Amédée Joyau, peintre-graveur japoniste.

amédée joyau
Amédée JOYAU (1872 – 1913)
Brouillard du Matin, Villers-sur-Mer, 1896
Bois gravé tiré en couleurs sur 4 planches sur papier japon beige clair, tirage à 30 épreuves
15,8 x 21,9cm
Catalogue raisoné Atherton Curtis, Paul Prouté, 1938
Vendu – sold

Amédée Joyau est un peintre et graveur français connu pour ses gravures sur bois en couleurs, marquées par le japonisme.

Profondément marqué par l’Extrême-Orient après un voyage effectué au Japon en 1889, il entre l’année suivante à l’atelier Cormon (Paris), puis il se tourne essentiellement vers la gravure sur bois, à une époque où ce procédé semble revenir en vogue, après avoir été oblitéré par les progrès de la typogravure. Il exécute aussi quelques rares eaux-fortes. Il est possible qu’il croise chez Cormon, Toulouse-Lautrec.

On connaît aussi de lui des paysages et des marines, sous la forme d’aquarelles ainsi que quelques huiles. En mars 1895, il expose des dessins inspirés de Paris au salon du Champ-de-Mars. Il devient membre de la Société nationale des beaux-arts en 1901. Il expose au Salon d’automne qui accueille une rétrospective de ses paysages bretons en 1913.

Du côté du travail sur bois en couleurs, il s’inspire à partir de 1893-1894 de scènes de rues parisiennes, Montmartre d’abord (Le Moulin de la Galette), puis les quartiers des grands boulevards. Il exécute une série de crépuscules très contrastés, dans un style qui rappelle celui de certaines estampes d’Henri Rivière.

Puis il se tourne vers l’Atlantique et s’inspire de paysages maritimes bretons, vendéens, ou de mer du Nord.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

-Catalogue de l’œuvre gravé d’Amédée Joyau, Paris, Paul Prouté, 1938

Macario Vitalis, peintre post-cubiste.

Macario Vitalis
Macario Vitalis (1898-1989), « vu de village », c.1950,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 33 x 41cm
Vendu – sold

Macario Vitalis naît en 1898 à Lapog dans la province de l’Ilocos Sur aux Philippines. Avec son frère, il quitte son pays pour la Californie où les travailleurs philippins se font embaucher dans les plantations d’ananas. Macario Vitalis fut élève de 1920 à 1922, de l’École des Beaux-Arts de San Francisco (Californie) puis jusqu’en 1924 à celle de Philadelphie (Pennsylvanie).

En 1926, il décide de partir pour la France où il s’installe à Montmartre, puis à Puteaux où il fait la connaissance de Camille Renault. Peintre postcubiste, son art montre une certaine influence de l’exemple de Jacques Villon, qu’il fréquenta dans le cadre du « groupe de Puteaux », avec Albert Gleizes, La Fresnaye, Metzinger. Ainsi, pendant plus de trente ans, Macario Vitalis fréquentera cet établissement, lieu de rencontre de nombreux artistes et intellectuels, où il a peint de petites compositions à même le mur du restaurant.

Puis dans les années 1950, il s’installe en Bretagne, à Plestin-les-Grèves, où il produit des paysages marins, des scènes religieuses, des scènes de la vie quotidienne et quelques portraits. Dans les années 1980, il retourne aux îles Philippines où il décède en 1989.

Une exposition rétrospective est organisée à l’alliance française de Manille en mars 2011 et une sur sa période bretonne à Plestin-les-Grèves du 20 juillet au 15 août 2016.

La Poste française lui consacre en juin 2017 un timbre-poste à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République des Philippines.

Un article d’Yves Coativy paru en 2015 fait la synthèse de son œuvre breton.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIV, p.292

Bernard Buffet et le phare du Guilvinec.

Bernard Buffet
Bernard BUFFET, « Le phare du Guilvinec« , 1983
lithographie originale en huit couleurs, premier état épreuve d’artiste, signée en bas et à droite, Ed. AC Mazo, 43 x 33 cm
référence du catalogue raisonné de Sorlier: S.420
Vendu – sold

L’artiste représente ici le phare à l’entrée du port du Guilvinec, côté Tréffiagat. Ce phare à section ronde de 7m20 à l’extrémité de l’enclos, fut achevé en 1902. En mars 1987, l’administration des phares et balises décide d’éteindre ce phare à section ronde et de construire en aval sur le rocher de Men Faoutès un feu blanc surmonté d’un cylindre rouge comme celui de Croas-Malo situé au fond du port, afin de renforcer la visibilité de jour.

