André Dauchez, paysage du Letty à Bénodet.

André dauchez
André Dauchez, « Au Groasken », 1931
huile sur toile, signée en bas et à droite, 65 x 90cm
Vendu – sold

André Dauchez va peindre en 1931, cette huile sur toile qui représente l’anse du Groasken (le Letty) derrière la ville de Bénodet. Il a déjà réalisé cette composition dans une eau-forte en 1930 (Brugal 461-30).

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pèlerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

André Dauchez était purement paysagiste, la figure humaine étant souvent absente de ses paysages. Il maniait avec perfection la mine de plomb, et dans ses dessins les retouches sont inexistantes. C’était surtout un graveur remarquable auteur de près de quatre cents gravures; il illustra par ailleurs plusieurs livres avec beaucoup de poésie, dans des éditions de luxe numérotée, comme par exemple : « Le foyer breton : Contes et récits populaires » d’Emile Souvestre, « Le livre de l’Emeraude » d’André Suarès, « La mer dans les bois » par André Chevrillon qui relate un voyage en bateau sur l’Odet. Citons aussi ses splendides et touchantes illustrations pour le conte de Paul de Musset : « Monsieur le Vent et Madame la Pluie ».

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint-Nazaire, Strasbourg…

André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille, catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, Stéphane Brugal, 2018

Groasken
André Dauchez, « Au Groasken », 1930, eau-forte (réf. Brugal 461-30). Disponible-Available

Joseph Milner-Kite, an englishman in Pont-Aven!

Joseph Milner-Kite

Joseph MILNER-KITE (1862-1946)
« Les trois bretonnes » ou« La cueillette des fleurs », c.1902
Huile sur toile, non signée, 73 x 53cm
Vendu – Sold

Né près de Londres, à Taunton, Joseph Milner-Kite a passé à Paris la majeure partie de sa vie et il est une des figures centrales de la colonie artistique à Pont-Aven et Concarneau à la fin du XIXe siècle. Sa peinture lumineuse a influencé les jeunes artistes anglais et irlandais séjournant en Bretagne.

Élève de Bougereau et de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian à partir de 1883, où il va rencontrer l’Irlandais Roderic O’Conor qui devient son meilleur ami, ainsi que John Lavery.

Il part travailler avec O’Conor, en 1886, à Pont-Aven où il rencontre Paul Gauguin et Émile Bernard. Mais il n’adopte pas la technique de synthèse et les grands aplats du cloisonnisme. A la fin des années 1880, il expose des paysages de Pont-Aven et d’autres sujets bretons au Salon à Paris et souvent à Londres à la Royal Academy, mais aussi à Liverpool, Manchester, Birmingham, ainsi qu’au Carnegie Institute de Pittsburgh et en Allemagne.

« De 1894 à 1914 et de 1921 à 1938 il expose presque chaque année des œuvres inspirées par Concarneau principalement à ses débuts… Au début du XXe siècle, il passe la plupart de son temps à Concarneau dont plusieurs hivers. Il peint des motifs du port et des scènes de marché, des fêtes et des sujets religieux… Les plus caractéristiques de Milner-Kite sont ses petites études impressionnistes d’enfants bretons… » Dr Julian Campbell, extraits.

C’est dans une pâte riche et dans des compositions bien organisées qu’il traite ses sujets.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.829
  • Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G.Schurr, Ed Amateur, 1996, p.49
  • Peintres Britanniques en Bretagne, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2004
  • La Route des peintres en Cornouaille, René Le Bihan, Ed Palantines, 2005
  • Joseph Milner-Kite, catalogue d’exposition, galerie Whitford and Hughes, Londres, 1985 (Whitford Fine Art)
Joseph Milner-Kite
Joseph Milner-Kite, « Daydreaming », oeuvre vendue sur le marché de l’art en 2024 et reproduite sous le numéro 6 du catalogue de l’exposition de 1985 chez Whitford Fine Art, Londres.

Schuffenecker et ses paysages idylliques.

Schuffenecker
Claude-Emile SCHUFFENECKER (1851-1934), « paysage »,
pastel, signé du cachet en bas et à droite, 24 x 32 cm
Vendu -sold

Claude-Emile Schuffenecker et Paul Gauguin vont régulièrement peindre à Pont-Aven, en Bretagne, où ce dernier fait son portrait (« Schuffenecker, à Pont Aven« ) et un dessin caricature avec l’intitulé « Synthétisme« . Dans une lettre d’octobre 1888, Gauguin lui écrit : « Un conseil, ne copiez pas trop d’après nature, l’art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant, et pensez plus à la création qu’au résultat. C’est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer. »

L’œuvre de Schuffenecker est en effet une suite de citations, marqué par des influences diverses, pointillisme, Degas, Gauguin, etc. C’est lui qui trouve un local, le café Volpini, où les post-impressionnistes peuvent exposer. Il avance régulièrement de l’argent à Gauguin pour préparer ses voyages, avant de devenir représentant de Gauguin quand celui-ci est dans les îles, avant de se brouiller avec lui après la mort de Clovis.

