Galerie Brugal, découvrir les écoles bretonnes.

Galerie Brugal
Pour la 11ième année, la galerie Brugal ouvre ses portes jusqu’au 3 septembre sur une sélection de peintures et de dessins des écoles bretonnes.
Pour la 11e année, la galerie Brugal ouvre ses portes jusqu’au 3 septembre 2016 et y présente une sélection de peintures et de dessins des écoles bretonnes. Cette année, la pièce maîtresse de l’exposition est une oeuvre de Fernand Legout-Gérard intitulée  » Sur l’Odet (le bac) « , mesurant 0,83m par 1,13m, représentant le bac reliant Bénodet à Sainte-Marine, oeuvre qui fut présentée en 1902 au salon des Beaux-Arts à Paris…
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Alfred Marzin, l’autre peintre de Belle Ile en Mer.

Alfred Marzin Belle Ile en Mer
Alfred Marzin, « côte rocheuse à Belle Ile »,
huile sur toile, signée en bas et à droite
Vendu-Sold

La production artistique d’Alfred Marzin (Saint-Yrieix 1880 – Nantes 1943) est exclusivement consacrée à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.

Petit maître de la peinture bretonne, son oeuvre est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette toile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de ces bords de côtes rocheuses, dans des tonalités contrastées et d’une grande richesse de composition.

Artiste complet, il a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière, notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.

Son œuvre est riche de scènes portuaires se situant à Concarneau, Douarnenez, Camaret ou encore Combrit et les bords de l’Odet.

  • En 1923, il expose au Salon des artistes français avec une toile « marée montante « . À l’époque son adresse est 2 rue St. Michel à Angers.
  • En 1924, il revient avec une toile « la pointe du Van (Finistere) résidence à Angers
  • En 1926, il expose à nouveau « la pointe des pois  » et « l’anse de Conleau », iI réside alors à Tours.
  • En 1927, il présente au Salon « Les goémons  » et le « Port de Roz bras « .
  • En 1928, il présente « les goemons, Notre-Dame-de-la-Joie Penmarch »
  • En 1929, il expose en-hors-concours les « Reflets en marée montante, baie de Douarnenez »
  • En 1932, il présente 2 toiles, « pardon gris à Penmarch » et « Les brûleurs de goemon »
  • En 1933, toujours au Salon des Artistes Français, il expose 2 toiles « Matin dans le port de Douarnenez » et « A marée basse, Bénodet », son adresse est alors 10 rue Vergniaud à Bordeaux

Bibliographie:

Alfred Marzin, peintre, graveur, illustrateur, Annick et Jean Pierre Marrec, édition Siotem.

Margaret Campbell Macpherson à l’école de Pont-Aven!

Margaret Campbell Macpherson
Margaret Campbell Macpherson – Dans le verger à Pont-Aven, c.1895,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 55 x 82cm
Vendu-Sold

Margaret Campbell Macpherson est née au Canada (St. John’s, Newfoundland) en 1860, et décède en 1931 à Versailles.
Entre les années 1880 et 1884, Margaret Campbell Macpherson étudie en Suisse, à Neuchâtel, auprès d’Auguste-Henri Berthoud. En 1885, elle retourne à Edimbourg et expose pour la première fois à la Royal Scottish Academy. A partir de 1887, elle va exposer son travail à la Glasgow Institute of Fine Arts.
En 1889, Macpherson s’installe à Paris, où elle suit l’enseignement de Gustave Courtois et de Pascal Dagnan-Bouveret à l’Académie Colarossi. Elle va également travailler durant les mois d’été à partir de 1891 avec la colonie d’artistes installés à Concarneau et à Pont-Aven, et elle se spécialise dans les portraits de Bretonnes en costume traditionnel.
Macpherson va partager son temps entre l’Ecosse et la France, où elle réussit une carrière de portraitiste. Elle partage un atelier à Edimbourg avec une autre artiste, Josephine Hoxie Bartlett, et deviendront toutes les deux membres de la Société des Artistes Ecossais en 1892. Elles exposent ensemble en 1895 à Edimbourg.
Elles déménagent ensemble définitivement à Paris en 1899.
Macpherson va exposer régulièrement dans les sociétés suivantes: Royal Scottish Academy, Glasgow Institute of Fine Art, Society of Scottish Artists, Société Nationale des Beaux-Arts, la Royal Academy de Londres, Société des Artistes Français.
Elle reçoit une médaille et les honneurs à l’Exposition Universelle de 1900 ; elle expose en 1901 à l’Exposition Pan-Américaine ; Médaille d’or à l’Exposition nationale à Reims en 1903 ; Médaille d’or à l’Exposition internationale de Nantes en 1904 ; Carnegie International exhibition à Pittsburgh en 1913.

