Jean-Emile Laboureur, le chasseur rustique, 1926.

Jean-Emile Laboureur
Jean-Emile Laboureur, « le chasseur rustique », 1926.
Gravure sur bois, signée en bas et à droite, justifiée 39/160 (L.747), 16x16cm.
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Jean-Emile Laboureur, reprend le titre d’un texte célèbre, dédié à Jules Gérard, le tueur de lions, qui deviendra l’un des plus grands classiques français de chasse, lui voudra d’être régulièrement réédité jusqu’au XXe siècle. L’ouvrage, truffé d’anecdotes et de souvenirs, traite des armes, du tir et de la chasse au chien d’arrêt, en plaine, au bois, au marais, etc. Avec un spirituel chapitre de “bienséances et civilités”. Il est complété d’un Traité sur les maladies des chiens, par le vétérinaire J. Prudhomme.

Jean Émile Laboureur, né à Nantes le 16 août 1877 et mort à Kerfalher près de Pénestin, dans le Morbihan, le 16 juin 1943, est un peintre, dessinateur, graveur, aquafortiste, lithographe et illustrateur français.

Il apprend la gravure avec Auguste Lepère et la lithographie avec Toulouse-Lautrec. Pour Laboureur, la gravure originale est oeuvre à part entière, « un dessin volontairement affirmé par la rudesse même de l’outil employé ». Il se forme ensuite dans les musées allemands (1899-1903), puis part vivre en Amérique du Nord quelques années (1903-1908) ; il y réalise des estampes et des gravures sur bois montrant les grandes villes industrielles.

Rentré en Europe, il voyage et s’installe définitivement à Paris en 1910. Laboureur s’intéresse au Cubisme et adopte la géométrisation et la simplification des formes, tout en restant figuratif. Il fréquente Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin. Il sera mobilisé comme traducteur auprès de l’armée anglaise, puis américaine, pendant la première guerre mondiale. Celle-ci n’interrompt en rien son activité créatrice. Il produit, pendant et après la guerre, plusieurs ensembles de gravures sur cuivre au burin (« Dans les Flandres britanniques », « Petites images de la guerre sur le front britannique », « Types de l’armée américaine en France »).

Dans l’immédiat après-guerre, l’artiste se consacre, avec la réalisation de grandes planches gravées, à l’illustration d’ouvrages (Larbaud, Gide, etc.). De 1920 à 1938, Laboureur illustre soixante-six livres, réalise trente-neuf frontispices, sans renoncer aux planches individuelles de libre inspiration. En 1923, Jean-Emile Laboureur fonde l’Association des peintres et graveurs qui met en avant la gravure, la lithographie, la gravure au burin ou la xylographie. Au début des années 1930, il réalise un ensemble de paysages à l’eau-forte (La Grande Brière).

Jean-Emile Laboureur est atteint d’hémiplégie en 1938, il cessera toute production artistique. Il meurt en 1943 à Pénestin (Sud Bretagne, France).

Bibliographie :

  • Jean-Emile Laboureur, Entre terre et mer, harmonies gravées en presqu’île, catalogue d’exposition, Ville du Croisic, 2018
  • Catalogue complet de l’œuvre de J.E. Laboureur, Sylvain Laboureur, 3 tomes, Ides & Calendes, Neuchâtel, 1989-91
  • « L’œuvre gravé de Jean-Émile Laboureur », Louis Godefroy, Ed. Chez l’auteur, 1929

Jean-Emile Laboureur, sur les quais du Croisic.

Jean-Emile Laboureur
Jean Emile Laboureur, « jeune fille sur le port du Croisic« , 1920.
Dessin à l’encre double face, signé en bas et à gauche, 28x24cm.
Il est à rapprocher de l’eau-forte s’intitulant « jeunes filles sur le port » L.200
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Jean-Emile Laboureur réalise ce dessin à l’encre qu’il reprendra dans l’eau-forte s’intitulant « Jeunes filles sur le port » de 1920. Il peint le décor des quais du port du Croisic et les personnages des marins pêcheurs.

Verso du dessin à l’encre

Jean Émile Laboureur, né à Nantes le 16 août 1877 et mort à Kerfalher près de Pénestin, dans le Morbihan, le 16 juin 1943, est un peintre, dessinateur, graveur, aquafortiste, lithographe et illustrateur français.

Il apprend la gravure avec Auguste Lepère et la lithographie avec Toulouse-Lautrec. Pour Laboureur, la gravure originale est oeuvre à part entière, « un dessin volontairement affirmé par la rudesse même de l’outil employé ». Il se forme ensuite dans les musées allemands (1899-1903), puis part vivre en Amérique du Nord quelques années (1903-1908) ; il y réalise des estampes et des gravures sur bois montrant les grandes villes industrielles et prend le prénom de Jean-Emile.

