Reynold Arnould, portrait de Marthe, 1950.

reynold arnould le havre
Reynold Arnould (Le Havre 1919 – Paris 1980), « le portrait de sa femme Marthe« ,
New-York, 1950,
Technique mixte, dimensions 22 x 15,5cm
Vendu-Sold

Il s’agit ici d’une étude pour une fresque et représentant le portrait de sa femme Marthe Arnould.
Reynold Arnould étudie à l’école des beaux-arts du Havre et en 1939, il gagne le Prix de Rome. En 1949 il devient directeur d’une école d’art à Dallas au Texas.
Il est conservateur du musée Malraux entre 1952 et 1965. Il a exposé au Salon de Mai, au Salon des Tuileries, au Salon d’automne, à la Galerie de France et dans les villes les plus importantes du milieu de l’art (New York, Londres, Dublin…).
Son style est tout d’abord cubiste, utilisant des couleurs profondes, puis s’oriente dans les années 50 vers une plus grande abstraction. Outre son sujet de prédilection (des portraits de femmes dans des intérieurs modernes), Reynold Arnould a aussi peint des scènes allégoriques et des natures mortes et est connu en tant que muraliste.

Bibliographie:
Hommage à Reynold Arnould, 1919-1980, Galeries nationales du Grand Palais, juin-juillet 1983, Paris, Ministère de la culture, Réunion des musées nationaux, 1982
– Michel Fare et Franck Elgar, Reynold Arnould : forces et rythmes de l’industrie, Paris, Musée des arts décoratifs, 1959

This is a study for a fresco and depicting the portrait of his wife Marthe Arnould. Reynold Arnould studied at the School of Fine Arts in Le Havre and in 1939 he won the Prix de Rome. In 1949 he became director of an art school in Dallas, Texas. He is curator of the Malraux museum between 1952 and 1965. He exhibited at the Salon de Mai, the Salon des Tuileries, the Salon d’Automne, the Galerie de France and the most important cities of the art world ( New York, London, Dublin …). His style is first cubist, using deep colors, then moves in the 50s to a greater abstraction. In addition to his favorite subject (portraits of women in modern interiors), he has also painted allegorical scenes and still lifes and is known as a muralist. Bibliography: – Tribute to Reynold Arnould, 1919-1980, National Galleries of the Grand Palais, June-July 1983, Paris, Ministry of Culture, Meeting of National Museums, 1982 – Michel Fare and Franck Elgar, Reynold Arnould: strengths and rhythms of Industry, Paris, Museum of Decorative Arts, 1959

Jean Puy, le plus indépendant des fauves!

jean puy fauve
Jean Puy, les deux soeurs, huile sur toile,
signée en bas et à droite, datée 1905, 50 x 61 cm, Vendu-Sold

Jean Puy est un peintre indépendant ; depuis ses débuts, il suit sa propre voie sans se laisser influencer et se préoccuper par les inquiétudes intellectuelles de ses amis.
Impressionniste un moment, pointilliste un instant, il devient fauve quelque temps sans débordement c’est à dire sans accéder à la déformation qu’il considère comme un excès chez ses amis.
La voie que cet indépendant fixe comme devant être sienne est déterminée par un amour intense de la vie, de la réalité et de la nature.
Fidèle à la nature, sans s’y soumettre, Jean Puy ne veut s’en éloigner et la rend le plus complètement possible dans toutes ses variations. C’est à travers une nature transformée par l’idée et la sensation que Jean Puy transmet l’émotion humaine à travers le concret et le réel. Mu par un fil directeur préexistant avant la première guerre mondiale, il glisse doucement vers une peinture intimiste orchestrée dans une symphonie de rose particulier à l’artiste.

Jean Puy fait la connaissance de Derain, Marquet et Matisse, avec qui il se lie d’amitié. Entre 1899 et 1905, le groupe travaille –parfois sur des sujets communs– dans les ateliers de Manguin, Puy ou Jean Biette. Avec eux (et Charles Camoin, rencontré en 1903), il commence à exposer au salon des Artistes indépendants (à partir de 1900), à la galerie Berthe Weill et au salon d’Automne (à partir de 1904).

