Henri Charles Manguin (1874-1949), « Esquisse de fleurs« , 1927. Huile sur toile marouflée sur panneau, signée du cachet en bas et à droite. 41 x 27cm. Oeuvre répertoriée dans le catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro 885. Provenance: ancienne collection de Mme Henri Mangui, Saint-Tropez – ancienne collection du comte Pastré. Vendu -sold
En 1894, Henri Manguin fréquente l’atelier de Gustave Moreau à l’École des beaux-arts de Paris, où il se lie d’amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, Jean Puy, Albert Huyot, et Georges Rouault.
Il expose à la galerie Berthe Weill et en 1897 au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1902, il participe pour la première fois au Salon des Indépendants.
Il est l’un des principaux représentants du fauvisme français en 1905
Bibliographie :
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
Pierre Cabanne, Henri Manguin, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1964.
J.L Ferrier, Les Fauves, le règne de la couleur, 1992.
François Eberl, Frantizek Zdenek Eberl (Prague 1887 – Paris 1962), le Palais, Belle-Ile-en-Mer, 1913 huile sur panneau, signée, située et datée en bas et à gauche, contresignée au dos, 27 x 35cm. Oeuvre similaire au catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro G050 Vendu – sold
François Zdenek Eberl entre aux Beaux-Arts de sa ville natale en 1905 et, après deux ans d’apprentissage, part visiter Stockholm, Munich et Amsterdam.
Eberl arrive à Paris en 1912, s’installe à Montparnasse et commence en 1913 à exposer dans les salons parisiens. Il devient ainsi sociétaire du Salon d’automne et présente ses œuvres au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Eberl s’engage dans l’armée française. De retour à Paris en 1919, il fait connaissance à Montmartre de Francis Carco, Roland Dorgelès et Pierre Mac Orlan qui soutiennent sa peinture et pour lesquels il réalise des illustrations. Il se lie d’amitié également avec Picasso, Modigliani et Maurice Vlaminck, et se distingue très vite comme peintre de femmes. Eberl puise son inspiration dans le folklore parisien.
Chevalier de la Légion d’honneur, il expose aussi ses toiles dans des Galeries parisiennes telles Barreiro ou Bernheim-Jeune dont dans cette dernière en 1929 une exposition très importante présentant cinquante tableaux, préfacée par Arsène Alexandre et en octobre de la même année chez Barreiro une exposition d’aquarelles et de dessins
Bibliographie:
– Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ
– Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l’École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 – Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020
tempera sur papier marouflée sur toile, signée en bas et à droite du monogramme,
33 x 41cm
Vendu -Sold
La famille Deyrolle est d’origine bretonne, de Concarneau, dans le Finistère. En 1912, la famille s’installe à Vannes, puis à Quimper.
En 1929, il entre à l’école « Art et Publicité » à Paris, dont il suit les cours pendant trois ans. Ses vacances se passent à Concarneau. Il y rencontre un ancien élève de son grand-père, Lionel Floch, qui lui donne quelques conseils et lui apprend les rudiments de la peinture.
Jean Deyrolle expose au Salon des Artistes Français en 1933. L’année d’après, il fait une quinzaine d’expositions au Maroc et en Bretagne. En 1936, il expose à Concarneau avant de repartir pour l’Afrique du Nord. Sa cousine Jeannine Guillou vit maintenant avec Nicolas de Staël, dont elle partagera l’existence jusqu’à son décès en 1946. Jean sympathise avec Nicolas, et ils voyagent ensemble à travers le Maroc et l’Algérie.
A partir de 1941, il approfondit les théories de Paul Sérusier. Influence passagère mais intense du théoricien d’une nabisme. C’est l’époque de la recherche du symbolisme des couleurs et de la construction rigoureuse des compositions. En 1943, il retrouve Jeannine et Nicolas de Staël à Paris. Chez eux il y fait la connaissance d’André Lanskoy et du poète Pierre Reverdy. C’est la période où Jean Deyrolle se détache de la figuration. En 1944, Jean Deyrolle « passe la ligne » et expose comme peintre abstrait ou salon d’automne. Jeanne Bucher acquiert ces premières peintures non-figuratives. En 1946, Jean Deyrolle se groupe avec quatre autres jeunes peintres : Dewasne, Hartung, Marie Raymond et Schneider. Ils exposent ensemble leurs « peintures abstraites » à la galerie Denise René. Gilioli, Poliakoff et Vasarely les rejoignent. La même année, Jean Deyrolle reçoit le prix Kandinsky décerné pour la première fois. Pendant la douzaine d’année qui suit, il participe aux principales manifestations collectives d’art abstrait organisées en France et dans le monde.
