Marcel Jacquier, un décorateur et peintre.

Marcel Jacquier
Marcel Jacquier, « Devant la ville close »,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 40cm x 97cm

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Elève en 1903 de Luc-Olivier Merson, Marcel Jacquier (Paris 1877-1957) a eu une importante activité de décorateur et d’affichiste, qu’il a menée parallèlement à une oeuvre personnelle de peintre inspirée essentiellement par la Bretagne.

Il participe à partir de 1905 et jusqu’en 1940, au Salon des Artistes Français, exposant des oeuvres de sujets bretons, ainsi qu’au Salon d ‘Automne et à de nombreuses expositions régionales comme à Nantes, Brest. Les années 1930 sont les plus fécondes et marquées par la réalisation d’oeuvres aux thèmes régionaux. Il participe en 1937 à la décoration du Pavillon de la Bretagne à l’Exposition Internationale de Paris, aux côtés de Mottheau et René-Yves Creston.


« Inscrit à l’école des Beaux Arts de Nantes en 1889, il fréquente ensuite l’académie Julian à Paris en 1907. Il revient en Bretagne chaque été entre 1903 et 1911; à la belle saison, depuis Tréboul, il part à la recherche de motifs, sillonnant ainsi le Finistère. Il est l’auteur de plusieurs affiches pour des syndicats d’initiative. Il est récompensé au Salon des Artistes Français de 1933, Il reçoit la médaille d’argent pour son levure Les Veuves. Peintre de Douarnenez, il est aussi l’auteur de paysages de bière et de scènes de pardons. Il peint également à Concarneau, vers 1910. » Jacqueline Duroc, Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Hervé Duval, La modernité en Bretagne : Tome 2, de Jean-Julien Lemordant à Mathurin Méheut (1920 – 1940), Silvana Editoriale, 1er juillet 2017.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ
Marcel Jacquier, article de Patricia Plaud-Dilhuit, in “La création bretonne, 1900-1940”, Ed Arts de l’Ouest, 1995

Le Scouëzec, un artiste, un aventurier!

Maurice Le Scouëzec
Maurice Le Scouëzec, « nu », dessin,
titré Tranorou et daté 1931, 64cm x 50cm

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Dès 1917, Maurice Le Scouëzec (1881-1940) fréquente tous les grands artistes de Montparnasse, autour de Modigliani et de Picasso. Aventurier autant que matelot anarchiste, il va sillonner les océans, la Nouvelle Calédonie, Madagascar et l’Afrique noire, notamment, sans oublier sa Bretagne!

Il ne cessera de représenter les paysages aux couleurs fortes et les corps ployés ou posés. Plus qu’un peintre voyageur, amateur d’exotisme ou de pittoresque, Le Scouëzec est un artiste passionné et exigeant, qui a été toute sa vie en quête de ces mouvements fugaces où se trahit en un instant la vérité d’un monde.

Celui qui fût tour à tour pilotin sur de grands voiliers, soldat et déserteur, globe trotteur et aventurier est surtout un immense artiste qui a laissé une abondante œuvre picturale redécouverte ces dernières années. Plus de 3 700 tableaux, aquarelles et dessins ont été retrouvés.

Ami de Modigliani et de Foujita, Le Scouezec exposait dans les mêmes galeries que Lautrec ou Picasso. Ses portraits de groupe, ses nus, rappellent l’expressionnisme allemand des années 1920. Il vivra les dernières années de sa vie en Bretagne dans le Finistère, sa peinture devient plus sensible quoique toujours un peu fruste. C’est alors qu’il composera l’immense fresque de la Chapelle Saint Roch à Pont d’Ouilly, près de Falaise.

C’est Henri Le Bal qui, dans son récent essai « Le Scouezec Montparnasse », en parle le mieux : « Il peint au couteau par grand à plat écrasé, la matière est charnelle, riche généreuse… Un mec  sauvage brut qui peint avec férocité, une force libre et un cœur libre… A l’heure ou d’autres écrivaient avec les mots des tranchées je pense à Céline, il peint des mers bretonnes ocres, des mers pour foutre le camp.»

Mais que ce soit à Montparnasse, en Afrique ou à Madagascar Maurice Le Scouezec est toujours resté fidèle à ses racines celtes. « Partir donc…Quitter tout, aller là bas, marcher, crever, vivre, avoir de l’air. » répondait l’artiste, éternel insoumis, regardant à la fin de sa vie l’horizon de l’occident celtique des îles de Sein et d’Ouessant.

 

 

Maurice Le Scouëzec, le breton de l’Ecole de Paris!

Maurice Le Scouëzec
Maurice Le Scouëzec, « nu au rideau bleu », 1918,
dessin et aquarelle, signé et daté, 30cm x 46cm
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Installé en 1917 à Paris dans le quartier de Montparnasse, Maurice Le Scouëzec (Le Mans 1881-Douarnenez 1940) a fréquenté les lus grands artistes comme Modigliani et Picasso, mais aussi Vlaminck, Soutine, Kisling, Pascin, Ortiz de Zarate, Foujita et leurs amis, le marchand de tableaux Zborovsky, le modèle Kiki-de-Montparnasse…

Aventurier, il sillonne les océans en direction de la Nouvelle Calédonie dès 1900, puis de Madagascar, de l’Afrique noire, sans oublier sa chère Bretagne.

