Edgard Maxence, le symboliste attendrissant!

Edgard Maxence
Edgard Maxence, nature morte au camée,
huile sur panneau, signée à droite, diamètre 45.5cm
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Edgard Maxence (Nantes 1871 – 1954) est un peintre de figures allégoriques, de paysages, de natures mortes et de fleurs du courant Symboliste français.

Il fut élève de Gustave Moreau et Jules-Elie Delaunay. Gustave Moreau eut une influence déterminante sur Edgard Maxence, tout en lui laissant la liberté d’épanouir un style personnel qui tient de Burne-Jones et de Rossetti, dans une veine symboliste précieuse teintée d’attrait pour un monde médiéval idéal, et pour la Renaissance italienne.

Il exposa régulièrement à Paris, au Salon des Artistes Français, obtenant en 1894 une mention honorable, 1895 une médaille de troisième classe, 1898 nommé sociétaire, 1900 une médaille d’or pour l’Exposition Universelle, 1924 membre de l’Institut. Il fut aussi exposant de 1895 à 1897 au Salon de la Rose-Croix.

Edgard Maxence, originaire de Nantes, a toujours gardé une affection forte pour sa terre natale, mais le folklore breton appuyé demeure assez rare dans son oeuvre qui se caractérise généralement par un symbolisme plus subtil et mystique, influencé par le préraphaélisme anglais.

Sa technique allie une pâte relativement épaisse et maçonnée à une certaine pureté des lignes. Comme Armand Point, il utilise la tempera ou les fonds d’or qui accentuent l’aspect primitif de scènes mystiques en dépit du traitement réalistes des visages (Concert d’anges, 1897, Beauvais, musée départemental de l’Oise). Edgard Maxence utilise aussi la cire mélangée à l’huile. Son succès l’incitera à multiplier les portraits et paysages d’inspiration symboliste bien après l’extinction de ce mouvement.

Peintre de portraits, paysages, natures mortes, il est apprécié pour ses compositions symbolistes.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX

-Blandine CHAVANNE, Jean-David JUMEAU-LAFOND, Anne LABOURDETTE, Edgard Maxence, les dernières fleurs du symbolisme, catalogue d’exposition Musées des Beaux-arts de Nantes, Musée de la Chartreuse de Douai, 2010

Esthètes et magiciens, Musée Galliera Paris, 1970

Lucien Mainssieux, le peintre musicien en Provence.

Lucien Mainssieux
Lucien Mainssieux, vue de Cagnes, 1920
huile sur toile, signée, située et datée en bas et à gauche, 65x 54cm
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Lucien Mainssieux (4 août 1885 – Voiron 8 juillet 1958) est un peintre postimpressionniste et orientaliste.

Jules Flandrin devient son professeur, puis il fréquente l’Académie Julian ainsi que l’école des Beaux-Arts de Paris. Il obtient en 1921 une bourse de voyage pour l’Afrique du Nord.

Il débute au Salon des Indépendants en 1907, puis au Salon de la Société Nationale et au Salon d’Automne (1928-1931); mais aussi à l’étranger, notamment à Bâle en 1939. Il a figuré en 1980 à l’exposition “150 ans de peinture dauphinoise” au château de la Condamine. Il fut membre du jury du salon des artistes coloniaux.

Egalement violoniste et critique musical redouté, son oeuvre est bien celle d’un peintre-musicien. En effet, très tôt, Lucien Mainssieux plonge dans l’univers de la musique par l’intermédiaire de sa mère pianiste. Il jouera du violon et de l’alto sous la baguette de grands chefs tel Stravinski ou Weingartner. Dès 1919, il sera également critique musical pour le journal « Le crapouillot – arts, lettres et spectacles ». Lucien Mainssieux peindra ses amis musiciens, comme « le violoniste Lilien » et les instruments prendront une place privilégiée dans ses tableaux.

En 1920, la visite de l’atelier de Renoir à Cagnes bouleverse l’artiste. Baigné sous la lumière de la Méditerranée. Il abandonne la pâte épaisse et massive et joue alors sur la transparence et la clarté de la touche.

Il a peint à Paris, Rome, Afrique du Nord…des figures et des paysages. Il a illustré Un été au Sahara, de Fromentin et les livres consacrés au Maroc par les frères Tharaud.

Le musée Mainssieux à Voiron est constitué du fond d’atelier de l’artiste et de sa propre collection personnelle qu’il a léguée à la ville de Voiron.

Bibliographie:

-Isabelle Experton, François Roussier, Lucien Mainssieux 1885-1958, éd Didier Richard, 1985.

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.37

Eloge de Lucien Mainssieux, Brucker, 1960

Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Maurice Wantellet, Grenoble, 1987

Narcisse Guilbert, l’impressionniste de l’école de Rouen.

Narcisse Guilbert
Narcisse Guilbert, la femme au tub,
huile sur panneau, signée, 51,5x62cm
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Narcisse Guilbert (Bouville 1878 – 1942) fut élève à l’école des Beaux-Arts de Rouen où il suit les cours de Philippe Zacharie. En 1910, l’Académie des Beaux-Arts de Rouen lui décerna la bourse du prix Pellecat, ce qui lui permit de découvrir la Bretagne et les paysages marins.

En 1907, il participa à la fondation et à la première exposition de la Société des Artistes Rouennais. Il fit sa première exposition personnelle à Rouen en 1908, et une à Paris en 1920. Il expose régulièrement au Salon de Rouen de 1907 à 1936, au Salon du Havre en 1909 et 1922 et à la galerie Legrip à Rouen.

