Legout-Gérard, une perle de Concarneau.

Legout-Gérard
Fernand Legout-Gérard (Saint-Lô 1856 – Paris 1924), l’arrivée de la pêche à Concarneau,
huile sur panneau parqueté, signée en bas et à gauche, 11,5×16,5cm, Vendu -sold

Fernand Legout-Gérard (ou Le Gout-Gérard) a passé toute sa jeunesse dans la région de la Manche. Il découvre Concarneau vers 1889, qui deviendra son port d’attache et son sujet favori. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1900.

La maison du peintre devient un lieu de rendez-vous des « peintres de Concarneau », avec notamment Alfred Guillou, Théophile Deyrolle et Achille Granchi-Taylor.
Il peint des scènes typiques, des marchés, des foires, les retours de pêche… Souvent le calepin à la main, il prenait en un seul croquis, l’attitude d’un personnage, un costume, le tout avec une exactitude qui lui est propre.

Fernand Legout-Gérard a beaucoup représenté la Bretagne. C’est un peintre mais aussi un aquarelliste et un dessinateur. Dès 1902, il est qualifié par un critique de « peintre par excellence des marchés et des ports de la Bretagne ». Et Auguste Dupouy le surnommera en 1923 « le Claude Lorrain de notre Cornouaille maritime ».

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.290
Fernand Le Gout-Gérard , 1854-1924, J.M. Michaud, catalogue d’exposition, Musée du Faouët, 2010

Lucien Victor Delpy, Concarneau grand port de pêche!

Lucien Victor Delpy
Lucien Victor Delpy (1898-1967), « Thoniers sous voile à Concarneau », 1932
huile sur panneau, signée et datée en bas et à gauche, 22x27cm
Vendu -sold

Lucien Victor Delpy (Paris 1898 – Lorient 1967)

Delpy est admis le 14 novembre 1914 à l’École nationale supérieure des beaux-arts dans les ateliers de Fernand Cormon, d’Émile Renard et de Jean-Pierre Laurens, puis il étudie auprès de Charles Fouqueray. Il installe son atelier à Montparnasse en 1923.

Il s’engage comme volontaire en 1917 jusqu’en octobre 1919 puis il revient à l’atelier Cormon.

Il découvre la Bretagne en 1924 et il deviendra un incontournable artiste du Groupe de Concarneau d’entre les deux-guerres. Il nous dépeint ici, dans une riche et sourde palette de couleurs, les thoniers de Concarneau, en partance pour la pêche.

Lucien Victor Delpy est médaille d’argent et titulaire du prix Paul Liot au Salon des artistes français de 1927. Il reçoit le prix Dumoulin pour l’Algérie de la Société coloniale des artistes français en 1928, et est nommé peintre de la Marine en 1931, année où il reçoit également le grand prix de la Ville de Paris pour l’Afrique du Nord.

Il est envoyé en mission sur le front à Dunkerque en 1940, puis à Cherbourg. On le retrouve en mission avec l’Armée Rhin et Danube en 1945, année où il est nommé peintre aux armées.

Lucien Victor Delpy embarque en mission Toulon-Saigon en 1950. L’artiste sera également envoyé en mission comme peintre militaire en Algérie française en 1958 avec les fusiliers marins dans l’Oranais et à Nemours (aujourd’hui Ghazaouet).

Le peintre reçoit le prix des paysagistes français en 1946 et le prix Corot en 1947. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en mars 1954.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999,

La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper

Charles Perrin et le Pays Bigouden.

charles perrin Ile Tudy
Charles Perrin (1884 – 1964), « Langoustiers devant l’Ile Tudy », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38cm x 46cm
Vendu – sold

Charles Perrin est né le 11 avril 1884 à Nancy et mort le 21 mars 1964 à Senlis.

Ce peintre fait ses études à l’École des Beaux-arts de Paris et fut influencé par les courants artistiques de l’époque. Il exposa ses premiers tableaux au Salon de Paris.

Il est principalement connu pour son style figuratif avec une influence du mouvement Impressionniste. Il utilise des couleurs vives et traite de manière expressif la lumière dans ses œuvres.

Charles Perrin a exposé au Salon d’Automne ainsi que plusieurs salons parisiens, où il reçut un accueil favorable.

Son travail est apprécié pour sa sensibilité et son approche poétique des thèmes abordés.

Ses thèmes principaux sont les paysages, les scènes de la vie quotidienne, les natures mortes et les portraits. Il s’est également intéressé à des sujets liés à la Bretagne, capturant la beauté de la région.

Dans ce tableau, il peint les barques de pêche, et notamment les langoustiers qui sont échoués sur la plage de Loctudy, nous dévoilant ainsi une belle vue sur l’Ile Tudy, en pays bigouden.

