Thoniers en baie de Concarneau, Ernest Vauthrin

Ernest Vauthrin
Ernest Vauthrin, « Thoniers dans la baie de Concarneau »,
huile sur panneau, 16x24cm
Vendu-Sold

« Le peintre du ciel et de la mer » disait de lui Guillaume Jeanneau, critique d’art, en parlant d’Ernest Vauthrin (Rochefort-sur-Mer 1878 – Paris 1949).

Ernest Vauthrin exposa à Paris au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts dont il devint membre en 1906, puis sociétaire et enfin membre du jury. En 1914, il est sollicité par la commission des beaux-arts pour représenter l’art français à  l’exposition de San Francisco. En 1915, il expose à  Bruxelles, puis participe à  de nombreuses expositions en province ainsi que dans les galeries parisiennes, telles que Bernheim, Durand-Ruel…

1950, la Société nationale des Beaux-Arts organise une exposition rétrospective de l’œuvre d’Ernest Vauthrin. 1956, exposition au musée de Boulogne-sur-Mer

Ernest Vauthrin a consacré l’ensemble de son œuvre à  l’univers maritime et il a surtout peint en Bretagne. Sa production est la parfaite illustration de la facture du groupe de Concarneau. Il laisse une grand part au ciel, travaillant à  la manière des impressionnistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XIV, p.75

Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Les peintres de Concarneau, H. Belbeoch, Ed Palantines, 1993

Concarneau soleil couchant par Paul Eschbach, 1920-1930.

Paul Eschbach Concarneau thoniers
Paul André Eschbach, thoniers en baie de Concarneau,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38x46cm
Vendu-Sold

« Soleil couchant à Concarneau » par Paul-André Eschbach (1881-1961), l’un des membres du Groupe de Concarneau des années 1920-1930.

Paul-André Eschbach entre à l’âge de 16 ans à l’école des beaux-arts de Lille, où il rencontre Pharaon de Winter (1849-1924) qui l’oriente vers la peinture anecdotique. En 1900, il quitte Lille pour Paris, où il suit les cours de l’école des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean-Paul Laurens, et ceux de l’Académie Julian.

En 1901, il fait son premier envoi au Salon des Artistes Français. La toile a pour sujet un portrait d’homme et pendant plus de vingt ans il peindra des portraits et des scènes de genre. En 1907, il obtient une médaille de troisième classe au Salon de Paris, dont il devint sociétaire. A partir de 1912, il enseigne à l’Académie Julian. De plus en plus attiré par le pleinarisme, suite à ses voyages en Italie, Paul Eschbach commence à composer de petites marines. A partir de 1920, il se rend alors en Normandie et surtout en Bretagne, fréquentant principalement Concarneau, dont il devint un membre actif de « l’Union artistique des amis de Concarneau » avec Henri Barnoin, et Lucien-Victor Delpy.

A Concarneau « il retrouvera cette palette claire et nacrée, cette rigueur sous l’apparence de la désinvolture, qu’apprécieront les amateurs de scènes de la vie quotidienne dans les petits ports armoricains« . Très bon dessinateur et excellent coloriste, Eschbach a su peindre la Bretagne, et Concarneau, avec une grande personnalité. Il n’aura cesse de peindre les bateaux de pêche entrant et sortant de la rade de Concarneau. Il se fait une spécialité de peindre à contre-jour, rendant par des contrastes saisissants, la puissance des éléments.

Bibliographie:

Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch

Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, J.N. Marchand

La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Mathurin Meheut en pays Bigouden.

Mathurin Méheut Sainte Marine pays Bigouden
Mathurin Méheut « Hêtraie sous la pluie à Sainte Marine »,
gouache sur papier,signée du monogramme en bas et à gauche,
titrée et située en bas et à droite, 41cm x 31cm
Vendu-Sold

Démobilisé en février 1919, Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) choisit la côte ventée du Pays bigouden pour se ressourcer en famille à Penmarc’h.

Démobilisé en 1919, il se retire dans le pays bigouden pour tenter de se ressourcer. Pendant deux ans, il prépare sa deuxième exposition personnelle au musée des Arts décoratifs à Paris. Il y pense depuis son retour du Japon. Cette exposition devra être à la hauteur de la précédente en 1913.

Les oeuvres exposées reflètent ses anciennes tendances et d’autres qui annoncent, tant par le graphisme que leur thématique, le Méheut des années trente et quarante. C’est dans la deuxième partie de l’exposition consacrée à sa terre natale que Méheut va tirer le meilleur de son art afin de s’imposer comme le peintre de la Bretagne. En présentant une dizaine de panneaux décoratifs sur la vie en Bretagne, il s’affirme comme le décorateur et va obtenir ainsi de nombreuses commandes publiques et privées.

C’est donc à partir du Pays bigouden que Mathurin Méheut renoue avec ses thématiques bretonnes, travaillant aussi sur de grandes gravures inspirées du travail des pêcheurs, mais également de la beauté classique de la nature environnante.

Le Pays bigouden inspira de nombreux thèmes à Mathurin Méheut, et il se nourrit de ses divers aspects, de ses travailleurs de la mer, de ses femmes récoltant pomme de terre ou varech, et de ses sous-bois le long de la rivière Odet, comme dans cette oeuvre située à Saint-Marine.

On peut louer dans cette oeuvre le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Brest, cabaret « au bon accueil », par Emmanuel Marcel-Laurent

Marcel Laurent Brest cabaret
Emmanuel Marcel-Laurent, le cabaret « Au bon accueil » à Brest, 1940,
huile sur toile, signée en bas et à gauche,
Vendu-Sold

Emmanuel Marcel-Laurent (1892-1948), fut l’un des peintres bretons de l’entre deux-guerres, parcourant notamment le Finistère en tout sens, s’attachant aux vues de villes, comme celles de Brest, mais aussi au quotidien des bretons. Il a fait de remarquables et rares oeuvres sur la grande Troménie de Locronan.

Il fut nommé peintre de la Marine en 1942, grâce à ses nombreuses vues de ports et de marines.

Désiré-Lucas, la Turbie, le charme du passé préservé!

Louis Marie Désiré Lucas La Turbie
Louis-Marie Désiré-Lucas, la Turbie, 1925,
huile sur toile, 41cm x 90cm
Vendu-Sold

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen,  Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Au début des années 1920, l’artiste décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, Désiré-Lucas effectue deux voyages en Italie. Après un long périple, leur premier séjour, en 1934, les conduit à Florence. L’année suivante, ils y resteront un mois.

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006