ALO, affiche Camaret, les Tas de Pois.

ALO affiche
ALO, « La Bretagne pittoresque – Camaret – Les Tas de Pois »,
affiche lithographiée, 99,5x62cm
Vendu – Sold

Charles-Jean Hallo, dit ALO, est un peintre, dessinateur, illustrateur, graveur et photographe français né le 13 janvier 1882 à Lille et mort le 15 décembre 1969 à Senlis.

ALO suit les cours à l’École des beaux-arts de Dijon. Il termine ses études à l’École des beaux-arts de Paris où il suit les cours de Charles Cottet et de Jacques-Émile Blanche, puis se spécialise dans la gravure à l’eau-forte.

Dès 1907, il expose au salon annuel de la Société nationale des beaux-arts.

Incorporé dans l’infanterie en 1914, il passe ensuite dans l’aviation en tant qu’observateur-photographe et termine la guerre avec le grade de lieutenant.

En 1920, il s’installe à Senlis, d’où sa femme est originaire, dans une maison qu’il équipe d’un vaste atelier. S’impliquant dans la vie de la cité, il se fait élire au conseil municipal, crée le jardin de l’évêché, fonde en 1934 le musée de la Vénerie dont il est le conservateur. Les vacances passées en Bretagne lui fourniront l’inspiration pour de nombreuses compositions.

Ses thèmes de prédilection sont constitués de paysages (sites touristiques) et d’animaux (scènes de vénerie) mais son implication dans l’aviation l’a conduit à produire aussi des gouaches publicitaires représentant des avions publiées dans L’Aérophile.

Il est surtout connu en tant qu’auteur de nombreuses affiches touristiques pour le compte de plusieurs sociétés de chemin de fer privées (PO, PLM, compagnies du Nord, de l’Est, Réseau de l’État) mais a aussi réalisé les illustrations d’autres documents publicitaires. Sa signature y est caractéristique : ALO.

Par exemple, il a réalisé en 1924, pour le compte de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, une affiche publicitaire Côte sud de la Bretagne. Le Faouët (Morbihan). La chapelle Saint-Fiacre, mais aussi Camaret, Ile Tudy, Concarneau, Penmarc’h….

Bibliographie :

Affiches touristiques, de Georges Hallo et Claude Finon, préface biographique de Florence Camard, Is-sur-Tille, Éditions Clouet, 2002

André Dauchez, paysage de l’Odet en pays bigouden.

André Dauchez
André Dauchez, « l’anse de Kérandran », 1919,
huile sur toile, signée et datée en bas et à droite, 105 x 78cm
Vendu-Sold

André Dauchez va peindre en 1919, cette huile sur toile qui représente l’anse de Kérandran sur la rivière Odet. Il reprendra cette composition dans une eau-forte en 1929 (Brugal 420-29).

Peintre et graveur, stimulé et encouragé par son beau-frère l’artiste peintre Lucien Simon, André Dauchez puise son inspiration dans ces paysages des bords de mer et notamment la Bretagne dès 1894, s’installant en 1905 près de Loctudy.
Les paysages, landes, dunes, villages de pêcheurs, pélerinages, paysans et pêcheurs bretons, navires, furent ses motifs préférés.

André Dauchez débute au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1894, dont il devint secrétaire en 1927 et président en remplacement de Forain. Il prit part à de nombreuses expositions à l’étranger: Pittsburgh (Institut Carnegie), Munich, Budapest, Bruxelles, Barcelone, etc…. Il obtint une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900. Il fut promu chevalier de la Légion d’Honneur en 1911, officier en 1932, membre de l’Institut en 1938.

André Dauchez fut nommé peintre officiel de la Marine le 9 août 1922. Marin dans l’âme, il a navigué sur ses propres bateaux: l’Aventure, la Rose des Vents, l’Embellie et la Grande Ourse (yacht de 14 mètres).

André Dauchez était purement paysagiste, la figure humaine étant souvent absente de ses paysages. Il maniait avec perfection la mine de plomb, et dans ses dessins les retouches sont inexistantes. C’était surtout un graveur remarquable auteur de près de quatre cents gravures; il illustra par ailleurs plusieurs livres avec beaucoup de poésie, dans des éditions de luxe numérotée, comme par exemple : « Le foyer breton : Contes et récits populaires » d’Emile Souvestre, « Le livre de l’Emeraude » d’André Suarès, « La mer dans les bois » par André Chevrillon qui relate un voyage en bateau sur l’Odet. Citons aussi ses splendides et touchantes illustrations pour le conte de Paul de Musset : « Monsieur le Vent et Madame la Pluie ».

