François Eberl, un peintre de l’Ecole de Paris en Bretagne.

Eberl
François Eberl, Frantizek Zdenek Eberl (Prague 1887 – Paris 1962), le Palais, Belle-Ile-en-Mer, 1913
huile sur panneau, signée, située et datée en bas et à gauche, contresignée au dos, 27 x 35cm.
Oeuvre similaire au catalogue raisonné de l’artiste sous le numéro G050 Vendu – sold

François Zdenek Eberl entre aux Beaux-Arts de sa ville natale en 1905 et, après deux ans d’apprentissage, part visiter Stockholm, Munich et Amsterdam.

Eberl arrive à Paris en 1912, s’installe à Montparnasse et commence en 1913 à exposer dans les salons parisiens. Il devient ainsi sociétaire du Salon d’automne et présente ses œuvres au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Eberl s’engage dans l’armée française. De retour à Paris en 1919, il fait connaissance à Montmartre de Francis Carco, Roland Dorgelès et Pierre Mac Orlan qui soutiennent sa peinture et pour lesquels il réalise des illustrations. Il se lie d’amitié également avec Picasso, Modigliani et Maurice Vlaminck, et se distingue très vite comme peintre de femmes. Eberl puise son inspiration dans le folklore parisien.

Chevalier de la Légion d’honneur, il expose aussi ses toiles dans des Galeries parisiennes telles Barreiro ou Bernheim-Jeune dont dans cette dernière en 1929 une exposition très importante présentant cinquante tableaux, préfacée par Arsène Alexandre et en octobre de la même année chez Barreiro une exposition d’aquarelles et de dessins

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ

– Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l’École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 – Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020

Paul-Auguste Masui, la Bretagne révélée à l’artiste expressionniste.

paul-auguste masui
Paul-Auguste Masui (1888-1981), Les porteurs de bannières, 1925, eau-forte, justifiée 6/50,signée en bas et à droite, 265 x220mm, Disponible-Available

Paul-Auguste Masui travailla à Uccle, près de Bruxelles. Il fut membre de l’Académie luxembourgeoise. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et Salons à partir de 1912 en Belgique et à l’étranger. En 1917, il publia à Londres un grand album de 55 bois gravés, « La légende de Thyl Ulenspiegel », qui sera le coup d’envoi de sa carrière professionnelle.

En 1919 et 1920, il produit un grand nombre de lithographies de grand format, surtout des études de travailleurs du bâtiment, des chantiers navals et des rues. Pour se familiariser avec la couleur, il pratiqua le pastel de 1918 à 1922. Il pratiqua le monotype, l’aquarelle, la gouache, la gravure sur bois et sur cuivre. En 1935, il décora le Pavillon du Brabant à l’Exposition Universelle.

Masui a peint principalement la Bretagne, l’Ardenne, la Provence et l’Espagne. Sa facture évolue vers une rigueur et une synthèse toujours plus grande des formes et des tonalités de ces paysages, habités parfois d’hommes et de femmes issus de ces terres sombres et graves.

Ce fut un artiste ébloui par la Bretagne en 1925 et en 1926 notamment.

Plusieurs de ses oeuvres sont dans les musées de Bruxelles, Ixelles, Londres, Mons, Paris (mus. Carnavalet), Quimper, Pont-Aven,Tournai, Verviers.

la tente à cidre, 1925, eau-forte et aquatinte, épreuve d’artiste, numérotée 2, signée en bas et à droite,
265 x 220mm
Disponible-Available
le calvaire, 1925,
eau-forte et aquatinte, justifiée 3/50, signée en bas et à droite, 265 x 220mm
Disponible-Available

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.339

– Arsène Soreil, Paul-Auguste Masui, graveur et peintre, in Cahiers de l’Académie luxembourgeoise, Virton, 1962

– Catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2007

– « Paul-Auguste Masui », P. Caso, Ed Louis Musin, Bruxelles, 1980

Pierre Toulhoat, sur les pas d’un artiste aux milles talents.

pierre toulhoat
Pierre Toulhoat, Exposition Sculptures Populaires Bretonnes, Musée Municipal de Quimper, affiche lithographiée, 1952, Imprimerie Bargain, 60 x 40cm
Vendu – sold

Pierre Toulhoat, est un sculpteur, peintre, vitrailliste et joaillier français. Peintre de paysages, il fut lauréat du Prix de l’Association amicale des paysagistes français.

Le goût du dessin qui ne l’a jamais quitté depuis l’enfance l’entraîne vers l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 1947 (option sculpture). Pierre Toulhoat collabore parallèlement à la nouvelle faïencerie Keraluc dès sa fondation, crée des bijoux pour Kelt, dessine des foulards, tissus et bannières pour Le Minor, crée des vitraux pour l’atelier Le Bihan-Saluden. Il enseigne la céramique et le modelage à l’école régionale des beaux-arts de Quimper et réalise des œuvres murales à la faïencerie Keraluc (bas-reliefs en céramique polychrome), pour l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), pour la chapelle de l’ex-hôpital Maritime à Brest, pour le lycée de Brizeux à Quimper, etc. Il crée des médailles pour la Monnaie de Paris, exécute dans son atelier de vitrail des commandes pour de nombreuses églises de Bretagne. Il crée un atelier de bijoux pour éditer ses créations et exécute des pièces d’orfèvrerie religieuses.

