Marcel Féguide, un romantique fauve!

Marcel Féguide
Marcel Féguide, les amants,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 70 x 84cm
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Marcel Féguide (Saint-Étienne 1890- Golfe Juan 1968) fut un pastelliste avant tout, il maîtrise l’huile et la gouache. Sa facture très personnelle et originale, est figurative et toute chargée de symboles. Il puise ses sources dans la littérature et l’histoire. Mais aussi l’Antiquité, l’Orient, l’Histoire Sainte, qui l’inspirent souvent; le romantisme également, avec ces silhouettes de couples dans une nature généreuse, ces baigneuses, ces faunes.

Les couleurs sont chaudes, vives, un peu à la manière d’un « fauve », disposées en masses juxtaposées avec des harmonies surprenantes mais toujours évocatrices et riches de sensibilité.

Marcel Féguide suit les cours des Beaux Arts de Paris, et il entre par la suite à l’Académie Julian. Grand Prix de Rome en 1907, il passera 4 ans à Rome à la Villa Médicis avant de revenir à Paris.

Philippe Tillon dit de lui: » son imagination servie par une habileté prodigieuse nous livre une variété harmonieuse d’hallucinations, de rêveries, de poésie emmêlée. Quel décorateur, mieux quel peintre de décors!« .

Il voyagera beaucoup : Brésil, Mexique, Espagne, Antilles, Algérie, Maroc, Grèce, Syrie, Liban, Jérusalem, et laisse souvent derrière lui des décorations monumentales : Églises, Palais des Gouverneurs de Martinique et de la Guadeloupe, salle des fêtes de la Charité-sur-Loire, ancien restaurant  » Le Féguide  » à Lille…

Pour garder son indépendance et sa liberté il refusera toujours d’être sous contrat avec une galerie. Il finira par se fixer à Eygalières en Provence ou il repose avec son épouse.

Expositions : Nevers (1927,1935), Espagne: Barcelone, Suisse, Belgique : Bruxelles, Gand, USA: New York, Brésil: Sao Paulo, Rio de Janeiro, Paris, St Etienne, Lyon, Monte-Carlo (1961), Ambierle, Raphele-les-Arles (1954/55), Nice, Baux de Provence (1965)….

Prix : 1925, Prix du conseil municipal de Paris pour « Petit Faune ».

Musées de Castres (Musée Goya), Béziers, St Etienne, Ville de Paris, Charité-sur-Loire.

Fresques à la Charité sur Loire 1936 (Salle des Fêtes) détruites en 1969; Champ Baraté, École Maternelle (Détruite); Casino d’Aix en Provence; Palais des Gouverneurs de Guadeloupe et Martinique; Buffet de la Gare de Lille (actuellement à New York au restaurant  » L’Artisanal « ).

Rétrospectives : 1970, Galerie Bernheim Paris; 1978, Salons du Buffet de la Gare de Lille;1988, Galerie Desire, Lyon

Charles Cottet, la nature sauvage du pays Bigouden.

Charles Cottet
Charles Cottet, Notre-Dame de la Joie par temps gris,
huile sur panneau, signée en bas et à droite,
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Charles Cottet (1863 – 1925) reçut des conseils de Puvis de Chavannes et de Roll; il prit part aux expositions impressionnistes que Le Barc de Bouteville organisait dans sa boutique de la rue Le Peletier. Il exposa pour la première fois au Salon en 1889. Il était déjà établit en Bretagne depuis quelque temps et y avait trouvé la forme picturale qui devait établir sa réputation. Médaille d’or en 1900 à l’Exposition Universelle. Il participa à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts, puis en 1900 à la Société Nouvelle.

Charles Cottet possède une technique très savante et ses qualités de coloriste en font un peintre de tout premier ordre. Son goût pour les tons plombés et les harmonies sombres le fit considérer comme le chef de file du groupe de ceux que l’on nommait “la bande noire” avec Xavier Prinet et André Dauchez. En réaction contre l’impressionnisme, ils se référaient volontiers à Courbet et prônaient une peinture à contenu moral. Il a laissé surtout des paysages de Bretagne, d’un sentiment dramatique et peints dans une pâte épaisse.

Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Alger – Anvers – Barcelone – Bordeaux – Bruxelles – Bucarest – Cincinnati – Dublin – Düsseldorf – Gand – Helsinki – Karlsruhe – Lille – Munich – Padoue – Paris (Musée d’Art Moderne , Petit Palais) – Philadelphie – Rome – Venise – Vienne…

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome III, p.953

La route des peintres en Cornouaille, 1850-1950, Quimper, 1999

André Devambez, le peintre du vivant!

André Devambez
André Devambrez, Avila, la porte de l’Alcazar,
huile sur panneau, signée et intitulée en bas et gauche, 24x28cm
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André Devambez (1867-1943) est le fils du graveur, imprimeur et éditeur Édouard Devambez, fondateur de la Maison Devambez à Paris. André grandit dans une ambiance artistique et décide très jeune de devenir un artiste. Dès son plus jeune âge, André Devambez travaille également avec son père. Ils conçoivent dans l’atelier du passage des Panoramas, où se situe la Maison Devambez, papiers à lettres, menus, impressions artistiques et diverses publicités, tous animés d’un fourmillement de vie qui font le succès de la Maison. Il étudia chez le portraitiste Benjamin Constant et reçut les conseils de Gabriel Guay et de Jules Lefebvre.