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Brême, Budapest, Dijon, Le Havre, Lille, Nantes, Paris (Musée d’Orsay), Pittsburgh, Saint Nazaire, Strasbourg.

Pierre De Belay, une Bretagne expressive et moderne!

Pierre De Belay, « Marins sur le port », c.1925,
huile sur carton, signée en bas et à droite, 51x60cm
Vendu – Sold

Pierre De Belay est né à Quimper dans une famille d’artistes. Son père négociant en vins, artiste amateur qui peint beaucoup de paysages des bords de l’Odet ou l’activité du port de Quimper, ne s’oppose pas aux ambitions de son fils. Les seuls conseils qu’il accepte sont ceux de son père. En 1903, Pierre de Belay peint déjà de nombreux portraits de notables Quimpérois. Il est repéré par Max Jacob, poète quimpérois et grand ami de la famille. Déjà, Max Jacob lui prédit qu’il deviendrait un artiste célèbre. Il étudie sans maître, travaille quinze heures par jour, fait des croquis de pêcheurs au port, note les épisodes de la vie quotidienne des marins. Max Jacob lui enseigne à diriger, à contrôler sa nature, mais à ne pas lui désobéir. « Le dessin, lui répétait-il, commence non pas avec la copie des formes naturelles, mais avec l’interprétation de ces formes en vue de la création. Il n’y a pas création là où il n’y a que copie servile ». Il rejoint Max Jacob à Paris en 1905 où il rencontre Picasso au Bateau-Lavoir. Sa vie est ainsi partagée entre Paris où il fréquente l’avant-garde, et la Bretagne où il peint les scènes de port ou de marchés.
Entre 1920 et 1928, Pierre De Belay exposa au Salon d’Automne; de 1926 à 1945, au Salon des Indépendants; et de 1927 à 1935, au Salon des Tuileries.
On peut diviser son oeuvre en plusieurs périodes qui parfois se recoupent. Dans ses oeuvres d’adolescence, il usait de passages et de clairs-obscurs dans la tradition romantique. Puis il se dirige vers une construction plus matérialiste dans des paysages bretons; puis suivent des scènes de cirque et des scènes de la vie du Paris des années trente. A partir de 1935, il réalise un grand nombre d’oeuvres, peintures et dessins, consacrées aux juges et aux avocats de tendance expressionniste. De Belay se situait alors proche de Soutine. Il changea radicalement sa manière vers 1937. Sous l’influence de la gravure qu’il pratiquait depuis 1926, il inventa une curieuse et originale manière de peindre à l’huile par touches entrecroisées qu’il appela le « treillisme ».

Bibliographie:

  • Pierre De Belay, André Cariou, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1988
  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.33
  • La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Ed Group Touristique de Cornouaille, 1997 

André Dignimont, la main à la poche!

André Dignimont
André Dignimont, « la main à la poche« ,
mine de plomb et crayons de couleurs, signé en bas et à gauche, 19,2x15cm
Vendu-Sold

André Dignimont (Paris 1891 – 1965) fut un peintre de scènes de genre, figures, portraits, paysages, aquarelliste, dessinateur, illustrateur.

Il fut sociétaire au Salon d’Automne, au Salon des Tuileries et au Salon de l’Araignée fondé par Gus Bofa où il se manifesta dans le renouveau de l’illustration.

Parmi ses illustrations les plus fameuses: Amants et voleurs de T.Bernard, Un nouvel amour de A.Beucler, et des oeuvres de Colette, Courteline, F.Carco, Huysmans, Mac Orlan…

Etroitement mêlé aux milieux littéraires de son époque, il s’est complu à l’évocation du “milieu”, celui des mauvais garçons et des filles, donnant un art très proche de celui de F.Carco. Ses nus sensuels sont recherchés.

Fils d’un négociant en vins, André Dignimont est d’abord élève chez les Oratoriens du collège de Juilly avant d’effectuer des études de langue en Angleterre Le retour en France en 1911 le conduit à sept années de régiment: trois années de service militaire, quatre années de guerre. André Dignimont est ensuite l’élève de Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Installé à Montmartre, il mène alors « la joyeuse vie des rapins » (de là date son surnom « le Grand Dig » qui lui restera) en compagnie de condisciples et amis, notamment Jean-Gabriel Domergue, Roger de la Fresnaye, Louis Marcoussis, Robert Lotiron et André Warnod.