Bibliographie:
-Geay Jean-Pierre. Deyrolle, une peinture bien tempérée, catalogue d’exposition,Ed. l’Isle-sur-la-Sorgue, 1977.
lithographie en huit couleurs, premier état épreuve d’artiste, signée en bas et à droite, référence du catalogue raisonné: Sorlier 333, 43 x 33cm,
Vendu – sold
Bernard Buffet est né le 18 juillet 1928 à Paris et mort le 4 octobre 1999 à Tourtour. Ce peintre expressionniste français commence à peindre dès l’âge de 10 ans et n’a cessé de le faire jusqu’à sa mort. Peindre était un besoin vital et sa raison d’être.
En décembre 1943, à l’âge de quinze ans, l’artiste passe avec succès le concours à l’entrée de l’École des beaux-arts de Paris et y intègre l’atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s’y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.
Son style se dévoile et s’affirme avec son premier tableau La Déposition de croix qu’il peint dans l’atelier qu’il partage avec le peintre Robert Mantienne, à Massy-Palaiseau.
« Bernard Buffet a laissé une oeuvre immense. Au coeur de ce travail, un regard permanent et renouvelé sur une région chérie par le peintre: la Bretagne. Des natures mortes des premières années, aux ports de l’Armorique, sans oublier les coiffes des Bretonnes, c’est tout l’univers découvert dans la prime enfance auquel il est resté fidèle pendant plus d’un demi-siècle. Qui sait que la peinture ultime de l’artiste est un paysage de Bretagne? Au centre de cette période, Saint-Cast le havre familial et l’atelier breton. » Lydia Harambourg.
Bibliographie :
-Bernard Buffet, Georges Simenon (préfacier), Fernand Mourlot, Bernard Buffet : Œuvre gravé, catalogue de lithographies (1952-1966) établi par Fernand Mourlot, Paris, Mazo, 1967.
-Charles Sorlier, Bernard Buffet lithographe, Paris, Draeger/Trinckvel, 1980.
– Bernard Buffet et la Bretagne, Lydia Harambourg, Editions Palantines, 2006.
Macario Vitalis (1898-1989), « composition cubiste », 1946, huile sur toile, signée et datée en bas et à droite, 32x40cm Vendu -sold
Macario Vitalis naît en 1898 à Lapog dans la province de l’Ilocos Sur aux Philippines. Avec son frère, il quitte son pays pour la Californie où les travailleurs philippins se font embaucher dans les plantations d’ananas. Macario Vitalis fut élève de 1920 à 1922, de l’École des Beaux-Arts de San Francisco (Californie) puis jusqu’en 1924 à celle de Philadelphie (Pennsylvanie).
En 1926, il décide de partir pour la France où il s’installe à Montmartre, puis à Puteaux où il fait la connaissance de Camille Renault. Peintre postcubiste, son art montre une certaine influence de l’exemple de Jacques Villon, qu’il fréquenta dans le cadre du groupe de Puteaux et de la « Section d’Or », avec Albert Gleizes, La Fresnaye, Metzinger. Ainsi, pendant plus de trente ans, Macario Vitalis fréquentera cet établissement, lieu de rencontre de nombreux artistes et intellectuels, où il a peint de petites compositions à même le mur du restaurant.
Puis dans les années 1950, il s’installe en Bretagne, à Plestin-les-Grèves, où il produit des paysages marins, des scènes religieuses, des scènes de la vie quotidienne et quelques portraits. Dans les années 1980, il retourne aux îles Philippines où il décède en 1989.
Une exposition rétrospective est organisée à l’alliance française de Manille en mars 2011 et une sur sa période bretonne à Plestin-les-Grèves du 20 juillet au 15 août 2016.
La Poste française lui consacre en juin 2017 un timbre-poste à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République des Philippines.
Un article d’Yves Coativy paru en 2015 fait la synthèse de son œuvre breton.
Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIV, p.292