Celui qui fût tour à tour pilotin sur de grands voiliers, soldat et déserteur, globe trotteur et aventurier est surtout un immense artiste qui a laissé une abondante œuvre picturale redécouverte ces dernières années. Plus de 3 700 tableaux, aquarelles et dessins ont été retrouvés.

Ami de Modigliani et de Foujita, Le Scouëzec exposait dans les mêmes galeries que Lautrec ou Picasso. Ses portraits de groupe, ses nus, rappellent l’expressionnisme allemand des années 1920. Il vivra les dernières années de sa vie en Bretagne dans le Finistère, sa peinture devient plus sensible quoique toujours un peu fruste. C’est alors qu’il composera l’immense fresque de la Chapelle Saint Roch à Pont d’Ouilly, près de Falaise.

C’est Henri Le Bal qui, dans son récent essai « Le Scouëzec Montparnasse » (Palantines ed.), en parle le mieux : « Il peint au couteau par grand à plat écrasé, la matière est charnelle, riche généreuse… Un mec  sauvage brut qui peint avec férocité, une force libre et un cœur libre… A l’heure ou d’autres écrivaient avec les mots des tranchées je pense à Céline, il peint des mers bretonnes ocres, des mers pour foutre le camp.»

Mais que ce soit à Montparnasse, en Afrique ou à Madagascar Maurice Le Scouezec est toujours resté fidèle à ses racines celtes. « Partir donc…Quitter tout, aller là bas, marcher, crever, vivre, avoir de l’air. » répondait l’artiste, éternel insoumis, regardant à la fin de sa vie l’horizon  de l’occident celtique des îles de Sein et d’Ouessant.

Dans ce  « nu au rideau bleu« , de 1918, on se trouve dans la première période dite de Montparnasse (1917-1921), où Le Scouëzec peint en atelier presque exclusivement des nus et des portraits, travaillant sur le corps humain, ses poses et ses mouvements.

 

Cornélius, un primitif du XXème siècle

Jean Georges Cornélius
Jean-Georges Cornélius, « 3ème Béatitude – Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés », c.1940
huile sur carton, signée en haut et à droite, 82 x 89cm
Cette oeuvre a figuré à la seule exposition de l’artiste à Rio de Janeiro en 1947
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Jean-Georges Cornélius (Strasbourg 1880 – Ploubazlanec 1963).

A Strasbourg, il travailla d’abord dans l’atelier du peintre et aquafortiste, le baron Lothar von Seebach. Puis, il vint à Paris, s’inscrivit à l’Atelier de Gustave Moreau et ensuite à l’Atelier Luc-Olivier Merson. Dès 1903, il commença à exposer, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Il a réalisé une peinture à la fois mystique et allégorique. Il sera profondément marqué par sa conversion au catholicisme en 1931. Il fut également un illustrateur des poèmes de Baudelaire et d’Oscar Wilde

Il proposera une oeuvre singulière, celle d’un primitif du XXème siècle dont le sacré et la Bretagne seront les deux piliers. Sa vie est faite de nombreux séjours à l’étranger (Etats-Unis, Belgique, Brésil) ainsi que d’amitiés fidèles, comme celle qui le lie à Georges Bernanos. Hors des modes et des grands courants artistiques, Cornélius est un peintre unique, peut-être dérangeant, l’un des moins faciles dans sa violente expressivité, dans son contenu affectif et son splendide isolement. On adore ou pas!?

Quarante-huit tableaux et six dessins de Jean-Georges Cornélius ont fait l’objet d’une donation par la fille de l’artiste au Musée eucharistique du Hiéron, en 2007, après une exposition monographique du peintre. Ses œuvres sont en partie exposées dans le musée.

Jean Georges Cornélius

Jean-Georges Cornélius, « Pleurons » ,

huile sur carton, signée en haut et à gauche, 67x88cm

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Xavier De Langlais, une âme celtique!

Xavier De Langlais est né à Sarzeau en 1906 (il meurt à Rennes en 1975). Il fut peintre, graveur, illustrateur, écrivain et technicien de la peinture.

Après avoir suivi les cours des Beaux-Arts de Nantes et de Paris, Xavier De Langlais rentre en Bretagne pour toujours. Commence une période de forte activité artistique: des décorations de chapelles (Lannion, La Baule, Etel, Saint-Brieuc, La Richardais près de Dinard: c’est la vogue de l’art sacré); des recherches sur la technique de la peinture (qui donnera lieu à l’édition en 1959 chez Flammarion d’un remarquable écrit: « La technique de la peinture à l’huile, de Van Eyck à nos jours »); une adhésion au mouvement des Seizh Breur (aux côtés de Creston, Malivel et de son ami l’architecte James Bouillé); des illustrations de revues bretonnes; des compositions à l’huile (portraits) et des céramiques…

Xavier de Langlais

« Fillette de Plougastel », huile sur toile, signée et datée « 29-IV-1947 », 40,5×33,5cm,

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L’univers de Xavier De Langlais est peuplé de personnages féminins aux traits un peu exotiques et aux yeux songeurs. Mais ses personnages témoignent d’une vie intérieure, d’un hommage à la femme éternelle. Citons Henri Terrière (critique d’art, journaliste à Ouest-France de 1945 à 1979): « Il en réalise la plénitude charnelle, tout en l’idéalisant avec une sorte de respect dans un inaltérable adoucissement de jeunesse et de beauté, en la purifiant par l’évocation lointaine d’un exotisme de rêve ou le nu même semble s’enrober de pudeur » .