Bernard Buffet est né le 18 juillet 1928 à Paris et mort le 4 octobre 1999 à Tourtour. Ce peintre expressionniste français commence à peindre dès l’âge de 10 ans et n’a cessé de le faire jusqu’à sa mort. Peindre était un besoin vital et sa raison d’être.

En décembre 1943, à l’âge de quinze ans, l’artiste passe avec succès le concours à l’entrée de l’École des beaux-arts de Paris et y intègre l’atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s’y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.

Son style se dévoile et s’affirme avec son premier tableau La Déposition de croix qu’il peint dans l’atelier qu’il partage avec le peintre Robert Mantienne, à Massy-Palaiseau.

« Bernard Buffet a laissé une oeuvre immense. Au coeur de ce travail, un regard permanent et renouvelé sur une région chérie par le peintre: la Bretagne. Des natures mortes des premières années, aux ports de l’Armorique, sans oublier les coiffes des Bretonnes, c’est tout l’univers découvert dans la prime enfance auquel il est resté fidèle pendant plus d’un demi-siècle. Qui sait que la peinture ultime de l’artiste est un paysage de Bretagne? Au centre de cette période, Saint-Cast le havre familial et l’atelier breton. » Lydia Harambourg.

Bibliographie :

Bernard Buffet : Œuvre gravé, catalogue de lithographies (1952-1966) établi par Fernand Mourlot, Paris, Mazo, 1967.

-Charles Sorlier, Bernard Buffet lithographe, Paris, Draeger/Trinckvel, 1980.

Bernard Buffet et la Bretagne, Lydia Harambourg, Editions Palantines, 2006.

Henri Manguin, esquisse de fleurs.

Henri Manguin
Henri Charles Manguin (1874-1949), « Esquisse de fleurs« , 1927.
Huile sur toile marouflée sur panneau, signée du cachet en bas et à droite. 41 x 27cm.
Oeuvre répertoriée dans le catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro 885.
Provenance: ancienne collection de Mme Henri Mangui, Saint-Tropez – ancienne collection du comte Pastré. Vendu -sold

En 1894, Henri Manguin fréquente l’atelier de Gustave Moreau à l’École des beaux-arts de Paris, où il se lie d’amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, Jean Puy, Albert Huyot, et Georges Rouault.

Il expose à la galerie Berthe Weill et en 1897 au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1902, il participe pour la première fois au Salon des Indépendants.

Il est l’un des principaux représentants du fauvisme français en 1905

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
  • Pierre Cabanne, Henri Manguin, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1964.
  • J.L Ferrier, Les Fauves, le règne de la couleur, 1992.

François Eberl, un peintre de l’Ecole de Paris en Bretagne.

Eberl
François Eberl, Frantizek Zdenek Eberl (Prague 1887 – Paris 1962), le Palais, Belle-Ile-en-Mer, 1913
huile sur panneau, signée, située et datée en bas et à gauche, contresignée au dos, 27 x 35cm.
Oeuvre similaire au catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro G050 Vendu – sold

François Zdenek Eberl entre aux Beaux-Arts de sa ville natale en 1905 et, après deux ans d’apprentissage, part visiter Stockholm, Munich et Amsterdam.

Eberl arrive à Paris en 1912, s’installe à Montparnasse et commence en 1913 à exposer dans les salons parisiens. Il devient ainsi sociétaire du Salon d’automne et présente ses œuvres au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Eberl s’engage dans l’armée française. De retour à Paris en 1919, il fait connaissance à Montmartre de Francis Carco, Roland Dorgelès et Pierre Mac Orlan qui soutiennent sa peinture et pour lesquels il réalise des illustrations. Il se lie d’amitié également avec Picasso, Modigliani et Maurice Vlaminck, et se distingue très vite comme peintre de femmes. Eberl puise son inspiration dans le folklore parisien.

Chevalier de la Légion d’honneur, il expose aussi ses toiles dans des Galeries parisiennes telles Barreiro ou Bernheim-Jeune dont dans cette dernière en 1929 une exposition très importante présentant cinquante tableaux, préfacée par Arsène Alexandre et en octobre de la même année chez Barreiro une exposition d’aquarelles et de dessins

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ

– Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l’École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 – Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020