André Dauchez, sur la grande baie de l’Odet!

André Dauchez Odet
André Dauchez, Sur la grande baie de l’Odet,
huile sur panneau, signée en bas et à droite, 38 x 46cm
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André Dauchez arrive sur les bords de l’Odet pour les saisons estivales; pris par la magie de la rivière, il en fera son thème de prédilection dans son oeuvre peinte et surtout gravé.

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages de Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.

Tout comme pour Lucien Simon, l’embouchure de l’Odet devient le lieu de prédilection de l’artiste ; la maison de famille se trouve à Bénodet. Il traitera des sujets comme les pêcheurs, les Brûleurs de goémons, 1898 ou la Récolte du varech (exposé au Salon de 1906). Mais c’est surtout la nature, les paysages, la lande et les rochers de Penmarch’ qui lui sont chers.

«André Dauchez est peut-être l’artiste qui a le plus exploité les paysages de rivière. Il a su en effet réunir dans son œuvre ses passions : la navigation et la Bretagne. Locmaria à Quimper et La Rivière de Combrit sont fidèles à ces préoccupations.»[2]
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs,  paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.

Léopold Pascal, peintre de la Marine!

Léopold Pascal peintre de la mer
Léopold Pascal (1900-1958), marine,
huile sur toile, signée en bas et à droite, c.1930, 55cm x 38cm
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Artiste indépendant, Léopold Pascal fera preuve d’un attachement sans faille à la Bretagne. Originaire de Morlaix, Léopold Pascal fait passer le grand vent du large dans cette peinture.

« Léopold Pascal a su mettre de l’air dans ses marines, imprégnées d’embruns, nous montrant la mer sous son vrai visage, tantôt calme, tantôt terrible, souriant aux radieux matins ensoleillés, grondant sous un ciel noir de tempête », voilà quelques phrases reprises au critique d’art André Warnod en 1922, suite à sa première exposition à la galerie Reitlinger.

Installé à Montmartre entre les deux-guerres, Léopold Pascal revient fidèlement en Bretagne, et plus particuliérement à Saint-Jean-du-Doigt. Il exposera à la galerie Saluden à Brest à partir de 1926, et ce jusqu’à sa disparition. Outre les grandes expositions dans les principales galeries parisiennes, il participera au Salon des Tuileries, au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants. Léopold Pascal exposera aux côtés de Lucien-Victor Delpy, Yvonne Jean-Haffen, André Devambez.

L’artiste rejoint la France Libre, s’embarquant pour l’Angleterre avec ses fils le 19 juillet 1940, et devient en août 1942, correspondant de guerre pour la FNFL (Forces Navales de la France Libre). Léopold Pascal sera le seul peintre autorisé à signer ses oeuvres de l’ancre de marine à la croix de Lorraine. Il rencontre Charles de Gaulle et Winston Churchill et l’on trouve alors ses illustrations dans Sao Breiz, la revue éditée à Londres par l’association Sao Breiz evit ar vro Gallek (Debout, Bretagne, pour la France) d’Antoine Vourc’h, de même qu’il réalise des fresques murales au château écossais de Wemyss et dans les bases navales ou foyers du marin des F.N.F.L. à Greenock, Glasgow, Londres et Portsmouth.

Il va s’établir à Chelsea, où il y restera après la fin de la guerre, avec l’artiste peintre Lucette Burgaud de la Fougère (1921-2010) qui restera sa compagne jusqu’à la fin, à Chelsea, devenant membre et président de la Chelsea Art Society, la Tamise constituant alors le thème majeur de son œuvre.travaillant en Angleterre et exposant à Londres où il rencontrera un certain succès. 

 Nommé peintre officiel de la Marine en 1945.

Georges Gobo et l’Alpe d’Huez.

Georges Gobo montagne Alpe d'Huez
Georges Gobo (San Francisco 1876 – Nantes 1958)
 L’Alpe d’Huez, 1939
huile sur toile, signée en bas et à droite, 81 x 100cm
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Ravissante peinture de montagne, représentant l’Alpe d’Huez par l’artiste Georges Gobo.

En 1900, il s’installe à Angers et devient membre de la Société des amis des Arts qui l’invite à exposer ses premières œuvres à son Salon de 1900. Georges Gobeau prend le pseudonyme de « Georges Gobo » (ou « Gobô »).