Dans la même période, sur le conseil de Matisse, il découvre la Bretagne, qui prendra une place de premier plan dans son œuvre. C’est là qu’il apprend à naviguer, avec Paul Signac, et acquiert son premier voilier.

Fernand Herbo, un grand peintre de la marine à Honfleur.

Fernand Herbo peintre de la marine Honfleur
Fernand Herbo (1905-1995), aquarelle, signée en bas et à droite, 12x19cm. Vendu-Sold

Dans sa jeunesse à Montmartre, Fernand Herbo réalise des affiches, des décors de théâtre et de cinéma. Il y côtoie les peintres Maurice de Vlaminck et Othon Friesz  En 1938, Herbo quitte Paris et s’installe définitivement à Honfleur. Son œuvre, puissante et empreinte de couleurs sombres, dédiée à la mer, aux bateaux et aux ports, lui vaut d’être nommé peintre de la Marine nationale française en 1944. C’est à partir de cette date que sera apposée à sa signature l’ancre traditionnelle des Peintres de la Marine.

Fernand Herbo peintre de la marine Honfleur
Fernand Herbo, aquarelle, signée en bas et à droite, 12×21,5cm. Vendu-Sold

En 1945, l’État acquiert son œuvre Le quai de Jemmapes (1942), et l’attribue au musée national d’art moderne du Centre Georges-Pompidou. Au début des années 1950, il fait la connaissance de la galeriste et poétesse française Katia Granoff qui l’expose dans sa nouvelle galerie de Honfleur. Katia Granoff, grande découvreuse de talents (elle exposa et révéla entre autres Marc Chagall et Othon Friesz, et favorisa la redécouverte de la série Les Nymphéas de Claude Monet) fait ainsi découvrir l’École de l’Estuaire de la Seine, dont Fernand Herbo est l’un des représentants. Il ouvre à Honfleur en 1952 le Bar des Artistes (devenu aujourd’hui le Bistrot des Artistes), dont le plafond est entièrement décoré par Herbo et au-dessus duquel se trouve son atelier. Le Bar des artistes devient alors un lieu de rencontre des peintres de Honfleur. On doit à Fernand Herbo plus de 1 000 œuvres, principalement des peintures à l’huile et des aquarelles. Plusieurs de ses œuvres sont exposées au Musée Eugène-Boudin de Honfleur, où une salle porte son nom.

Very beautiful watercolors of Fernand Herbo (1905-1995), official painter of the Navy. His powerful work in dark colors, is dedicated to the sea, boats and ports.

Henri Person, divisionniste méditérannéen!

Henri Person divisionniste pointilliste Signac saint tropez
Henri Person (1876-1926),
paysage aux environs du golfe de Saint-Tropez,
c.1905-1910, huile sur panneau, signée du cachet, 32x40cm.
Vendu-Sold

Henri Person est un peintre de paysages et de marines, de tendance divisionniste et pointilliste.

Henri Person fut élève de Cormon, Wallet, Humbert et Thirion à l’école des Beaux-Arts de Paris. Mais il abandonne cette influence académique en 1890 lorsqu’il rencontre Paul Signac. Le jeune peintre arrive à Saint-Tropez au début des années 1900, alors petit hameau de pêcheurs au charme pittoresque qui rencontrera ensuite le grand succès que lui connait. Il y retrouve Paul Signac et les deux artistes se lient d’une amitié indéfectible malgré leur différence d’âge et partagent à la fois leur passion pour la peinture et pour la navigation et la mer, possédant même un bateau en copropriété, baptisé Le Sinbad. Ils ont en commun le goût de la mer et des bateaux, et vont ensemble en 1907 à Constantinople. Il fut sociétaire du Salon des Artistes Français à partir de 1905. Il a également figuré au Salon des Indépendants où il expose ses toiles dans lesquelles il adapte avec souplesse les théories du pointillisme dont il ne conserve guère que la touche fragmentée.

