Foujita, le plus japonais des peintres de l’École de Paris.

Foujita
Tsugouharu FOUJITA (1886-1968), « Les deux amies », 1927.
Eau-forte, pointe-sèche et aquatinte, signée en bas et à droite, justificatif de tirage 23/100.
Disponible – Available

« C’est avec l’estampe et dans des formats de plus grandes dimensions, que Foujita, sur des sujets d’inspiration personnelle, devait réaliser, techniquement parlant, ses meilleures œuvres gravées. Et, dans ce domaine, il atteindra le point culminant de son travail dans ces suites de planches publiées en recueils, en 1929 et en 1930, « les Enfants » et « Femmes ». Jamais ne se retrouveront, plus ingénieusement conjuguées par lui, les techniques de l’eau-forte, de la pointe sèche et de l’aquatinte. » Jean Selz, dans « Foujita », paru en 1980.

Foujita, coupe au bol et lunettes rondes sur le nez, fut l’un des grands acteurs des Années folles, adoré pour son exotisme et son originalité.

Le plus japonais des peintres de l’École de Paris, Léonard Tsuguharu Foujita (1886–1968), a débarqué dans la capitale en 1913. Ami de Picasso et de Modigliani, l’artiste a fait de la femme et des chats ses sujets de prédilection. Son trait calligraphique rappelle la tradition japonaise dont il est issu. Foujita a connu de nombreux succès pour ses tableaux mondains et a consacré la fin de sa vie à des sujets mystiques.

Jean Puy, un fauve discret.

Concarneau
Jean Puy (1876-1960), le passage à Concarneau, 1945, huile sur papier marouflée sur carton,
signée, située et datée en bas et à droite, 38,5 x 54,5 cm, Disponible – available

Ce tableau est répertorié sous le numéro 40000 dans le catalogue raisonné de l’oeuvvre de Jean Puy.

Oeuvre reproduite dans le catalogue « Jean Puy » sous le numéro 66, de Gaston Rochas et Oscar Ghez, Genève, Edition Petit Palais, 1977.

Historique: collection Petit Palais, Genève
Expositions:
– 1946, galerie Champion-Cordier à Paris, « Jean Puy 40 peintures de 1900 à 1940 », inscrit sours le numéro 37 du catalogue;
– 1961, galerie Mady Bonnard à Paris, « Jean Puy », inscrit sous le numéro 5 du catalogue
– 1963, Galerie Le Griffon à Lyon, exposition « Camoin, Jean Puy, Valtat ».
Documentation: Photo archives Petit Palais, Genève, n°707

Jean Puy est un peintre indépendant ; depuis ses débuts, il suit sa propre voie sans se laisser influencer et se préoccuper par les inquiétudes intellectuelles de ses amis.
Impressionniste un moment, pointilliste un instant, il devient fauve quelque temps sans débordement c’est à dire sans accéder à la déformation qu’il considère comme un excès chez ses amis.
La voie que cet indépendant fixe comme devant être sienne est déterminée par un amour intense de la vie, de la réalité et de la nature.
Fidèle à la nature, sans s’y soumettre, Jean Puy ne veut s’en éloigner et la rend le plus complètement possible dans toutes ses variations. C’est à travers une nature transformée par l’idée et la sensation que l’artiste transmet l’émotion humaine à travers le concret et le réel. Mu par un fil directeur préexistant avant la première guerre mondiale, il glisse doucement vers une peinture intimiste orchestrée dans une symphonie de rose particulier à l’artiste.

Il fait la connaissance de Derain, Marquet et Matisse, avec qui il se lie d’amitié. Entre 1899 et 1905, le groupe travaille –parfois sur des sujets communs– dans les ateliers de Manguin, Puy ou Jean Biette. Avec eux (et Charles Camoin, rencontré en 1903), il commence à exposer au salon des Artistes indépendants (à partir de 1900), à la galerie Berthe Weill et au salon d’Automne (à partir de 1904).

Il peignait d’instinct avec des couleurs claires, et ce fut donc un Fauve de circonstance. Sur la recommandation de Matisse, Jean Puy fut présenté au marchand Ambroise Vollard qui lui achètera sa production de 1905 à 1924, l’initiera à la gravure et le sollicitera pour décorer des céramiques réalisées par André Metthey.

Dans la même période, sur le conseil de Matisse, il découvre la Bretagne, qui prendra une place de premier plan dans son œuvre. C’est là qu’il apprend à naviguer, avec Paul Signac, et acquiert son premier voilier. Si la Bretagne est la région où l’artiste aurait aimé naître, c’est plus précisément à Belle-Ile qu’il jette l’ancre pour la première fois en 1900. Cette petite île sauvage devient pour lui un lieu « d’amour ».

Bernard Buffet, les côtes de Bretagne.

Bernard Buffet

Bernard Buffet (1928-1999), « Marée montante en Bretagne« , 1982

lithographie originale en huit couleurs, épreuve d’artiste, signée en bas et à droite,

Ed. A.C. Mazo, référencée dans le catalogue raisonné de Sorlier sous le numéro 416,

58 x 76cm,

Disponible – available

Bernard Buffet est né le 18 juillet 1928 à Paris et mort le 4 octobre 1999 à Tourtour. Ce peintre expressionniste français commence à peindre dès l’âge de 10 ans et n’a cessé de le faire jusqu’à sa mort. Peindre était un besoin vital et sa raison d’être.

