Clément Serveau, intime.

Clément Serveau
Clément Serveau, l’heure du thé, c.1930,
huile sur toile, signée et cachet de l’UAF, 50cm x 61cm
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Clément Serveau, pseudonyme de Serveau Clément (1886-1972), fut élève de l’école des Arts Décoratifs de Paris et de Luc-Olivier Merson à l’école des Beaux-Arts, où il obtint le Prix Chenavard. Il débuta en 1905 au Salon des Artistes Indépendants, puis au Salon des Artistes Français, enfin aux Salons d’Automne et des Tuileries. En 1935, il fut chargé d’organiser au Petit Palais l’exposition d’un groupe des Artistes de ce temps.
Clément Serveau fut peinte décorateur, composant de grandes fresques murales (il dirige en 1913, l’Atelier de Fresque à l’école des beaux-arts de Paris); il fut illustrateur et graveur. Il grava notamment de nombreux billets pour la Banque de France, mais aussi à l’étranger.

Ami de Marcoussis, il fut sensible à certains aspects du cubisme; mise en page serrée, construction de l’espace par “écrans” superposés, géométrisation de la forme, qui marquèrent sa propre écriture plastique de 1930 à 1950. Ensuite, il adhéra à l’abstraction. Dans ses périodes successives, il préserva un sens personnel de la mesure, de l’harmonie.

Après un voyage en Grèce en 1934, il s’adonne au post-cubisme. Il participe à de nombreuses expositions comme à Langres en 1935 aux côtés des peintres naturalistes franc-comtois Robert Fernier et Georges Fréset, ou au Salon des artistes français à Paris. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1936. Il réalise aussi un grand nombre de fresques dont une de six mètres sur trois au lycée de Meaux, où il a été élève. Il dirige l’École de fresques de l’École nationale supérieure des beaux-arts, décore le pavillon du tourisme à l’Exposition universelle de 1937. Il participe à de nombreuses expositions d’art français (Suède, Londres, États-Unis, Canada…) où chaque fois il réalise et vend des œuvres.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Le Havre – Langres – Lille – Paris (Musée National d’Art Moderne) – Rouen.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.700

Nadine Landowski, une oeuvre religieuse.

Nadine Landowski (1908-1943) est issue d’une famille d’artiste, son père fut le célèbre sculpteur Paul Landowski. Nadine Landowski suivit les cours de la Sorbonne, où elle obtint une licence de philosophie, tout en étant peintre.

Elle participa à de nombreux Salons parisiens. Elle fit des décors de théâtre et de ballets pour l’Opéra de Paris. Elle peignit des paysages de Provence et du village de Brusc.

La dernière oeuvre connue de Nadine Landowski est une fresque demandé par les Pères missionnaires de Croix Valmer.

Nadine Landwoski

Nadine Landowski, le miracle du paralytique, c.1940,

technique mixte sur papier, 250 x 150cm

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Cette oeuvre représente l’une des fresques que l’artiste effectuera entre 1942 et 1943, dans l’église Saint-Pierre du Brusc, près de Toulon. Au total ce sont 5 fresques exécutées pour le choeur de l’église. Le bas relief de l’autel sera réalisé par Paul Landowski, le chemin de croix et les vitraux par Françoise Landowski.

Les oeuvres de l’église du Brusc ont été faites selon la technique ancienne de la fresque, c’est à dire peintes avec des poudres de couleur, broyées à l’eau et posées sur ciment frais.

Nadine Landowski

L’ensemble pictural, réalisé par Nadine Landowsky, a été classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, il représente la vie de Saint Pierre. Une oeuvre collective puisque les habitants du village ont servi de modèles. Certains se reconnaissent encore! Chacune des cinq fresques représente un moment de la vie de Saint Pierre : sa vocation, la guérison d’un paralysé, la crucifixion de Pierre, la remise des clés et enfin la pêche miraculeuse.

Georges Maroniez, barques sardinières.

Georges Maroniez (Douai 1865 – 1933)  fut élève de Virginie Demont-Breton, mais aussi de Jules Breton, Adrien et Pierre Billet. Il mena de front plusieurs activités: juge d’instruction, ingénieur, peintre…

Il figura à Paris, au Salon des Artistes Français, dont il fut membre sociétaire à partir de 1889. Il obtint une mention honorable en 1891, une médaille de troisième classe en 1905, une de deuxième classe en 1906. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur. Il a présenté ses oeuvres à l’étranger: Chicago, Saint-Louis, Buenos Aires…

Georges Maroniez fréquente régulièrement le couple d’artistes Demont-Breton, qui l’accueillent à Wissan, retrouvant d’autres artistes comme: Fernand Stiévenart, Henri et Marie Duhem, Félix Planquette. C’est l’époque du groupe de Wissant. On parlera aussi de l’« École de Wissant » ou « de la Côte d’Opale », incluant des peintres de Berck amis des Demont-Breton, un des plus illustres étant Francis Tattegrain (1852-1915).