Paul Auguste Masui, peintre breton, Camaret!

Paul Auguste Masui
Paul-Auguste Masui, chantiel naval à Camaret, 1926,
huile sur toile, 60cm x 70cm
Vendu-Sold
Oeuvre exposée au musée de Pont-Aven en 2007,
référencée et répertoriée dans le catalogue en page 11 et 40

Paul Auguste Masui (1888-1981) travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912. Il a peint principalement la Bretagne, l’Ardenne, la Provence et l’Espagne.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

« La vision de Paul Auguste Masui est sculpturale, massive, il évite toute anecdote, dépasse le pittoresque, va à l’essentiel, c’est une peinture forte, solidement structurée. L’artiste a choisi de rester figuratif avec un goût prononcé pour la synthèse et une touche d’expressionnisme. Si la peinture de Masui est témoin de son temps, elle est aussi intemporelle, avec sa force de suggestion, sa palette superbe, sa personnalité singulière.  » Catherine Puget, ancien conservateur du Musée de Pont-Aven.

La beauté archaïque de la Bretagne a conduit l’artiste à opérer une révolution picturale dans laquelle il a donné libre cours à sa personnalité. Plus son tempérament s’y dévoile, mieux il exprime la singularité de la Bretagne. Ce souffle personnel offre un supplément d’âme à toutes ses oeuvres.

Plusieurs de ses oeuvres sont dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (musée Carnavalet), Quimper, Tournai, Verviers.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.339
Paul Auguste Masui, Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007
P-A Masui, P.Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

Henri Petiet, connaisseur des peintres de la Bretagne.

Henri Petiet collection
Lucien Simon, Bigoudène et ses enfants, lithographie, 1897, 56cm x 42,1cm.
Impression en couleurs, très belle épreuve sur chine volant.
Tirage à 100 exemplaires pour l’Album d’estampes originales de la Galerie Vollard.
Vendu-Sold

Cette oeuvre de Lucien Simon provenait de la collection d’Henri Petiet (1894-1980), l’un de splus grands connaisseurs de l’estampe moderne. Lucien Simon s’installe en Bretagne, à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

« Henri Petiet était un homme hors du commun, de grande culture et d’une rare intelligence. Il avait le goût de la mécanique, des chemins de fer, des livres, la passion de collectionneur. Avec son frère ainé, le Baron Petiet, il eut aussi celui de l’automobile; fondateur des Automobiles Ariès (1903-1937), président de la Chambre Syndicale des Constructeurs Automobiles. C’est ainsi qu’Henri Petiet rassembla une collection de près de 350 voitures anciennes. A ces centres d’intérêt, il ajouta l’estampe, qui fut sa passion dominante. Il fut un découvreur de talents, encourageant les artistes en qui il croyait. Il est impossible de citer tous les artistes avec lesquels il fut en relation, mais on peut nommer Pierre Bonnard, Mary Cassat, Eugène Clairin, Maurice Denis, André Derain, Pierre Dubreuil, Raoul Dufy, Charles Dufresne, Marie Laurencin, Maillol, André Mare, Pascin, Picasso, Lucien Pissaro, Roault, Signac, Vlaminck, Jacques Villon, Vuillard, Laboureur et Marcel Gromaire…

Il commence à collectionner les estampes en 1919, puis il devint marchand en 1925. Les connaissances d’Henri Petiet en matière d’estampes étaient mondialement reconnues. Cela lui permit de jouer un rôle déterminant pour donner à l’estampe la place qui lui revenait dans les grandes collections américaines notamment, publiques et privées. » Hervé Dufresne


Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper