Mathurin Méheut, le grand illustrateur des classiques!

Mathurin Méheut Raboliot
Mathurin Méheut, menu du 5 avril 1926,
gouache sur papier,
signée du monogramme en haut et à droite,
dédicacée en bas et à droite, 31cm x 21cm
Vendu-Sold

Mathurin Méheut fut un artiste aux multiples facettes, et voici une fois de plus un bel exemple de ses qualités artistiques où le moindre thème devient objet d’art.

Cette illustration a été faite et dédicacée à Mme Balichon, grand-mère de Maurice Genevoix, qui habitait sur les bords de l’étang des Clouzioux. Mathurin Méheut en remerciement de l’accueil reçu, a exécuté cette illustration sous la forme d’un menu, probablement celui autour duquel il a fait connaissance de la famille maternelle de Maurice Genevoix.

Mathurin Méheut fait référence dans cette oeuvre à l’étang de Clouzioux, qui se trouve sur la commune de Brinon-sur-Sauldre, en Sologne.

C’est en 1926 que l’artiste séjourne en Sologne, afin de s’imprégner des paysages, car on lui a passé commande l’illustration du Prix Goncourt 1925, à savoir, « Raboliot » de Maurice Genevoix, où l’écrivain évoque et exalte la vie libre d’un braconnier de Sologne. L’édition du livre de Maurice Genevoix illustré par Mathurin Méheut se fera par le Cercle Parisien du Livre en 1927, où les illustrations de Mathurin Méheut seront gravées sur bois par Georges Beltrand (tirage à 132 exemplaires numérotés).

L’illustration d’ouvrages. Le premier est paru en 1923, c’est Le gardien du feu d’Anatole Le Braz. En fait les dessins seuls sont l’œuvre de Méheut, c’est Louis Joseph Soulas qui les a gravés. En 1925, le même duo, chez l’éditeur Mornay,  illustre La Brière, le célèbre roman d’Alphonse de Châteaubriant qui connut le plus fort tirage de l’entre-deux guerres. On y sent le plaisir ressenti par Méheut pour représenter ce terroir marécageux avec ses tourbières, sa flore, sa faune et les durs travaux  de ses habitants. Une édition rare, elle fut tirée à 1.100 exemplaires, qui est toujours recherchée par les bibliophiles. Une autre région attendra Méheut : la Sologne pour l’illustration de Raboliot de Maurice Genevoix en 1927, où il confie les interprétations en bois gravés à Georges Beltrand. Mathurin Méheut illustrera aussi de multiples ouvrages de dessins non gravés comme Mon frère Yves de Pierre Loti ou Les Croix de bois de Roland Dorgelès et des romans de Colette.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Georges Gobo et l’Alpe d’Huez.

Georges Gobo montagne Alpe d'Huez
Georges Gobo (San Francisco 1876 – Nantes 1958)
 L’Alpe d’Huez, 1939
huile sur toile, signée en bas et à droite, 81 x 100cm
Vendu-Sold

Ravissante peinture de montagne, représentant l’Alpe d’Huez par l’artiste Georges Gobo.

En 1900, il s’installe à Angers et devient membre de la Société des amis des Arts qui l’invite à exposer ses premières œuvres à son Salon de 1900. Georges Gobeau prend le pseudonyme de « Georges Gobo » (ou « Gobô »).

En 1907, il réalise sa première eau-forte sur des plaques de zinc. En 1908, il expose pour la première fois à Paris, au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Depuis lors, Georges Gobo, participe aux salons régionaux et nationaux. Il s’installe à Paris en 1911. Il expose ses eaux-fortes et ses lithographies à la Galerie Georges Petit en 1916 et 1926, et ses dessins et peintures chez Bernheim Jeune en 1919 puis chez Durand-Ruel en 1925.

Par la suite, Gobo voyage à l’étranger en Belgique, Pays-Bas, Italie, Allemagne, Espagne et Maroc. Il y peint des toiles ou des esquisses de la vie quotidienne (Marché de Venise) et des paysages qu’il reproduit ensuite sur cuivre.

Cependant, c’est en France entre ses demeures de Douarnenez en Bretagne et celle d’Angers en Anjou qu’il trouve son inspiration artistique. Il réalise de nombreuses lithographies, eaux-fortes (notamment six eaux-fortes de la cité de Parthenay), lavis, dessins et peintures. Il se rend également à Saint-Jean de Luz et en Auvergne, où il intervient régulièrement à la célèbre École de Murol.

Georges Gobo arriva très jeune à Paris et devint décorateur de lettres à Angers. Il apprit par lui-même la gravure. Il exposa au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris, où il obtint le prix Cottet en 1945.

Parcourant la France, et notamment la Bretagne (régions de Vannes et de Douarnenez), la Belgique, la Hollande et l’Italie, il croqua inlassablement les paysages qu’il reproduit ensuite sur cuivre, cherchant non pas la description mais plutôt l’expression du sentiment.

Il effectuera de nombreux séjours à Douarnenez où il réalisera de nombreuses œuvres en utilisant tout l’éventail des techniques qu’il maîtrisait: aquarelles, huiles, gravures, lithographies.

Très apprécié à l’étranger, ses œuvres figurent dans de nombreux musées.

Bibliographie :

-Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.230

Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Flammarion, 1985

La route des peintres en Cornouaille, 1998

-Douarnenez, au bonheur des peintres, Belbeoch, 1992

 

Louis Agricol Montagné, attention chef d’oeuvre!

