 1930, il travailla en tant que compositeur de maquette pour la soierie lyonnaise. Une exposition d’ensemble de son œuvre a été présentée, en 1945, à Paris. Cet artiste délicat, aimant à dépeindre la Bretagne maritime, s’est ménagé une place affectionnée aux cimaises des amateurs de cet art sensible et sincère.

Dans les années 1880 le divisionnisme, issu de l’impressionnisme voit le jour. ’’ Baignade à Asnières’’ (1884) ou ’’Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte’’ (1884-1886) de Seurat en sont les œuvres fondatrices.
Dès 1886, le critique d’art Felix Fénéon donne au mouvement le nom de ’’néo-impressionnisme’’. Paul Signac, à la mort de Georges Seurat rebaptise le ’’divisionnisme’’ en ’’pointillisme’’.
Ces néo-impressionnistes exposent régulièrement au salon des Indépendants. Pissaro évoque alors ’’un impressionnisme scientifique’’.
Les peintres de ce mouvement sont des peintres de plein air. Ils s’appuient sur les théories scientifiques des phénomènes optiques. Ils utilisent uniquement les couleurs fondamentales du spectre éclatées en petits points. C’est l’œil qui reconstitue le sujet et l’organise lorsque l’on s’éloigne du tableau.
Les néo-impressionnistes juxtaposent leurs couleurs pures directement sur la toile par petites touches. Le mélange des tons se fait par l’œil et non par le pinceau. Cette technique apporte une profondeur indéniable et une luminosité formidable.
Après la mort de Seurat en 1891, la technique va évoluer avec Signac. Les touches sont plus grandes et plus intuitives. Les couleurs de plus en plus éclatantes influenceront les Fauves. Dans cette oeuvre, le divisionnisme de Lucien Neuquelman est au service de sa propre sensibilité. Celui-ci nous restitue un paysage d’été gai et lumineux.

« pines umbrellas« , watercolor, signed and dated 1930 bottom left, 26 x 36cm Lucien Neuquelman was a student of the School of Fine Arts in Toulon, where he met Othon Friesz, which he then became a student. He entered the Académie de la Grande Chaumière in Paris, and in 1930 he worked as a model composer for the Lyon silk industry. An overall exhibition of his work was presented in 1945 in Paris. This delicate artist, fond of depicting maritime Brittany, has created a place of affection for the walls of lovers of this sensitive and sincere art. Bibliography: Dictionary of painters, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Volume X, p.173

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.173

« Lucien Neuquelman » par André Weber

« Visions sur Neuquelman » par Jean Bardy, Ed Visions sur les Arts

Argy-Rousseau Gabriel, le prince de la pâte de verre!

Argy Rousseau pâte de verre art nouveau
Vase aux bourgeons dans un triangle, c.1922-1925
pâte de verre moulée à cire perdue, signé en empreinte dans le décor, h.19cm. Œuvre répertoriée et reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre de l’artiste.
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Élève en 1902 à l’école nationale de Céramique de Sèvres, Gabriel Argy-Rousseau y rencontre Henri Cros (1840-1907), dont les recherches éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre. Ses premières créations, encore inspirées de l’Art nouveau, furent exposées en 1914 au Salon des Artistes Français.

Si la technique de la pâte de verre remonte à l’antiquité, elle tombe très longuement dans l’oubli. Dans le dernier quart du XIXe siècle, Henri Cros et une poignée d’artistes, souvent des céramistes de la mouvance Art nouveau comme François Décorchemont ou Georges Despret, la remettent à l’honneur. Le dernier de ces précurseurs est Argy-Rousseau. Il est considéré comme l’unique verrier à avoir mis au point et utilisé le procédé complexe de la pâte de verre, les autres maîtres verriers travaillant la pâte de crista

1921, fondation de la société anonyme Les Pâtes de Verre d’Argy-Rousseau, employant plusieurs dizaines de décorateurs et ouvriers. Le procédé technique fort complexe mis au point par Argy-Rousseau est resté unique. Le seul dont la qualification « pâte de verre » soit entièrement justifiée, car tous les autres procédés aboutissent en fait à des « pâtes de cristal ». Lui-même fut contraint d’en venir au cristal après la dissolution de la société en 1931; reprenant parallèlement l’émaillage du verre.

Les modèles et les décors créés par Argy-Rousseau sont à considérer parmi les témoignages les plus typés de l’époque Art déco. Ce savant verrier sut en traduire les valeurs en un style tout à fait personnel, celui d’un authentique artiste.

Splendid vase « to the buds in a triangle », of Gabriel Argy-Rousseau, 1922-1925, in paste of glass, signature imprint in the decoration. Repertoire item reproduced in full page 77 of the catalog raisonné by Janine Bloch-Dermant, edition of the Amateur, 1990.

Bibliographie :

-« G.ARGY-ROUSSEAU », catalogue raisonné, Janine Bloch-Dermant, Ed de l’Amateur, 1990, p.77

L’Europe de l’Art verrier, G.Cappa, Mardaga, Liège, 1991

-Dictionnaire de peintres, sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.431