En 1913, la galerie Bernheim-Jeune lui organisa une exposition personnelle préfacée par Signac. Il peignit souvent des scènes de la Méditerranée et de Saint-Tropez, de même que des paysages aux coloris clairs. En 1922, la ville de Toulon le nomme conservateur du musée tropézien qui deviendra le musée de l’Annonciade après la prestigieuse donation Grammont. Progressivement, Henri Person abandonne la discipline divisionniste mais reste attaché aux valeurs lumineuses qu’il exprime en coloriste subtil.

Very nice work of Henri Person (1876-1926) of the 1910s, pointillist trend. Friend of Paul Signac from 1890 with whom he travels, sharing the taste of the sea and boats.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.778

Dictionnaire des Petits Maîtres, valeur de demain, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.284

Lucien Neuquelman et l’éternel Sud divisionniste!

Lucien Neuquelman divisionniste sud
Lucien Neuquelman, les pins parasols, aquarelle,
signée et datée 1930 en bas et à gauche, 26 x 36cm
Vendu-Sold

Lucien Neuquelman (1909-1998) fut élève de l’école des Beaux-Arts de Toulon, où il rencontra Othon Friesz, dont il devint ensuite l’élève. Il entra, à Paris, à l’académie de la Grande Chaumière, puis, en 1930, il travailla en tant que compositeur de maquette pour la soierie lyonnaise. Une exposition d’ensemble de son œuvre a été présentée, en 1945, à Paris. Cet artiste délicat, aimant à dépeindre la Bretagne maritime, s’est ménagé une place affectionnée aux cimaises des amateurs de cet art sensible et sincère.

Dans les années 1880 le divisionnisme, issu de l’impressionnisme voit le jour. ’’ Baignade à Asnières’’ (1884) ou ’’Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte’’ (1884-1886) de Seurat en sont les œuvres fondatrices.
Dès 1886, le critique d’art Felix Fénéon donne au mouvement le nom de ’’néo-impressionnisme’’. Paul Signac, à la mort de Georges Seurat rebaptise le ’’divisionnisme’’ en ’’pointillisme’’.
Ces néo-impressionnistes exposent régulièrement au salon des Indépendants. Pissaro évoque alors ’’un impressionnisme scientifique’’.
Les peintres de ce mouvement sont des peintres de plein air. Ils s’appuient sur les théories scientifiques des phénomènes optiques. Ils utilisent uniquement les couleurs fondamentales du spectre éclatées en petits points. C’est l’œil qui reconstitue le sujet et l’organise lorsque l’on s’éloigne du tableau.
Les néo-impressionnistes juxtaposent leurs couleurs pures directement sur la toile par petites touches. Le mélange des tons se fait par l’œil et non par le pinceau. Cette technique apporte une profondeur indéniable et une luminosité formidable.
Après la mort de Seurat en 1891, la technique va évoluer avec Signac. Les touches sont plus grandes et plus intuitives. Les couleurs de plus en plus éclatantes influenceront les Fauves. Dans cette oeuvre, le divisionnisme de Lucien Neuquelman est au service de sa propre sensibilité. Celui-ci nous restitue un paysage d’été gai et lumineux.

« pines umbrellas« , watercolor, signed and dated 1930 bottom left, 26 x 36cm Lucien Neuquelman was a student of the School of Fine Arts in Toulon, where he met Othon Friesz, which he then became a student. He entered the Académie de la Grande Chaumière in Paris, and in 1930 he worked as a model composer for the Lyon silk industry. An overall exhibition of his work was presented in 1945 in Paris. This delicate artist, fond of depicting maritime Brittany, has created a place of affection for the walls of lovers of this sensitive and sincere art. Bibliography: Dictionary of painters, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Volume X, p.173

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome X, p.173

« Lucien Neuquelman » par André Weber

« Visions sur Neuquelman » par Jean Bardy, Ed Visions sur les Arts