Marcel Parturier, peintre de la Bretagne.

marcel parturier
Marcel Parturier (Le Havre 1901 – Paris 1976), « Tréboul », c.1930,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 61cm
Vendu -sold

Marcel Parturier est né en 1901, son père, Louis Eugène Parturier, professeur au lycée du Havre, est un homme de lettres, écrivain, artiste peintre et fondateur de la Société havraise des Beaux-Arts. Il entraine dès son plus jeune âge son fils Marcel sur le motif l’encourageant vivement à développer ses talents. Ses études terminées, Marcel Parturier tout naturellement se consacre à la peinture et suit les cours de l’École nationale des beaux-arts à Paris.

Son univers pictural sera majoritairement et passionnément le paysage. Ses paysages, il les trouvera d’abord en Normandie, puis tout au long de son existence ce sera en Bretagne, Ile-de-France, Provence. Sa palette s’enrichira de ces hautes lumières. De ses séjours à l’étranger, la Tunisie lui apportera des luminosités fortes, la Belgique et la Hollande des lumières douces mais intenses qui l’enthousiasmeront et où il retournera à de nombreuses reprises.

Il obtient en 1920-1921 une bourse et part en Tunisie. À son retour il entre à l’Académie de la Grande Chaumière qu’il doit quitter dans un premier temps pour service militaire. Ses talents de dessinateur le font intégrer le ministère de la guerre où il est cartographe jusqu’en 1923/24. Son service militaire terminé il retourne à la Grande Chaumière. Son maître est Lucien Simon.

Sa première exposition à 24 ans à la galerie Carmine ouvre une carrière longue de 55 ans, durant laquelle plus de mille cinq cents toiles seront réalisées ainsi que plus de quatre cents gouaches ou aquarelles, représentant les paysages rencontrés au cours de séjours en France (Bretagne, Normandie, Honfleur, Provence, Bourgogne) ou à l’étranger (Tunisie, Hollande, Belgique, Espagne, Italie).

Marcel Parturier est nommé en 1947 Commissaire général du 58e Salon des indépendants et fonde en 1953, l’Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques, (ADAGP). Il en devient le premier Président. Il est également nommé Chevalier de la Légion d’honneur, au titre, des Beaux-Arts, et sociétaire à la Société Nationale des Beaux-Arts.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

« Voyages » d’André Dauchez, un nouvel ouvrage.


L’association André Dauchez, dont Stéphane Brugal et une dizaine d’auteurs, vient de publier un ouvrage collectif, intitulé Voyages, qui retrace le parcours unique d’un artiste en quête de l’essentiel. Un ouvrage à retrouver à la galerie Brugal.
L’écriture particulièrement soignée et l’iconographie riche font de cet ouvrage un incontournable pour qui veut approcher au plus près l’œuvre de l’artiste bigouden d’adoption.

Grand amoureux des paysages marins

On connaît trois facettes essentielles du travail d’André Dauchez, (1870-1948), la gravure, la peinture et la photographie. Beau-frère de Lucien Simon, André Dauchez travaillera toute sa vie dans des registres et des factures différentes, la photographie lui permettant également de nourrir sa vision du monde.
Sa vie d’artiste et de famille, il la partage entre les croisières et son atelier de La Palud, et son travail l’hiver à Paris où il a un autre atelier. Grand amoureux des paysages marins et passionné de voile, il possédera plusieurs bateaux sur lesquels il naviguera régulièrement au cours de sa vie dont la Rose des vents, l’Embellie et la Grande ourse.

Peintre officiel de la Marine

Les sujets qu’il choisit sont souvent ethnographiques, traités de façon sobre, et c’est avec une grande économie de moyens qu’il s’attachera à retranscrire la nature. Ne le surnomme-t-on pas peintre du vent et des estuaires ? « Dans un carton, nous avons trouvé de nombreuses correspondances que l’artiste entretenait, de petits carnets de voyage, des photos, beaucoup d’éléments méconnus de la vie d’André Dauchez, et de multiples documents, à la source probablement de ce qui a forgé ses choix artistiques et son appétence pour les voyages », raconte sa petite fille Maria Dauchez-Garrouste.
Peintre officiel de la Marine, André Dauchez a sillonné les mers, avec sa famille, ses amis proches, mais aussi d’autres peintres comme en Corse avec René Ménard ou en Algérie avec Lucien Simon. Ses carnets de bord sont une mine d’informations qui en disent long sur ses recherches personnelles et sa volonté d’enraciner son art, enrichi d’une réflexion profonde.


Pratique :
« Voyages » du peintre André Dauchez : ouvrage disponible à la Galerie Brugal, 12, rue Burdeau, Pont-l’Abbé et au Musée des Beaux-Arts de Quimper.

OUEST-France du 27-28 juillet 2024