Rentré en Europe, il voyage et s’installe définitivement à Paris en 1910. Laboureur s’intéresse au Cubisme et adopte la géométrisation et la simplification des formes, tout en restant figuratif. Il fréquente Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin. Il sera mobilisé comme traducteur auprès de l’armée anglaise, puis américaine, pendant la première guerre mondiale. Celle-ci n’interrompt en rien son activité créatrice. Il produit, pendant et après la guerre, plusieurs ensembles de gravures sur cuivre au burin (« Dans les Flandres britanniques », « Petites images de la guerre sur le front britannique », « Types de l’armée américaine en France »).

Dans l’immédiat après-guerre, l’artiste se consacre, avec la réalisation de grandes planches gravées, à l’illustration d’ouvrages (Larbaud, Gide, etc.). De 1920 à 1938, Laboureur illustre soixante-six livres, réalise trente-neuf frontispices, sans renoncer aux planches individuelles de libre inspiration. En 1923, Jean-Emile Laboureur fonde l’Association des peintres et graveurs qui met en avant la gravure, la lithographie, la gravure au burin ou la xylographie. Au début des années 1930, il réalise un ensemble de paysages à l’eau-forte (La Grande Brière).

Jean-Emile Laboureur est atteint d’hémiplégie en 1938, il cessera toute production artistique. Il meurt en 1943 à Pénestin (Sud Bretagne, France).

Bibliographie :

  • Jean-Emile Laboureur, Entre terre et mer, harmonies gravées en presqu’île, catalogue d’exposition, Ville du Croisic, 2018
  • Catalogue complet de l’œuvre de J.E. Laboureur, Sylvain Laboureur, 3 tomes, Ides & Calendes, Neuchâtel, 1989-91
  • « L’œuvre gravé de Jean-Émile Laboureur », Louis Godefroy, Ed. Chez l’auteur, 1929

Emile Schuffenecker, un artiste sensible.

Emile Schuffenecker
Emile Schuffenecker, « la Vénus accroupie« ,
d’après le marbre romain conservé au musée du Louvre, ancienne collection de Louis XIV. Dessin, signé du cachet en bas et à droite, 13x10cm
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Emile Schuffenecker est né à Fresne-Saint-Mamès le 8 décembre 1851 et mort le 31 juillet 1934 à Paris. Il est connu pour ses portraits, ses paysages animés, ses marines. Il est également dessinateur, pastelliste et architecte.

Schuffenecker est notamment un ami de Paul Gauguin qu’il rencontre en février 1872 chez le courtier Bertin. C’est lui, grâce à une lettre de recommandation à Émile Bernard, que la rencontre se fera avec Paul Gauguin en juillet 1886 et qui marquera les débuts de l’école de Pont-Aven.

Émile Schuffenecker suit les cours du soir de dessin de la Ville de Paris, et prend des leçons auprès de Carolus-Duran et Paul Baudry. Il se forme ensuite à l’Académie Suisse en 1872 avec Gauguin et à l’Académie Colarossi en 1883 (où il rencontre Manet, Pissaro et Mallarmé).

De 1872 à 1881, entraîné par Carolus-Duran, Schuffenecker a ses entrées au Salon annuel.

Cependant, en 1882 et 1883, le jury du Salon refuse ses peintures. Schuffenecker rejoint en 1884 la Société des Artistes Indépendants puis les autres Impressionnistes en 1886 dans leur huitième et dernière exposition.

Entre 1890 et 1896, il connaît une période symboliste. En 1891, il expose à la première exposition des peintres impressionnistes et symbolistes chez le Barc de Boutteville.

Il devient ensuite professeur de dessin jusqu’en 1914. En 1934, il figure à l’exposition intitulée « Gauguin et ses amis, l’Ecole de Pont-Aven » à l’Académie Julian.

Jean de Rotonchamp, le premier biographe de Gauguin, a décrit la collection de Schuffenecker en 1906 : des céramiques et des peintures de Paul Gauguin telles que « Le Christ jaune », des travaux réalisés par Cézanne et Vincent Van Gogh (Le facteur, Le Bon Samaritain, une Arlésienne, une version des Tournesols), des gravures d’Ukiyo-e et un Odilon Redon. Collection liquidée en 1907 par son divorce.

Macario Vitalis, peintre post-cubiste.

Macario Vitalis
Macario Vitalis (1898-1989), « les couturières », c.1960,
huile sur panneau, contresignée au dos, 19x29cm
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Macario Vitalis naît en 1898 à Lapog dans la province de l’Ilocos Sur aux Philippines. Avec son frère, il quitte son pays pour la Californie où les travailleurs philippins se font embaucher dans les plantations d’ananas. Macario Vitalis fut élève de 1920 à 1922, de l’École des Beaux-Arts de San Francisco (Californie) puis jusqu’en 1924 à celle de Philadelphie (Pennsylvanie).