Bibliographie :

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999
  • Armel Morgant, Toulhoat, Coop Breizh, 2007

Jean Deyrolle, une peinture bien abstraite.

jean deyrolle

Jean Deyrolle, « composition« ,

tempera sur papier marouflée sur toile, signée en bas et à droite du monogramme,

33 x 41cm

Vendu -Sold

La famille Deyrolle est d’origine bretonne, de Concarneau, dans le Finistère. En 1912, la famille s’installe à Vannes, puis à Quimper.

En 1929, il entre à l’école « Art et Publicité » à Paris, dont il suit les cours pendant trois ans. Ses vacances se passent à Concarneau. Il y rencontre un ancien élève de son grand-père, Lionel Floch, qui lui donne quelques conseils et lui apprend les rudiments de la peinture.

Jean Deyrolle expose au Salon des Artistes Français en 1933. L’année d’après, il fait une quinzaine d’expositions au Maroc et en Bretagne. En 1936, il expose à Concarneau avant de repartir pour l’Afrique du Nord. Sa cousine Jeannine Guillou vit maintenant avec Nicolas de Staël, dont elle partagera l’existence jusqu’à son décès en 1946. Jean sympathise avec Nicolas, et ils voyagent ensemble à travers le Maroc et l’Algérie.

A partir de 1941, il approfondit les théories de Paul Sérusier. Influence passagère mais intense du théoricien d’une nabisme. C’est l’époque de la recherche du symbolisme des couleurs et de la construction rigoureuse des compositions. En 1943, il retrouve Jeannine et Nicolas de Staël à Paris. Chez eux il y fait la connaissance d’André Lanskoy et du poète Pierre Reverdy. C’est la période où Jean Deyrolle se détache de la figuration. En 1944, Jean Deyrolle « passe la ligne » et expose comme peintre abstrait ou salon d’automne. Jeanne Bucher acquiert ces premières peintures non-figuratives. En 1946, Jean Deyrolle se groupe avec quatre autres jeunes peintres : Dewasne, Hartung, Marie Raymond et Schneider. Ils exposent ensemble leurs « peintures abstraites » à la galerie Denise René. Gilioli, Poliakoff et Vasarely les rejoignent. La même année, Jean Deyrolle reçoit le prix Kandinsky décerné pour la première fois. Pendant la douzaine d’année qui suit, il participe aux principales manifestations collectives d’art abstrait organisées en France et dans le monde.

Bibliographie:

-Geay Jean-Pierre. Deyrolle, une peinture bien tempérée, catalogue d’exposition,Ed. l’Isle-sur-la-Sorgue, 1977.

-Richar-Rivier Georges. Jean Deyrolle, catalogue raisonné, Editeur Cercle d’Art, Paris, 1992

Deyrolle/Guillou, généalogie d’artistes, Catalogue Musée de Pont Aven, 2008-2009

Paul Abram, un artiste de Douarnenez!

Douarnenez
Paul Abram (1854-1925), Les lavandières, Douarnenez, 1916,
huile sur toile, signée et datée 1916 en bas et à droite, 62 x 81cm
Vendu -sold

Paul Abram est né à Vesoul en 1854 et meurt à Douarnenez en 1925; il fut un peintre de figures, de portraits et de paysages.

Dès 1876, Paul Abram est l’élève de Jean Gigoux et de Jean-Léon Gérôme à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a figuré au Salon des Artistes Français et à diverses expositions depuis 1882.

Il travaille en Bretagne dès 1880, notamment à Pont-Aven et surtout à Douarnenez où il s’installe en 1887 et où il est professeur de dessin. Son œuvre est surtout consacrée aux portraits qu’il aborde avec toutes les techniques, notamment fusain et pastel. Il s’y montre attentif à la description des costumes, ceux de Ploaré particulièrement ou ceux des pêcheurs.

Douarnenez est l’un des centres picturaux nés à partir des années 1860 continuent à attirer et il est surnommé le « Barbizon breton ». Jules Breton n’y vit plus mais beaucoup d’artistes y passent en voisins (Henri Moret, Maxime Maufra ou Ernest de Chamaillard) ; Paul Abram et Maurice Le Scouëzec s’y fixent, ainsi que Louis-Marie Désiré-Lucas. En 1913, Henry Cheffer y fait construire son atelier face à la mer et revient tous les ans enquêter sur les intérieurs marins et paysans. Dans la seconde moitié du siècle, c’est le poète Georges Perros qui s’installe à Douarnenez et le peintre René Quéré y peint à demeure. En 1929, deux artistes viennent y travailler de concert, le Quimpérois Max Jacob et l’Anglais Christopher Wood. En s’inspirant de cartes postales de processions et de danses, le premier peaufine sa technique en mêlant gouache et pastel et soigne les détails.

Parmi les œuvres de Paul Abram, on peut citer: Portrait (Salon de 1882), Fileuse à Pont Aven, Portrait d’Auguste Vitu, 1883, La Fontaine de Saint-Pierre-le-Pauvre, Vieux marin breton, 1890, L’Homme à la hache, 1912.

Musées: Brest, Rochefort, Quimper.

Bibliographie :

Dictionnaire de peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome I, p.35

Les peintres de Pont-Aven, A.Cariou, Ed Ouest France, 2004

La route des peintres en Cornouaille 1850-1950, Quimper

Douarnenez, au bonheur des peintres , Henri Belbeoch