En décembre 1943, à l’âge de quinze ans, l’artiste passe avec succès le concours à l’entrée de l’École des beaux-arts de Paris et y intègre l’atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s’y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.

Son style se dévoile et s’affirme avec son premier tableau La Déposition de croix qu’il peint dans l’atelier qu’il partage avec le peintre Robert Mantienne, à Massy-Palaiseau.

« Bernard Buffet a laissé une oeuvre immense. Au coeur de ce travail, un regard permanent et renouvelé sur une région chérie par le peintre: la Bretagne. Des natures mortes des premières années, aux ports de l’Armorique, sans oublier les coiffes des Bretonnes, c’est tout l’univers découvert dans la prime enfance auquel il est resté fidèle pendant plus d’un demi-siècle. Qui sait que la peinture ultime de l’artiste est un paysage de Bretagne? Au centre de cette période, Saint-Cast le havre familial et l’atelier breton. » Lydia Harambourg.

Bibliographie :

-Bernard Buffet, Georges Simenon (préfacier), Fernand Mourlot, Bernard Buffet : Œuvre gravé, catalogue de lithographies (1952-1966) établi par Fernand Mourlot, Paris, Mazo, 1967.

-Charles Sorlier, Bernard Buffet lithographe, Paris, Draeger/Trinckvel, 1980.

Bernard Buffet et la Bretagne, Lydia Harambourg, Editions Palantines, 2006.

Claude Le Baube, passionnant marin!

Claude Le Baube
Claude LE BAUBE (1919-2007), « Trois-mâts barque »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 65 x 92cm
Disponible – available

Claude Le Baube est un officier de la marine marchande, également peintre et illustrateur français.

C’est vers l’âge de 11 ans, alors qu’il visite le chantier naval de Saint-Nazaire où l’a emmené son grand-père Victor, qu’il découvre la mer et les navires de haute mer et décide de devenir marin. En 1938, il passe l’examen d’élève officier de la marine marchande. A l’âge de 20 ans, il embarque sur un cargo de la compagnie Dreyfus et fait le tour du monde. En novembre 1942, il embarque en tant que lieutenant sur des navires, et va participer jusqu’à la fin de la guerre à de nombreux convois en Méditerranée, sous la menace permanente des sous-marins U-Boot. Pendant toute cette période son carnet de croquis ne le quitte pas et à chaque fois que l’occasion lui en est laissée, il fait des dessins et des aquarelles.

Après la guerre, il va suivre à Paris les cours de l’académie de la Grande Chaumière ainsi que les enseignements d’André Lhote et de Fernand Léger. En 1946, il expose au salon de la Marine au Palais de Chaillot. En 1962, il est nommé Commissaire de Bord, et va parcourir toutes les mers du globe.

Claude Le Baube a travaillé essentiellement sur le thème de paysages peints d’après nature, de marines exécutées dans un souci de réalisme historique, de natures mortes ou de scènes de genre. Son œuvre est le reflet de sa connaissance du monde maritime, de ses nombreux voyages et de son goût de la nature, servis par un dessin précis.

Charles Lapicque, un regard scientifique des couleurs.

Charles Lapicque
Charles Lapicque, « Balises et rochers », 1970,
lithographie en couleurs, épreuve d’artiste, signée en bas et à droite, dédicacée  » pour l’ami Sorlier très cordialement », référence du catalogue raisonné Balanci-Blache, numéro 423, 89 x63cm
Vendu – sold

Charles Lapicque est un artiste peintre et graveur français de la Nouvelle École de Paris, né à Theizé le 6 octobre 1898, mort à Orsay le 15 juillet 1988.

Ses œuvres furent jugées importantes, entre 1939 et 1943, pour le développement de la peinture non figurative et dans les années 1950 pour les courants Pop art, figuration narrative, figuration libre.

Il abandonne en 1928 sa carrière d’ingénieur pour se consacrer à la peinture, réalisant en 1929 sa première exposition personnelle à la Galerie Jeanne Bucher. Charles Lapicque rencontre en 1936 le philosophe Gabriel Marcel qui l’invite à des séances de discussion et lui fait connaître Jean Wahl: c’est le point de départ de sa réflexion philosophique et esthétique. La Galerie Louis Carré présente en 1946 une exposition « Bazaine, Estève, Lapicque ».

« De longues études d’ordre scientifique me conduisirent à considérer le rouge, l’orangé et le jaune comme des couleurs toujours prêtes à s’éclaircir, à se faire plus lumineuses et le bleu, au contraire, comme une couleur fatalement destinée à s’assombrir, à paraître plus noire. Il en résultait un avantage certain à figurer par du bleu les corps solides, pesants et rapprochés et à réserver le rouge, l’orangé ou le jaune aux corps lumineux ou lointains, tel que le ciel » Charles Lapicque.

Charles Sorlier (1921-1990) était un graveur français. Sorlier a commencé à l’atelier de Fernand Mourlot en 1948, où il est resté pendant plus de quarante ans. Il deviendra le lithographe et le graveur attitré de nombreux artistes célèbres, comme par exemple Pablo Picasso, Henri Matisse, Fernand Léger, Marc Chagall, Dufy…

Bibliographie :

  • Charles Lapicque – Bernard Balanci – Georges Blache – Elmina Auger, « Charles Lapicque. Catalogue raisonné de l’oeuvre complet des lithographies, eaux fortes et gravures », Imprimerie Sipo, Béziers, 1981.