En 1907, il réalise sa première eau-forte sur des plaques de zinc. En 1908, il expose pour la première fois à Paris, au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Depuis lors, Georges Gobo, participe aux salons régionaux et nationaux. Il s’installe à Paris en 1911. Il expose ses eaux-fortes et ses lithographies à la Galerie Georges Petit en 1916 et 1926, et ses dessins et peintures chez Bernheim Jeune en 1919 puis chez Durand-Ruel en 1925.

Par la suite, Gobo voyage à l’étranger en Belgique, Pays-Bas, Italie, Allemagne, Espagne et Maroc. Il y peint des toiles ou des esquisses de la vie quotidienne (Marché de Venise) et des paysages qu’il reproduit ensuite sur cuivre.

Cependant, c’est en France entre ses demeures de Douarnenez en Bretagne et celle d’Angers en Anjou qu’il trouve son inspiration artistique. Il réalise de nombreuses lithographies, eaux-fortes (notamment six eaux-fortes de la cité de Parthenay), lavis, dessins et peintures. Il se rend également à Saint-Jean de Luz et en Auvergne, où il intervient régulièrement à la célèbre École de Murol.

Georges Gobo arriva très jeune à Paris et devint décorateur de lettres à Angers. Il apprit par lui-même la gravure. Il exposa au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris, où il obtint le prix Cottet en 1945.

Parcourant la France, et notamment la Bretagne (régions de Vannes et de Douarnenez), la Belgique, la Hollande et l’Italie, il croqua inlassablement les paysages qu’il reproduit ensuite sur cuivre, cherchant non pas la description mais plutôt l’expression du sentiment.

Il effectuera de nombreux séjours à Douarnenez où il réalisera de nombreuses œuvres en utilisant tout l’éventail des techniques qu’il maîtrisait: aquarelles, huiles, gravures, lithographies.

Très apprécié à l’étranger, ses œuvres figurent dans de nombreux musées.

Bibliographie :

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.230

Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Flammarion, 1985

La route des peintres en Cornouaille, 1998

-Douarnenez, au bonheur des peintres, Belbeoch, 1992

 

Emile Simon, un bel artiste breton passionné!

Emile Simon manoir Squividan
Emile Simon, le parc du Manoir de Squividan, c.1950,
huile sur toile, 33cm x 41cm
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Dans cette oeuvre, Emile Simon (Rennes 1890 – Squividan 1976) met toute sa poésie d’artiste passionné pour nous communiquer la douceur du parc du manoir de Squividan.

Il se pourrait que cette oeuvre, don de Mme Fié-Fieux à l’ancien propriétaire, soit une oeuvre à « quatre mains », voire une oeuvre de la main de cette dernière, tant son style fut proche de celui d’Emile Simon

Il fut professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Nantes après avoir suivi les cours de l’atelier de Cormon à Paris. Il prend pour sujet des paysages urbains nantais comme Le Port de Nantes ou Rue de la Miséricorde, où il habite.

Peintre de paysages, il exposait régulièrement au Salon des Artistes Français, dont il reçut en 1931 une mention honorable, en 1934 une médaille d’argent, et en 1935 une médaille d’or; il était sociétaire hors-concours.

Prix de Rome en 1912, considéré comme peintre néo impressionniste et véritable ethnologue de la Cornouaille qu’il parcourut de 1925 à 1976, Emile Simon fut le peintre de cette Bretagne de l’entre-deux guerres, notamment dans la région du Cap Sizun et du Pays Bigouden (Douarnenez, Camaret, Locronan, Pont-Croix, Audierne, Penmarc’h, Saint-Guénolé…).

En 1943, il s’installe au manoir du Squividan à Clohars-Fouesnant (Finistère) avec l’artiste-peintre Madeleine Fié-Fieux et son mari. Après la guerre, Emile Simon doit retourner à Nantes comme directeur de l’école des beaux-arts. Il n’y reste qu’un an, et en 1947 s’installe définitivement au manoir de Squividan

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.821
La Route des Peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997
Bretagne Eternelle avec Emile Simon, M. Lemaitre, Ed des Sept Vents

Les peintres des écoles bretonnes.

L’occasion pour les amateurs d’approcher des oeuvres typiques de Jean Julien Lemordant, Henri Barnoin, Lucien Simon, Paul-Auguste Masui, Mathurin Meheut, mais aussi de Fernand Legout-Gérard, habitué de Concarneau, à travers un tableau bigouden. Une pièce d’exception du tout début du XXe siècle digne de figurer dans un musée qui représente le passeur à rames de l’époque, traversant l’Odet entre Sainte-Marine et Bénodet.

suite de l’article sur Ouest France: http://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/les-peintres-des-ecoles-bretonnes-galerie-brugal-4385684