Roger Limouse et le Maroc.

Roger Limouse Rabat
Roger Limouse, maison de danse à Rabat,
huile sur toile, 50cm x 61cm

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Roger Marcel Limouse (Collo 1894 – 1990) entre en 1919 dans l’atelier de P.A. Laurens, à l’Académie Julian. C’est là qu’il se lia d’amitié avec Jules Cavaillès et Dunoyer de Segonzac. Il fut reçu en 1922 au concours de professorat des écoles de la Ville de Paris. Il obtint en 1933 le Prix des Vikings, visitant ainsi la Norvège.

Ayant le goût des voyages, Roger Limouse séjourna en Belgique et Hollande, mais surtout dans les pays méditerranéens, notamment au Maroc. Après la deuxième guerre mondiale, Roger Limouse retourne plusieurs fois au Maroc, d’où il rapporte des scènes populaires (cafés, marchés, exhibitions de danseurs ambulants), des scènes de défilés comme ce magnifique tableau représentant le sultan Ben Arafa se rendant à la prière dans sa calèche de cérémonie, des natures mortes, des oeuvres qui se caractérisent par des couleurs vives, et une expression forte et dépouillée.
Roger Limouse exposa avec les peintres de la Réalité poétique, notamment dans une exposition rétrospective en 1956, en compagnie de Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roland Oudot, André Planson et Costia Térechkovitch. Il expose à Paris aux Salons des Artistes Français, des Indépendants, d’Automne et des Tuileries.

 » Il y a dans la peinture une vérité supérieure, notait avec force Roger Limouse, qui n’est pas forcément pour cela une vérité décorative ou anecdotique. Il faut distinguer ce que le tableau représente de ce qu’il exprime le sujet n’étant qu’un prétexte, qu’un excitant pour le peintre. Le sentiment plastique préexistant est d’un ordre tellement général et si profond que le thème choisi importe peu. Rembrandt nous donne la même émotion en traitant un sujet biblique ou une nature morte. Un véritable artiste peut peindre n’importe quoi, à condition que l’objet, indifférent en soi, éveille en lui un sentiment plastique : l’objet ne compte que dans la mesure où il provoque l’enthousiasme nécessaire. « 

Roger Limouse

Roger Limouse dans son atelier, c.1940 

Achille Laugé, la lumière!

Achille Laugé
Achille Laugé, la route aux genêts,
huile sur toile, signée, 49cm x 74cm
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Achille Laugé (Arzens 1861 – Cailhau 1944) suit les cours de l’école des Beaux-Arts de Toulouse, où il fit la connaissance d’Antoine Bourdelle; puis l’école des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Cabanel, où il fait la connaissance d’Aristide Maillol.
Il participe dès 1894 au Salon des Indépendants, et participe la même année à une exposition de peintures de Bonnard, Maurice Denis, Sérusier, Roussel, Vuillard… à Toulouse. De nombreuses expositions personnelles à Paris se succèdent à partir de 1907.

Achille Laugé a adopté la touche divisionniste des néo-impressionnistes, qu’il appliqua avec plus ou moins de rigueur, tout au long de sa carrière. Il peint dans l’Aude, à Cailhau, à Alet, puis à Collioure à partir de 1926.

Il est représenté à l’exposition de 1968 consacrée au néo-impressionnisme au musée Guggenheim de New York. Plusieurs expositions rétrospectives eurent lieu en 1958 au musée de Limoux, 1961 à Toulouse, 1966 à Londres, 1967 à New York, 1969 à Paris.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Carcassonne – Limoux – Montauban – Montpellier – Morlaix – Paris (musée national d’art moderne) – Perpignan – Toulouse.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.322
Achille Laugé, le point, la ligne, la lumière, Catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne, musée Petiet de Limoux, musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Gaston Balande, la fête de la mer à Esnandes.

Gaston Balande Esnandes
Gaston Balande, fête maritime à Esnandes,
aquarelle gouachée, signée et située « Esnandes », 26,5cm x 20,5cm
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Gaston Balande (Madrid 1880 – Paris 1971) fut un peintre de sujets allégoriques, de portraits, pratiquant l’aquarelle et le dessin, et fut aussi un illustrateur.