Sa carrière qui s’étend sur plus de quatre décennies, le conduisant aussi bien vers le portrait et le nu féminin (aquarelles, dessins et estampes, Dignimont ne peignant pas sur toile) que vers l’illustration des livres et le décor de théâtre, se liant par là aux artistes peintres, aux écrivains (Colette, Francis Carco, Pierre Mac Orlan) et aux comédiens. En 1927, il quitte Montmartre pour s’installer définitivement au 1, rue Boutarel dont, passionné de marché aux puces, il fera un musée d’objets insolites.

C’est plus tard qu’André Dignimont commence à s’intéresser au paysage, encouragé en cela par André Dunoyer de Segonzac, y venant aussi naturellement par ses promenades dans Paris, également par ses villégiatures estivales que restitue Françoise Py-Chereau : chez l’avocat-académicien Maurice Garçon à Ligugé dans le Poitou, dans l’Yonne chez Jules Cavaillès, à Saint-Tropez chez Colette, à Equemauville près d’Honfleur chez Henri Jeanson, près de Paimpol également où Betty de Mauduit fait de son château de Bourblanc un lieu d’accueil artistique et littéraire où Dignimont peut retrouver Pierre Benoit, Joseph Kessel, Francis Carco et Louis Touchagues.

Colette le dévoile : « Quand je veux me trouver seule à seul avec vous, j’écarte poliment vos acrobates, vos matelots et vos sous-officiers à la bouche en cerise, je dis pardon à votre doux bétails féminin, je tourne à l’angle d’une maison vide dont la persienne bat, paisiblement tachée de sang, et je vous rencontre penché sur un cul-de-lampe fleuri – cœurs de Jeanette, narcisses et ancolies mêlées (n’oublions pas le myosotis !) que vous peignez soigneux, ému et rêveur comme une ancienne jeune fille ».

Il a illustré des journaux tels que Le Rire, Demain, Monsieur – Revue des élégances, des bonnes manières et de tout ce qui intéresse Monsieur, Le Crapouillot, Le Sourire, Femina, la Gazette du Bon Ton, La Guirlande, Comœdia, Flirt… En plus de son métier d’illustrateur et de peintre, il a joué des rôles secondaires au cinéma et a fait partie du jury (présidé par Marcel Pagnol) du Festival de Cannes 1955.

André Dignimont est mort à Paris le 4 février 1965. Sa tombe, au cimetière du Montparnasse à Paris (27e division), est ornée d’un médaillon de bronze avec son portrait sculpté par Paul Belmondo. Son épouse est morte le 28 février 1981.

Roger Lucien Dufour, de Pont-Aven à Crozon, en passant par l’Ile de Sein.

Roger Lucien Dufour
Roger Lucien Dufour, le hameau breton,
huile sur toile, signée en bas et à droite,
Vendu-Sold

Roger Lucien Dufour, (Bordeaux 1918 – Crozon 2002).

Il participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles depuis 1937, en France, et notamment en Bretagne où il s’est fixé en 1952. En 1992, il a montré cent peintures à Eschsur-Alzette au Luxembourg.

Surtout peintre de marines, il transmet sa vision de la mer, de la Bretagne à la Provence, avec la discrétion d’une gamme de gris et de bleutés.

Ce peintre, très connu en Presqu’île de Crozon, est arrivé dans cette partie du Bout du monde à la fin des années 60. Au cours de ses nombreux voyages, il a immortalisé les paysages et les personnes rencontrées. Il a exposé pour la première fois, à Bordeaux, au salon des artistes indépendants, en 1937. Il exposera aussi à Pont-Aven, entre 1957 et 1963. Roger Lucien Dufour découvre ensuite cette partie de Bretagne, Crozon, et s’y installe définitivement en 1991. Il a aussi participé à de nombreuses académies et associations de peintres et a été membre de l’Institut académique de Paris.

Roger Lucien Dufour, bordelais qui, dès son arrivée dans la cité de Pont-Aven en 1955, imaginait de transformer ce village en un  Saint-Trop’ breton.

C’est lui qui proposa à la faune locale  » branchée peinture », de créer un musée des beaux- arts. Parallèlement, il contacta le maire afin de mettre à la disposition des peintres deux salles d’expositions sommairement aménagées dans la cantine de l’école publique située au rez-de-chaussée sur rue de l’Hôtel de Ville.

Dès 1959, il exposera ses œuvres dans la salle des fêtes du rez-de-chaussée supérieur sur cour de la mairie. C’est également cette année-là que l’idée de la création de la « Société de Peinture de Pont-Aven » par quelques amateurs d’art éclairés fut abordée et immédiatement adoptée. 

Bibliographie:

Dictionnaires des peintres et des sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.816