De Belay, prodige de la peinture moderne.

Pierre De Delay
Pierre de Belay, « le mas »,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, datée 1940, 50 x 61cm

Vendu-Sold

L’artiste de Quimper Pierre De Belay (1890-1947) partage sa vie entre Paris et son pays natal, la Bretagne. Grand représentant de la peinture bretonne, il fréquente dans les années 1920 les artistes de Montparnasse. Témoin privilégié grâce à son amitié avec Max Jacob qu’il rejoint dès 1905 et qui l’introduit auprès des avants-gardes au Bateau-Lavoir.

Cette peinture date de 1940, du début de la technique du « Treillisme », que l’artiste vient de mettre au point. Installé dans le Sud de la France, il peint ici une magnifique bastide provençale, cézanienne dans l’âme, mais dont la technique découle de traits plus ou moins longs entrecroisés et se chevauchant.

Cette dernière manière de peindre de Pierre De Belay prend ses sources dans le divisionnisme et dans la pratique de la gravure. L’artiste rend le trait plus épais ou plus fin, joue des écartements pour exprimer les volumes et les plans, exprimant les vibrations colorées. Un autre maître de la peinture bretonne!

La curiosité et la passion pour le réel, sa manière de capter des expressions fugitives sur les visages font de Savigny de Belay un reporter de son temps. En juillet 1933, éclate l’affaire Stavisky qui a mené à une crise politique à la suite du prétendu suicide de l’homme d’affaires. Il assiste au procès dont il dessine de nombreux croquis (scène d’audience, plaidoiries, etc.). L’artiste note dans ses carnets les visages des accusés, les mimiques des jurés, les attitudes des avocats, dans un esprit proche de la caricature.

En 1937, il peint Une pêche au chalut pour l’Exposition universelle de Paris. Savigny de Belay voyage aussi beaucoup en Belgique où il retrouve l’atmosphère changeante et animée des petits bourgs bretons. Il rencontre à Ostende, James Ensor (1860-1949), peintre qui se veut aussi indépendant que lui. C’est à ce moment (1939) qu’il invente le « treillisme » – une technique proche de la gravure (qu’il pratique depuis 1926) –, un entrecroisement de traits qui donne une certaine profondeur à ces œuvres. Il en fait une exposition à Paris en 1943. Peu à peu, il reprend la tradition classique. À partir de 1940 il séjourne dans le midi. En 1947, il retourne à Ostende où il monte une exposition avec James Ensor. C’est là qu’il meurt d’une crise cardiaque.

Ouest France. Jacques Ignazi et ses visions bretonnes à la galerie Brugal.

Artiste contemporain, né à Paris et formé à l’Ecole nationale des Arts décoratifs, Jacques Ignazi, arrive à la Galerie Brugal de Pont-l’Abbé. Ses oeuvres y côtoient celles des maîtres des écoles bretonnes. Les visions bretonnes de Jacques Ignazi, ne déparent pas à côté de celles de Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Paul Eschbach, Maxime Maufra, Lucien Simon, André Dauchez ou autre grand, comme Mathurin Méheut. « Ses huiles, d’une grande tendresse et d’une vérité profonde, transmettent sa vision d’êtres et de paysages révés d’une Bretagne éternelle « , souligne Stéphane Brugal.

L’artiste a plus particulièrement travaillé ici, en Bigoudènie, d’après les souvenirs de travail des goémoniers de la Pointe de Penmarc’h.

Spécialiste des oeuvres d’André Dauchez, qui vécut de 1870 à 1948, Stéphane Brugal a sélectionné une série de peintures, de dessins et d’eaux-fortes qui exaltent les beautés du Pays bigouden, de ses dunes et bords de mer, jusqu’aux superbes anses de l’Odet. Plus loin, l’original de l’affiche créée par Jean-Julien Le Mordant, en 1912, pour le syndicat d’initiative du Finistère, vaut à elle seule le déplacement.

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Le Télégramme: Galerie Stéphane Brugal. De grands peintres à voir et à revoir

Pour la huitième année consécutive, Stéphane Brugal a ouvert sa galerie de peintures anciennes et modernes. Jusqu’à fin août, la Galerie Stéphane Brugal présente une sélection de peintures et de dessins des différentes écoles bretonnes, couvrant ainsi plus d’un siècle de production artistique. Spécialisé dans les peintres des écoles bretonnes de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, Stéphane Brugal guide les visiteurs dans l’approche des différents artistes et dans le choix d’oeuvres typiques de ces productions : Jean-Julien Lemordant, Henri Barnoin, Paul Eschbach, Maxime Maufra, Henri Guinier, Lucien Simon, Adolphe-Marie Beaufrère, Maturin Méheut…

 

 

Ouest France. Vagues et déferlantes à la Galerie Brugal.

Spécialisé dans les peintres des écoles bretonnes, la Galerie Stéphane Brugal met en avant les linogravures en couleur d’Eric Durant. « Sur le thème, des vagues et déferlantes « , précise-t-il. Des oeuvres qui expriment, tout naturellement, la puissance et le mystère des eaux en furie des caps finistériens. Artiste contemporain, Eric Durant, enseigne à l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués de Paris. A côté, plus apaisants, les pastels d’Hervé-Louis, représentent les paysages colorés des rivages bigoudens. Parallèlement à ses nouveautés, le visiteur retrouve les créations typiques les plus connues, de Jean-Julien Lemordant, Henri Barnoin, Paul Eschbach, Maxime Maufra, Henri Guinier, Lucien Simon, Adolphe Marie Beaufrère, André Dauchez et Mathurin Méheut. Autant d’artistes dont le nom suffit et que l’on ne présente plus.

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Le Télégramme : Galerie Stéphane Brugal. Une sélection des peintres des écoles bretonnes

A l’occasion de la septième année de présence à Pont l’Abbé, la Galerie Stéphane Brugal expose à nouveau les principaux maîtres des écoles bretonnes du XIXème et du XXème siècles

Spécialisé dans les peintres des écoles bretonnes, Stéphane Brugal se fait un plaisir de guider le visiteur dans l’approche des différents artistes et dans le choix d’oeuvres typiques : Jean-Julien Lemordant, Henri Barnoin, Paul Eschbach, Maxime Maufra, Henri Guinier, Lucien Simon, Adolphe-Marie Beaufrère, André Dauchez, Maturin Méheut… Le Télégramme –

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