Elève de Cormon et de Rupert Bunny. Entre 1905 et 1931, il a exposé au Salon des Artistes Français. Gaston Balande a participé au Salon d’Automne entre 1913 et 1938, au Salon des Indépendants à partir de 1921, au Salon de la Nationale des Beaux-Arts de 1933 à 1936. il a aussi exposé à Bruxelles en 1910 et 1925, tandis qu’il a participé à l’Exposition Internationale de Paris en 1937. Il ira sur le front en février 1917 en tant que « Peintre des Armées » et recevra la Légion d’honneur en 1925, officier en 1952.
S’il a peint des paysages, des portraits et des fleurs, il est aussi l’auteur de plusieurs décorations, dont celle pour l’Hôtel de Ville d’Aubervilliers. Il a réalisé des cartons de tapisseries et a illustré de nombreux ouvrages.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Albi – Alençon – Dijon – Gap – Paris (Gobelins, Musée d’Art Moderne – Petit Palais) – Pau – La Rochelle – Saintes, et surtout à l’Hôtel de Ville de Saujon (ville de sa famille et de son enfance) où plusieurs de ses toiles sont visibles.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gr¨¨und, Tome I, p.664-665

Emile Compard et son Doëlan!

Emile Compard Doëlan
Emile Compard,  le port de Doëlan, c.1935,
huile sur toile, signée ne bas et à gauche, 65cm x 81cm
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Emile Compard (Paris 1900 – 1977) fut élève à l’Académie Julian, où il fréquente l’atelier de J.P. Laurens en 1916, et participe aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, des Artistes Indépendants, des Tuileries et d’Automne. Dès 1927, il fait des expositions personnelles à New-York, Munich, Berlin et Düsseldorf. Il ne montre ses oeuvres abstraites qu’à partir de 1955 à Paris et dans plusieurs villes d’Europe.

Vers 1926, il s’est lié par l’intermédiaire du critique Félix Fénéon à Pierre Bonnard. Plusieurs toiles de cette année-là attestent cette influence. Par la suite, l’artiste n’aura cesse d’évoluer, abordant l’abstraction au début des années 1950 et la pratiquant jusqu’à la fin de sa vie en 1977, sans toutefois renoncer à la figuration.

Emile Compard découvre la Bretagne très tôt et peint de Pont-Aven à Concarneau. C’est près de Doëlan, où le précéda son ami Tal Coat, qu’il s’enracine en 1936.

« Nul n’aura mieux saisi l’essence de ce pays rude, fait de pierre et d’eau, mariage du sec et de l’humide, de l’érosion et du vent clair retroussant l’arbre et la mer. Des années durant, Emile Compard en a fait sa terre d’élection, la source inlassable et toujours recommencée de son oeuvre. » Jean-Domnique Rey, extrait de la préface de l’exposition Compard, Saint-Etienne, 1973.

Bibliographie:

Dictionnaires des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.817
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1998
Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest-France, 2004

Pierre Cornu, un artiste exhalté!

Pierre Cornu
Pierre Cornu, « bord de mer »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 38cm x 46cm
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Pierre Cornu (Salon de Provence 1895 – 1996) fut un peintre d’intérieurs, de paysages, de figures et de natures mortes.

Pierre Cornu a vécu près de 100 ans, un témoin privilégié qui a vu le monde évoluer sous ses yeux. Et tout au long de sa vie, il n’a cessé de peindre, de ses 20 ans à sa mort en 1996. Le peintre ne s’en cachait pas, c’était un épicurien, amoureux des femmes et de leur beauté, les célébrant par sa création artistique. Les femmes, c’est Cornu. Et Cornu, c’est les femmes : sur ses toiles, elles sont représentées sous toutes leurs coutures. Tour à tour dénudées, endormies ou rêveuses. Au-delà de son sujet principal, Pierre Cornu s’est plu à faire et défaire les genres en élargissant sa palette artistique. Il délaissait les femmes l’espace d’un instant pour se laisser transporter au gré des saisons, peignant des paysages, des natures mortes, mais aussi des portraits – faisant de lui un talentueux portraitiste de renom. Avec son coup de pinceau, il magnifiait les couleurs de la nature, la luminosité du soleil et les traits singuliers de ses modèles, donnant une vitalité particulière à son histoire.

« Avant d’être quoi que ce soit, figurative ou non, réaliste ou transcendante, savante ou naïve, une œuvre d’art, et en particulier une peinture, doit être heureuse », aimait-il à résumer.

Depuis 1933, il expose à Paris, aux Salons d’Automne, des Artistes Indépendants, des Tuileries.

Pierre Cornu pratique une peinture assez caractéristique des artistes méridionnaux depuis Auguste Chabaud, tels Pierre Ambrogiani, Max Agostini, une peinture largement brossée, grasse et haute en couleurs.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.900