En 1926, il décide de partir pour la France où il s’installe à Montmartre, puis à Puteaux où il fait la connaissance de Camille Renault. Peintre postcubiste, son art montre une certaine influence de l’exemple de Jacques Villon, qu’il fréquenta dans le cadre du « groupe de Puteaux », avec Albert Gleizes, La Fresnaye, Metzinger. Ainsi, pendant plus de trente ans, Macario Vitalis fréquentera cet établissement, lieu de rencontre de nombreux artistes et intellectuels, où il a peint de petites compositions à même le mur du restaurant.

Puis dans les années 1950, il s’installe en Bretagne, à Plestin-les-Grèves, où il produit des paysages marins, des scènes religieuses, des scènes de la vie quotidienne et quelques portraits. Dans les années 1980, il retourne aux îles Philippines où il décède en 1989.

Une exposition rétrospective est organisée à l’alliance française de Manille en mars 2011 et une sur sa période bretonne à Plestin-les-Grèves du 20 juillet au 15 août 2016.

La Poste française lui consacre en juin 2017 un timbre-poste à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la République des Philippines.

Un article d’Yves Coativy paru en 2015 fait la synthèse de son œuvre breton.

Bibliographie: -Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIV, p.292

Léo Gausson, membre du Néo-impressionnisme.

Léo Gausson
Léo Gausson, le village de Bruyères-sur-Laon (Aisne),
signée en bas et à gauche, contresignée, située et datée 1910 au dos. 26,7×35,2cm
Oeuvre reproduite dans l’ouvrage « Léo Gausson, un peintre méconnu du post-impressionnisme », par Hanotelle Fonteneau, 2000.
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Léo Marie Gausson (Lagny 14 février 1860 – Lagny 27 octobre 1944) commença à étudier la sculpture sur bois en suivant des cours du soir à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs. puis fut formé à la gravure par Chauvel.

Il se dirigea ensuite vers la peinture. Ses débuts dans cette discipline s’inscrivent sous une double influence. Il est d’abord initié à l’Ecole de Barbizon par un peintre de Lagny Antonio Cortès, ancien élève de Troyon. Curieux de tout, Gausson est attentif à la peinture contemporaine. Sa palette s’éclaircit et atteste une connaissance approfondie des impressionnistes.

Il fait la connaissance de deux xylographes : Maximilien Luce et Cavallo Peduzzi. Ensemble, ils s’intéressent et étudient les principes scientifiques appliqués à l’art. C’est le moment où s’élabore le Néo-impressionnisme, dont les plus éminents Georges Seurat et Paul Signac soutenus par le maître Camille Pissarro forment le groupe initial. Gausson et ses amis pressentent toute l’importance que constitue l’ouvrage d’Eugène Chevreul: De la loi du contraste simultané des couleurs.

En 1885, Gausson connaît parfaitement les principes de cette théorie et il les explicite dans une longue lettre à Emile Zola. L’oeuvre de Gausson devient particulièrement novatrice en 1886, année où il réalise des oeuvres selon l’étude du contraste simultané.

Continuant ses recherches, il s’oriente logiquement vers le Synthétisme, qui lui permet de représenter l’intensité de certains effets de la nature. Il réalise de 1890-1894 et même à partir de 1889 des oeuvres audacieuses aux formes simplifiées traitées en a-plat et cloisonnées.

Il participe aux expositions d’avant-garde: à Saint-Germain-en-Laye, les XX à Bruxelles, l’Association pour l’Art à Anvers, à Paris chez Le Barc de Boutteville, l’Hôtel Brébant, Le salon des Cent.

Durant toute cette période, il n’en abandonne pas pour autant le Néo-Impressionnisme. Même, délaissant toute théorie, il s’attache davantage à la représentation du réel, dans une synthèse des éléments qui lui est très personnelle: Cour de ferme, 1891, (basée sur le nombre d’or).

Des conditions d’existence très précaires décident Gausson à quitter la France. En 1901, il s’engage dans l’administration coloniale. Ce sera une entrave à poursuivre son oeuvre. Il vivra en Guinée française sept ou huit ans. Il est l’un des tout premiers à avoir rapporté des peintures de cette région d’Afrique, alors inconnue des Occidentaux.

De 1887 à 1895, il exposa au Salon des Indépendants à Paris; en 1892, il fut l’un des invités, avec Luce, Pissarro, Toulouse-Lautrec, de l’exposition du Groupe des Vingt de Bruxelles.

Une rétrospective de son œuvre fut organisée en 1899, au Théâtre Antoine à Paris.

Il possédait de réelles qualités de coloriste et se montra graveur pittoresque de mérite dans les reproductions qu’il fit d’après Millet.

Bibliographie: –Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome V, p.919