Georges Maroniez reste avant tout connu comme un bon peintre de la mer et de la vie des pêcheurs; il réalise des scènes maritimes sous un éclairage lunaire. Le goût qu’il développe pour les marines trouve sa plénitude dans les effets de lumière, véritable marque de fabrique d’une manière qu’il cultive, des Pays-Bas à la Bretagne.

Ses oeuvres représentent principalement la Bretagne, le littoral du Nord de la France et en particulier Berck. Fixé à Cambrai, il voyage beaucoup et rapporte de nombreux croquis et tableaux d’Espagne, de Grèce, de Turquie et d’Algérie.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boulogne – Cambrai – Douai – Lille – Valenciennes

Georges Maroniez

Georges Maroniez, le retour des barques,

huile sur toile, signée, 27cm x 35cm

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Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.247
Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G. Schurr, Ed Amateur, 1996
Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Georges Maroniez, Barfleur.

Georges Maroniez (Douai 1865 – 1933)  fut élève de Virginie Demont-Breton, mais aussi de Jules Breton, Adrien et Pierre Billet. Il mena de front plusieurs activités: juge d’instruction, ingénieur, peintre…

Il figura à Paris, au Salon des Artistes Français, dont il fut membre sociétaire à partir de 1889. Il obtint une mention honorable en 1891, une médaille de troisième classe en 1905, une de deuxième classe en 1906. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur. Il a présenté ses oeuvres à l’étranger: Chicago, Saint-Louis, Buenos Aires…

Georges Maroniez fréquente régulièrement le couple d’artistes Demont-Breton, qui l’accueillent à Wissan, retrouvant d’autres artistes comme: Fernand Stiévenart, Henri et Marie Duhem, Félix Planquette. C’est l’époque du groupe de Wissant. On parlera aussi de l’« École de Wissant » ou « de la Côte d’Opale », incluant des peintres de Berck amis des Demont-Breton, un des plus illustres étant Francis Tattegrain (1852-1915).

Georges Maroniez reste avant tout connu comme un bon peintre de la mer et de la vie des pêcheurs; il réalise des scènes maritimes sous un éclairage lunaire. Le goût qu’il développe pour les marines trouve sa plénitude dans les effets de lumière, véritable marque de fabrique d’une manière qu’il cultive, des Pays-Bas à la Bretagne.

Ses oeuvres représentent principalement la Bretagne, le littoral du Nord de la France et en particulier Berck. Fixé à Cambrai, il voyage beaucoup et rapporte de nombreux croquis et tableaux d’Espagne, de Grèce, de Turquie et d’Algérie.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Boulogne – Cambrai – Douai – Lille – Valenciennes

Georges Maroniez

Georges Maroniez, le port de Barfleur,

huile sur carton, signée en bas et à droite, 8,5cm x 13cm

Vendu-Sold

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.247
Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture , G. Schurr, Ed Amateur, 1996
Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine, JN.Marchand, 1997

Granchi Taylor, sa plus belle peinture!

Achille Granchi-Taylor
Achille Granchi-Taylor, « pêcheur de raies », circa 1880,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 46 x 33cm
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Achille Granchi-Taylor (Lyon 1857 – 1921) fut élève de l’atelier Cormon en 1887, et c’est probablement dans les ateliers des Beaux-Arts de Paris qu’il rencontra Alfred Guillou et Téophile Deyrolle.
La Bretagne l’ayant séduit il s’y fixa et passa à Concarneau les trente meilleures années de sa vie d’artiste.
En 1887, alors qu’il se trouve à Pont-Aven, Granchi-Taylor rencontre Gauguin, ainsi que Moret, de Chamaillard, Maufra, Jourdan, O’Conor, à la pension Gloanec.
A Concarneau, il peint la vie des pêcheurs, celle de tous les jours, de manière très grave, dans un style purement académique, très austère dans sa description du labeur. Sa palette reste dans des tons sombres, révélant d’autant plus cette sévérité, cette austérité et pauvreté du monde des pêcheurs. Mais sa palette s’éclaircira peu à peu et les toiles prendront des tons adoucis. Il peignait le monde des pêcheurs avec un réalisme sans outrance mais aussi sans concessions.

Cette oeuvre est l’une de ses plus belles réalisations, quant à sa composition et à la lumière venant éclairée le personnage du pêcheur presque en contre-jour. Ce tableau est à rapprocher du panneau décoratif (120cm x 70cm) réalisé pour le château de Trévarez, et qui fait actuellement parti des collections de la ville de Concarneau.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VI, p.376
La route des peintres en Cornouaille, Quimper, 1997
Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch, 1993
-Catalogue d’exposition, Musée de la Pêche, Concarneau, 1993