Louis Agricol Montagné Arles
Louis Agricol Montagné (Avignon 1879- Paris 1960)
Scène pastorale à Saint-Rémy de Provence (devant les antiques de Glanum)
huile sur toile, signée en bas et à droite, 165cm x 130cm
Vendu-Sold

Très belle scène pastorale à Saint-Rémy de Provence par Louis Agricol Montagné!

Louis Agricol Montagné fut élève en 1895, de Paul Sain, puis de Cormon à Paris. Il obtint une bourse de voyage en 1911. Il fut membre, à Paris, du comité du jury et du Salon d’Automne. De 1945 à 1959, il fut conservateur du Musée de Villeneuve-les-Avignon.

Il exposa, à Paris, au Salon d’Automne dès 1901 avec une Vue du pont du Gard, acquise par l’Etat. Déclaré hors-concours en 1911. Il montra ses oeuvres à plusieurs reprises dans les galeries Georges Petit et Cambacérès à Paris. Une rétrospective de son oeuvre fut présentée à Amsterdam en 1930. Lauréat de l’Institut, Chevalier de la Légion d’honneur, il fut nommé officier en 1932.

Il réalisa avec Paul Sain deux panneaux pour le buffet de la gare de Lyon à Paris. Il participa à la décoration du paquebot Bernardin-de-Saint-Pierre.
Il voyagera en Italie d’où il rapporte des paysages solides aux masses sculptées par la lumière. Il a peint surtout en Provence, à Venise, à Florence, à Majorque, autant de lieux maintes fois parés de tons multicolores, posés en larges touches sur un dessin qui s’impose par sa décision. Après 1920, ayant perdu un fils à la guerre, il multiplie les aquarelles, exécute des scènes d’intérieur paysannes et familiales, illustre plusieurs livres.

Bibliographie:
– Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.771
– Dictionnaire des petits maîtres, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.219-220

– Dictionnaire des Artistes de Provence, Ed. Laffitte
– La merveilleuse Provence des peintres, A.A.di Genova, 1999

Michel King, un sacré peintre de la Marine!

Michel King peintre de la mer
Michel King, « les ramandeurs », 
huile sur toile, 1963, signée en bas et à droite, 100x65cm
Vendu-Sold

Les sujets principaux de Michel King sont la mer et la marine, mais également le travail des marins notamment dans cette grande oeuvre de 1963.

Michel King, né le 2 juillet 1930 en Seine-Maritime, fut nommé peintre officiel de la Marine, le 1er janvier 1973. Il fut lélève de François Desnoyer et de Marcel Gromaire; il a également appris la sculpture et la décoration.
Depuis 1959, Michel King participe à de nombreuses expositions collectives à Paris, aux Salons d’Automne, Comparaisons, Salon de la Marine; il est membre sociétaire des Indépendants et de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il a eu plusieurs expositions personnelles en France.

Ses sujets principaux sont la mer et la marine; il a été nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.
Le musée de la Marine lui achète des oeuvres depuis 1959 et le choisit en 1994 pour illustrer les affiches du Salon de la Marine; en 1962 le Musée d’Art Moderne de Paris se porte acquéreur d’une de ses toiles.
En 1992, il embarque sur les bâtiments de la Marine Royale Belle Poule et Jeanne d’Arc. Il est présent aux grandes manifestations navales.

Michel King a illustré des livres et réalisé des cartons de tapisserie (tissés par sa fille Isabelle, artiste-licière à la manufacture des Gobelins), et il a également créé des vitraux.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benézit, Ed Gründ, Tome VI, p.807
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Emile Simon, un bel artiste breton passionné!

Emile Simon manoir Squividan
Emile Simon, le parc du Manoir de Squividan, c.1950,
huile sur toile, 33cm x 41cm
Vendu-Sold

Dans cette oeuvre, Emile Simon (Rennes 1890 – Squividan 1976) met toute sa poésie d’artiste passionné pour nous communiquer la douceur du parc du manoir de Squividan.

Il se pourrait que cette oeuvre, don de Mme Fié-Fieux à l’ancien propriétaire, soit une oeuvre à « quatre mains », voire une oeuvre de la main de cette dernière, tant son style fut proche de celui d’Emile Simon

Il fut professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Nantes après avoir suivi les cours de l’atelier de Cormon à Paris. Il prend pour sujet des paysages urbains nantais comme Le Port de Nantes ou Rue de la Miséricorde, où il habite.

Peintre de paysages, il exposait régulièrement au Salon des Artistes Français, dont il reçut en 1931 une mention honorable, en 1934 une médaille d’argent, et en 1935 une médaille d’or; il était sociétaire hors-concours.

Prix de Rome en 1912, considéré comme peintre néo impressionniste et véritable ethnologue de la Cornouaille qu’il parcourut de 1925 à 1976, Emile Simon fut le peintre de cette Bretagne de l’entre-deux guerres, notamment dans la région du Cap Sizun et du Pays Bigouden (Douarnenez, Camaret, Locronan, Pont-Croix, Audierne, Penmarc’h, Saint-Guénolé…).

En 1943, il s’installe au manoir du Squividan à Clohars-Fouesnant (Finistère) avec l’artiste-peintre Madeleine Fié-Fieux et son mari. Après la guerre, Emile Simon doit retourner à Nantes comme directeur de l’école des beaux-arts. Il n’y reste qu’un an, et en 1947 s’installe définitivement au manoir de Squividan

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XII, p.821
La Route des Peintres en Cornouaille, 1850-1950, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997
Bretagne Eternelle avec Emile Simon, M. Lemaitre, Ed des Sept Vents