Il expose encore en 1912 et 1917 au Salon des Indépendants.

Dans les années 1920, il fréquente à la Ruche le peintre fauve Victor Dupont, qui l’appelle de manière affectueuse « Schuff le Rouge », à cause de ses sympathies anarchistes.

Bibliographie :

  • Jill-Elyse Grossvogel, Claude-Émile Schuffenecker : catalogue raisonné, A. Wofsy fine arts, San Francisco, 2000
  • René Porro, Claude-Émile Schuffenecker, 1851-1934, Art Conseil, 1992

Jean Rigaud, peintre de la Marine à Saint-Guénolé.

jean rigaud
Jean RIGAUD (Bordeaux 1912 – Paris 1999), « La plage de Pors-Carn (Saint-Guénolé) », 1978,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, contresignée, datée et située au verso, 27 x 35 cm
Vendu -sold

Jean Rigaud est élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts. A Paris, en 1938, il réalise des toiles marouflées pour l’église Sainte-Eugénie de Pontonx-sur-l’Adour.

Amateur de voyages et de mer, il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1956 puis titulaire le 1er juin 1979. Toute son œuvre est consacrée aux paysages et à des natures mortes aux couleurs chaudes. Comme les autres peintres de la Marine, sa signature est suivie d’une ancre qui indique sa qualité de Peintre de la Marine.

Jean Rigaud peint de nombreuses toiles à L’Île-d’Yeu, le port, l’école de voile, qu’il découvre dans les années 1950 et où il vit jusqu’à la fin de sa vie. Il se rend fréquemment à Venise. Il expose dans de nombreuses galeries, telles que la galerie Paul Durand-Ruel, la galerie Carré, à Brie-Comte-Robert et est apprécié aux États-Unis. Il prépare en 1998 une grande exposition rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine mais meurt peu avant l’inauguration, en février 1999. L’ile d’Yeu lui rend hommage en 2012 pour le centenaire de sa naissance.

Alors que dans ses débuts, il travaille par grandes masses, l’artiste divise de plus en plus sa touche, utilise davantage les tons purs, (ocres, jaunes et rouges de cadmium) qui se détachent joyeusement sur les ciels plombés. Jean Rigaud se situe dans la grande tradition réaliste et post-impressionniste.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999

– Bernard Michel : Un peintre de Marine Jean Rigaud (1912-1999). L’instinct de la peinture ou la peinture d’instinct. Neptunia Vol. 54, Paris, 1999.

John Recknagel, un peintre américain à Fouesnant.

John Recknagel
John RECKNAGEL (1870-1940), « flotille des barques sardinières », 1921,
pastel, signé du monogramme et daté en bas et à droite, 25,5 x 33 cm
Vendu – sold

Né à Brooklyn d’un père danois, marchand de blé et d’épices, et d’une mère allemande, John Recknagel suit les cours de la National Academy of Design de New-York, puis vient étudier en France à partir de 1891 à l’atelier de Jean-Paul Laurens, puis à l’Académie Julian. L’artiste expose pour la première fois en 1897 au Salon des artistes français. En 1899, en compagnie de son épouse Sybil Withon, il s’installe à Concarneau, où il sympathise entre autres avec son compatriote, le peintre Charles Henry Fromuth qui, par l’utilisation exclusive du fusain et du pastel, influence sa propre technique. A partir de 1902, il s’établit à Fouesnant (Finistère) où il construit une maison à Keroulven en 1906, près des étangs de Penfoulic ; il retourne parfois aux États-Unis après la Première Guerre mondiale.

Paysagiste et portraitiste, John Recknagel peint à l’huile et au pastel : des paysages de la Bretagne et de New-York, des portraits notamment de personnes de la région de Fouesnant (plusieurs de ses œuvres sont exposées à l’hôtel de ville de Fouesnant).

Il meurt à Fouesnant en 1940, où on peut voir sa tombe dans le cimetière communal.

Bibliographie :

Les Peintres de Pont-Aven, A. Cariou, Ed Ouest-France, 2004

-David Sellin et Catherine Puget : Peintres américains en Bretagne – 1864 – 1914, Pont-Aven, 1995

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ

John Recknagel, catalogue d’exposition, musée de Pont-Aven, 1998-1999