Camille Hilaire, peintre de la couleur.

Camille Hilaire
Camille Hilaire, le miroir,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 65cm x 50cm
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Camille Hilaire (Metz 1916 – 2004) fut élève de l’école des Beaux-Arts de Paris, où il suit les cours d’André Lhote, dont l’enseignement eu sur lui une influence déterminante. Il participe aux Salons d’Automne, des Indépendants, des Tuileries, de Mai et des Peintres Témoins de leur Temps. Il a obtenu de nombreux prix et récompenses: 1949 Prix de Venise, 1950 Prix Antral et Prix de la Casa Velasquez…

Camille Hilaire a exécuté des décorations murales, tapisseries, vitraux, pour des ambassades, des paquebots, des bâtiments publics. Son oeuvre a des intentions décoratives déclarées, appuyées sur une construction post-cubiste et une gamme colorée très étendue et aux sonorités acides.

Entre post-cubisme et figuration, ses œuvres aux couleurs éclatantes, sont lumineuses. Camille Hilaire représenta l’expression nuancée de la composition. Ainsi, partant de structures efficaces, il détint le pouvoir par la couleur et obtint une admirable et constante sensation de calme, d’ampleur, de grandeur en traduisant les motifs et les éléments, ce qui ne l’empêcha jamais d’exprimer une brûlante passion de création et de partage. Remarquables étaient ses nus aux courbes parfaites, lovés avec charme et placés en un environnement où leur plénitude sensuelle s’imposa en grâce provocante.

Ses oeuvres sont dans les musées: Djakarta, Dunkerque, Epinal, Metz, Nancy, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Poitiers, Strasbourg.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.41
Peintres contemporains, Mazenod, Paris, 1964

Lucien Simon, témoin de la ferveur bretonne.

Lucien Simon
Lucien Simon, procession bretonne,
aquarelle gouachée sur traits de crayon, signée, 44cm x 95cm

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A l’Académie Julian, Lucien Simon (1861-1945) fut l’élève de Tony-Robert Fleury et de William Bouguereau. Il sera professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ou il enseigna à Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Renée Bernard et Georges Rohner.

Il participa de 1931 à 1934 aux expositions de la Royal Academy de Londres et exposa au Salon des Artistes Français de Paris

L’artiste s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902, au sémaphore de Sainte-Marine et fait partie de la « Bande Noire ». Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boston – Breme – Brooklyn – Budapest – Le Caire – Chicago – Détroit – Helsinki – Liège – Moscou – Stockholm – Venise et dans plusieurs musées français.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
Lucien SIMON , André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Jean Julien Lemordant, aussi un bel affichiste!

Jean Julien Lemordant

Jean Julien Lemordant, « Finistère, ses costumes, ses sites, la mer »,

affiche lithographique, 1913, 78,2cm x 108cm

Editée pour le Syndicat d’Initiative du Finistère, Quimper, Brest

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Jean Julien Lemordant (1878-1968) fut élève de Léon Bonnat en compagnie de Emile Othon Frietz et de Raoul Dufy. Il redécouvre la Bretagne en 1903 et s’installe à Penmarc’h en pays bigouden où sa peinture s’oriente vers une description colorée de la vie maritime et trouve son engagement aux côtés des marins (fondation de la revue Brug – 1913). A Saint-Guénolé, dans un atelier sur rochers face à la mer, il traduit avec audace la nature violente et la lutte des hommes, au moyen de touches éclatantes et épaisses.

Peintre de la Bretagne et de la mer, on l’a qualifié parfois de « fauve breton », dans une facture large et sonore. Sa palette très colorée est une de ses principales qualités et il sait admirablement représenter les mouvements des hommes, les rudes acteurs de la tragédie marin, les danses, mais aussi les mouvements de la mer, du vent, de la pluie.

Lemordant fut aussi un rénovateur des arts décoratifs en Bretagne. Il fit deux grands décors, l’un pour l’Hôtel de l’Epée à Quimper, l’autre pour le plafond de l’Opéra de Rennes mise en place en 1914, représentant une danse bretonne endiablée aux multiples personnages.