Il obtint le prix de Rome en 1890 et exposa au Salon des Artistes Français. Il fut chef d’atelier de peinture à l’école des Beaux-Arts de 1929 à 1937; il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1911 et est élu à l’Académie des beaux-arts le 7 décembre 1929 en replacement d’Henri Gervex.

Une rétrospective de son œuvre s’est tenue au musée de Beauvais en 1988.

Il fit preuve dans ses tableaux et ses dessins d’illustration d’une verve caustique finement railleuse. Il se plaisait à concilier dans ses tableaux un format restreint et le grouillement désordonné d’une foule.

Il illustra de nombreux ouvrages, et ses dessins sont parus dans des revues telles que Le Rire, Le Figaro Illustré et L’Illustration.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des Peintres, Bénézit, 1999
  • Dictionnaire des illustrateurs, 1800-1914, Paris, 1983
  • Noémie Bertrand, Michel Ménégoz, André Devambez, 1867-1944, catalogue d’exposition (4 juin-4 juillet 1992), Ville de Neuilly-Plaisance.

Jules Chadel, la tradition orientale du dessin monochrome.

Jules Chadel
Jules Chadel (dessin) et Germaine de Coster (gravure), Douarnenez,
gravure sur bois imprimée en camaïeu, pour l’Imagier de la Société de la gravure sur bois originale, signée au crayon, portant les deux monogrammes des artistes,
justificatif de tirage, 22.2×15.2cm
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Jules Louis Chadel (Clermont-Ferrand 1870 – Paris 1940) est le fils d’un ébéniste originaire d’Allanche, dans le Cantal, Jean-Pierre Chadel, et de Légère Hautier, d’une famille de La Tour-d’Auvergne. Il naît au 44 de la rue Fontgiève, qui était alors un quartier d’artisans. Il étudie la sculpture à l’École des beaux-arts de Clermont-Ferrand. Il s’installe à Paris en 1893. Il s’inscrit à l’École des arts décoratifs. Pour subvenir à ses besoins, il travaille comme sculpteur sur pierre sur des chantiers.

Il entre dans l’atelier du joaillier Georges Le Turq, où il dessine des bijoux. Il est embauché en 1904 par le joaillier Henri Vever. C’est chez lui qu’il découvre l’art japonais, qui va le marquer profondément. Il va « réapprendre » à dessiner auprès de Prosper-Alphonse Isaac et surtout Yoshijiro Urushibara. Une étroite collaboration lie les trois artistes, qui reproduisirent la répartition du travail, traditionnelle dans la pratique japonaise, entre dessinateur, graveur et imprimeur. Le japonisme de Jules Chadel, différent de celui d’Henri Rivière, prend sa source dans la tradition orientale du dessin monochrome. L’artiste s’attache à rendre l’attitude d’un personnage, la perspective et l’atmosphère d’un site par de délicats traits noirs posés au pinceau, réhaussés de lavis et de couleurs légères. De nombreux lavis sont exécutés ainsi au début des années 1920 dans le sud Finistère – Concarneau, Douarnenez, Pont-Croix, le Faouët – lavis qui seront transposer dans le bois.

En 1924, Jules Chadel livre pour l’Imagier de la Société de la gravure sur bois originale (SGBO), un aspect du port de Douarnenez, montrant des chaloupes sardinières accostées à la cale ronde. Semblable à un lavis, ce camaïeu de brun fut gravé par Germaine de Coster d’après un dessin de Chadel. Aussi présente-il les monogrammes à l’encre rouge des deux artistes.

Bibliographie:

Dictionnaires des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999

Henry Bouvet et la magie de la Méditerranée!

Henry Bouvet
Henry Bouvet, Méditerranée,
huile sur panneau, 33.5x41cm
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Henry Marius Camille Bouvet (Marseille 1859 – Paris 1945) entra à l’Ecole des beaux-arts de Lyon en 1878, puis à celle de Paris en 1891, où il eut pour maîtres Alfred Roll et Eugène Carrière. Il exposa régulièrement à Paris à partir de 1892, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, dont il devint sociétaire en 1897 et membre du jury en 1901 et 1905. Il exposait aussi au Salon des Artistes Français. Il participa à des salons collectifs: 1928 Marseille, 1929 New York, 1934 Tokyo. En 1901, il réalise des commandes publiques, dont le plafond de la salle des fêtes de l’hôtel de ville d’Asnières. Il eut des expositions personnelles: 1896 Nantes, 1898 Dresde, 1907 rétrospective à la galerie Georges Petit, 1909 Monaco, 1913 Buenos Aires, 1923 à la galerie Charpentier à Paris.

De sa première période, on peut remarquer la sensibilité d’Henry Bouvet aux changements de la lumière sur les choses au gré des saisons ou des heures. C’est comme s’il s’était tenu à une peinture académique tout en ayant une sensibilité impressionniste.

Il a travaillé surtout dans le Midi, mais aussi dans son atelier parisien et à Belle-Ile où il séjourna en 1898 et d’où il rapporte un ensemble de vues de la côte. Mais dans les années vingt, la Méditerranée devint la Côte d’Azur et la Riviera. Il peint des sujets mondains sur la Côte, portant un intérêt pour cette vie de luxe.

Henry Bouvet fut un peintre qui savait tout faire. Il aurait pu s’insérer dans plusieurs moments de l’histoire de la peinture de son époque. Il a préféré s’ancrer aux valeurs établies de la tradition.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome II, p.691-692

Belle-Ile en Art, Belbeoch et Clifford, 1991