Narcisse Guilbert fit partie de ce groupe d’artistes rouennais qui, derrière Alert Lebourg et Pierre Dumont, reçurent la leçon des impressionnistes. L’animateur du groupe, Delattre, fonda une Académie Libre, où se retrouvaient les amis et où Guilbert étudia aussi. Il peignit les paysages marins autour de Fécamp et Varengeville, l’année 1930 étant celle où il peignit le plus de marines.

Il fut très lié à Robert Antoine Pinchon, autre artiste de cette Ecole de Rouen. D’ailleurs, dans ce tableau, c’est madame Pinchon qui pose comme modèle dans cette composition où il montre qu’il a bien compris la leçon des impressionnistes.

« Très sensitif, très spontané, talent nerveux et souple, épris d’harmonies sonores et colorées, il se distingue par la beauté de ses coloris, par une facture vive et expressive, par un très beau métier de peintre. Il est surtout le peintre des ciels de pleine lumière, des ciels d’or et de pourpre.» Georges Dubosc.

Marcel Féguide, un romantique fauve!

Marcel Féguide
Marcel Féguide, les amants,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 70 x 84cm
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Marcel Féguide (Saint-Étienne 1890- Golfe Juan 1968) fut un pastelliste avant tout, il maîtrise l’huile et la gouache. Sa facture très personnelle et originale, est figurative et toute chargée de symboles. Il puise ses sources dans la littérature et l’histoire. Mais aussi l’Antiquité, l’Orient, l’Histoire Sainte, qui l’inspirent souvent; le romantisme également, avec ces silhouettes de couples dans une nature généreuse, ces baigneuses, ces faunes.

Les couleurs sont chaudes, vives, un peu à la manière d’un « fauve », disposées en masses juxtaposées avec des harmonies surprenantes mais toujours évocatrices et riches de sensibilité.

Marcel Féguide suit les cours des Beaux Arts de Paris, et il entre par la suite à l’Académie Julian. Grand Prix de Rome en 1907, il passera 4 ans à Rome à la Villa Médicis avant de revenir à Paris.

Philippe Tillon dit de lui: » son imagination servie par une habileté prodigieuse nous livre une variété harmonieuse d’hallucinations, de rêveries, de poésie emmêlée. Quel décorateur, mieux quel peintre de décors!« .

Il voyagera beaucoup : Brésil, Mexique, Espagne, Antilles, Algérie, Maroc, Grèce, Syrie, Liban, Jérusalem, et laisse souvent derrière lui des décorations monumentales : Églises, Palais des Gouverneurs de Martinique et de la Guadeloupe, salle des fêtes de la Charité-sur-Loire, ancien restaurant  » Le Féguide  » à Lille…

Pour garder son indépendance et sa liberté il refusera toujours d’être sous contrat avec une galerie. Il finira par se fixer à Eygalières en Provence ou il repose avec son épouse.

Expositions : Nevers (1927,1935), Espagne: Barcelone, Suisse, Belgique : Bruxelles, Gand, USA: New York, Brésil: Sao Paulo, Rio de Janeiro, Paris, St Etienne, Lyon, Monte-Carlo (1961), Ambierle, Raphele-les-Arles (1954/55), Nice, Baux de Provence (1965)….

Prix : 1925, Prix du conseil municipal de Paris pour « Petit Faune ».

Musées de Castres (Musée Goya), Béziers, St Etienne, Ville de Paris, Charité-sur-Loire.

Fresques à la Charité sur Loire 1936 (Salle des Fêtes) détruites en 1969; Champ Baraté, École Maternelle (Détruite); Casino d’Aix en Provence; Palais des Gouverneurs de Guadeloupe et Martinique; Buffet de la Gare de Lille (actuellement à New York au restaurant  » L’Artisanal « ).

Rétrospectives : 1970, Galerie Bernheim Paris; 1978, Salons du Buffet de la Gare de Lille;1988, Galerie Desire, Lyon

André Devambez, le peintre du vivant!

André Devambez
André Devambrez, Avila, la porte de l’Alcazar,
huile sur panneau, signée et intitulée en bas et gauche, 24x28cm
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André Devambez (1867-1943) est le fils du graveur, imprimeur et éditeur Édouard Devambez, fondateur de la Maison Devambez à Paris. André grandit dans une ambiance artistique et décide très jeune de devenir un artiste. Dès son plus jeune âge, André Devambez travaille également avec son père. Ils conçoivent dans l’atelier du passage des Panoramas, où se situe la Maison Devambez, papiers à lettres, menus, impressions artistiques et diverses publicités, tous animés d’un fourmillement de vie qui font le succès de la Maison. Il étudia chez le portraitiste Benjamin Constant et reçut les conseils de Gabriel Guay et de Jules Lefebvre.

Il obtint le prix de Rome en 1890 et exposa au Salon des Artistes Français. Il fut chef d’atelier de peinture à l’école des Beaux-Arts de 1929 à 1937; il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1911 et est élu à l’Académie des beaux-arts le 7 décembre 1929 en replacement d’Henri Gervex.

Une rétrospective de son œuvre s’est tenue au musée de Beauvais en 1988.

Il fit preuve dans ses tableaux et ses dessins d’illustration d’une verve caustique finement railleuse. Il se plaisait à concilier dans ses tableaux un format restreint et le grouillement désordonné d’une foule.

Il illustra de nombreux ouvrages, et ses dessins sont parus dans des revues telles que Le Rire, Le Figaro Illustré et L’Illustration.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des Peintres, Bénézit, 1999
  • Dictionnaire des illustrateurs, 1800-1914, Paris, 1983
  • Noémie Bertrand, Michel Ménégoz, André Devambez, 1867-1944, catalogue d’exposition (4 juin-4 juillet 1992), Ville de Neuilly-Plaisance.