Il fit également une affiche, celle pour le Syndicat d’Initiative du Finistère à Quimper en 1913.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.502
J.J.Lemordant, catalogue de l’exposition au musée de Rennes, 1967, « Esquisses et études pour le plafond du théâtre de Rennes 1912-1914 »
Jean Julien Lemordant, catalogue d’exposition, Penmarc’h 2005
Jean Julien Lemordant , L.Chancerel, 1920

Mathurin Méheut, graveur sur bois.

Mathurin Méheut
Mathurin Méheut, le baptême de la barque, 1921,
gravure sur bois, 24cm x 30cm

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Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) fut élève de l’école des Beaux-Arts de Rennes. Il obtient la bourse « Tour du monde » qui lui permit de peindre à Hawaï et au Japon . Peintre de la Marine, chevalier de la Légion d’honneur.

Dans l’austérité du bois gravé, Mathurin Méheut réussit à camper les silhouettes avec la même spontanéité qu’avec son crayon.

Mathurin Méheut s’est spécialisé dans la représentation de la vie laborieuse, de la flore et de la faune de Bretagne. Il a publié plusieurs ouvrages avec planches. On lui doit aussi des céramiques, il occupera d’ailleurs le poste de directeur artistique des faïenceries Henriot à Quimper en 1937. Il exécute aussi des cartons de mosaïques et de vitraux.
Il a décoré plusieurs paquebots et pétroliers. Il a exécuté des décorations murales: Exposition des arts décoratifs de 1925; immeuble Heinz à Pittsburgh en 1930; Exposition coloniale en 1931; Exposition internationale de 1937…

Dans cette Bretagne, ses choix vont au pittoresque inhérent à une province où la modernisation est à peine entamée : les pêcheurs au travail, leurs maisons, les artisans, leurs outils et leurs techniques. Très conscient que cette civilisation est appelée à disparaître à plus ou moins brève échéance, il s’est donné pour mission de rassembler sur le vif les modes de la vie quotidienne. La beauté et la diversité des costumes le passionnent particulièrement. Pour les observer, les occasions privilégiées qu’il recherche sont les foires et marchés, les pardons, surtout ceux qui rassemblent les pélerins de diverses régions. Le Folgoët, Locronan, Sainte-Anne-la-Palud le voient souvent revenir. Il peut y saisir l’évolution des costumes traditionnels en se désolant de leur disparition progressive.

Son oeuvre est un témoignage incomparable de la vie en Bretagne dans la première moitié du XXème siècle. On ne compte plus les nombreuses expositions à Paris et en Province, notamment l’une des dernières au Musée de la Marine à Paris en 2013. Il a son propre musée dans sa ville natale de Lamballe.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Gabriel Zendel, artiste post-cubiste!

Gabriel Zendel (Paris 1906 – 1980) fut un peintre de figures, de paysages urbains, graveur, céramiste, illustrateur.

Il fut élève de Paul Bornet, qui enseignait, en son Institut d’Esthétique Contemporaine, les techniques de la peinture et de la gravure sur cuivre et sur bois.

Gabriel Zendel fut sociétaire des Salons Indépendants et d’Automne, il figura aussi au Salon des Peintres Témoins de leur Temps en 1950 et au Salon des Tuileries. Il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger. Il a montré à partir de 1931, sa première exposition personnelle à la galerie Zak à Paris, puis: 1934, 1947, 1950, 1952 et 1953 à Paris; 1942 à Cannes; 1949 à New York; 1980, galerie d’Art de la place Beauvau, Paris.

A partir de 1950, son art se situa résolument dans la ligne post-cubiste. Gabriel Zendel campe fortement les quelques formes, personnages, souvent des clowns, ou paysages familiers qui lui sont chers, de Paris, de Bourgogne, de Honfleur. A son style graphique si particulier, robuste et comme paysan, s’allie curieusement une palette haute de couleur, dans les jaunes citron et les rouges groseille, et presque tendre.

Il a réalisé les décors pour une pièce de théâtre Un jeune homme qui ne compte pas montée par la Compagnie Marcel Lupovici. Il a également illustré de vingt-cinq dessins en 1947, Le cirque de Léon Paul Fargue, de lithographies originales Les célibataires de Montherlant, Nuit de Prince de Kessel.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Libourne – Nevers – Paris (Musée d’Art Moderne) – Rennes.