Joseph Milner-Kite, an englishman in Pont-Aven!

Joseph Milner-Kite

Joseph MILNER-KITE (1862-1946)
« Les trois bretonnes » ou« La cueillette des fleurs », c.1902
Huile sur toile, non signée, 73 x 53cm
Vendu – Sold

Né près de Londres, à Taunton, Joseph Milner-Kite a passé à Paris la majeure partie de sa vie et il est une des figures centrales de la colonie artistique à Pont-Aven et Concarneau à la fin du XIXe siècle. Sa peinture lumineuse a influencé les jeunes artistes anglais et irlandais séjournant en Bretagne.

Élève de Bougereau et de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian à partir de 1883, où il va rencontrer l’Irlandais Roderic O’Conor qui devient son meilleur ami, ainsi que John Lavery.

Il part travailler avec O’Conor, en 1886, à Pont-Aven où il rencontre Paul Gauguin et Émile Bernard. Mais il n’adopte pas la technique de synthèse et les grands aplats du cloisonnisme. A la fin des années 1880, il expose des paysages de Pont-Aven et d’autres sujets bretons au Salon à Paris et souvent à Londres à la Royal Academy, mais aussi à Liverpool, Manchester, Birmingham, ainsi qu’au Carnegie Institute de Pittsburgh et en Allemagne.

« De 1894 à 1914 et de 1921 à 1938 il expose presque chaque année des œuvres inspirées par Concarneau principalement à ses débuts… Au début du XXe siècle, il passe la plupart de son temps à Concarneau dont plusieurs hivers. Il peint des motifs du port et des scènes de marché, des fêtes et des sujets religieux… Les plus caractéristiques de Milner-Kite sont ses petites études impressionnistes d’enfants bretons… » Dr Julian Campbell, extraits.

C’est dans une pâte riche et dans des compositions bien organisées qu’il traite ses sujets.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.829
  • Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G.Schurr, Ed Amateur, 1996, p.49
  • Peintres Britanniques en Bretagne, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2004
  • La Route des peintres en Cornouaille, René Le Bihan, Ed Palantines, 2005
  • Joseph Milner-Kite, catalogue d’exposition, galerie Whitford and Hughes, Londres, 1985 (Whitford Fine Art)
Joseph Milner-Kite
Joseph Milner-Kite, « Daydreaming », oeuvre vendue sur le marché de l’art en 2024 et reproduite sous le numéro 6 du catalogue de l’exposition de 1985 chez Whitford Fine Art, Londres.

Schuffenecker et ses paysages idylliques.

Schuffenecker
Claude-Emile SCHUFFENECKER (1851-1934), « paysage »,
pastel, signé du cachet en bas et à droite, 24 x 32 cm
Vendu -sold

Claude-Emile Schuffenecker et Paul Gauguin vont régulièrement peindre à Pont-Aven, en Bretagne, où ce dernier fait son portrait (« Schuffenecker, à Pont Aven« ) et un dessin caricature avec l’intitulé « Synthétisme« . Dans une lettre d’octobre 1888, Gauguin lui écrit : « Un conseil, ne copiez pas trop d’après nature, l’art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant, et pensez plus à la création qu’au résultat. C’est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer. »

L’œuvre de Schuffenecker est en effet une suite de citations, marqué par des influences diverses, pointillisme, Degas, Gauguin, etc. C’est lui qui trouve un local, le café Volpini, où les post-impressionnistes peuvent exposer. Il avance régulièrement de l’argent à Gauguin pour préparer ses voyages, avant de devenir représentant de Gauguin quand celui-ci est dans les îles, avant de se brouiller avec lui après la mort de Clovis.

Il expose encore en 1912 et 1917 au Salon des Indépendants.

Dans les années 1920, il fréquente à la Ruche le peintre fauve Victor Dupont, qui l’appelle de manière affectueuse « Schuff le Rouge », à cause de ses sympathies anarchistes.

Bibliographie :

  • Jill-Elyse Grossvogel, Claude-Émile Schuffenecker : catalogue raisonné, A. Wofsy fine arts, San Francisco, 2000
  • René Porro, Claude-Émile Schuffenecker, 1851-1934, Art Conseil, 1992

Jean Rigaud, peintre de la Marine à Saint-Guénolé.

jean rigaud
Jean RIGAUD (Bordeaux 1912 – Paris 1999), « La plage de Pors-Carn (Saint-Guénolé) », 1978,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, contresignée, datée et située au verso, 27 x 35 cm
Vendu -sold

Jean Rigaud est élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts. A Paris, en 1938, il réalise des toiles marouflées pour l’église Sainte-Eugénie de Pontonx-sur-l’Adour.

Amateur de voyages et de mer, il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1956 puis titulaire le 1er juin 1979. Toute son œuvre est consacrée aux paysages et à des natures mortes aux couleurs chaudes. Comme les autres peintres de la Marine, sa signature est suivie d’une ancre qui indique sa qualité de Peintre de la Marine.

Jean Rigaud peint de nombreuses toiles à L’Île-d’Yeu, le port, l’école de voile, qu’il découvre dans les années 1950 et où il vit jusqu’à la fin de sa vie. Il se rend fréquemment à Venise. Il expose dans de nombreuses galeries, telles que la galerie Paul Durand-Ruel, la galerie Carré, à Brie-Comte-Robert et est apprécié aux États-Unis. Il prépare en 1998 une grande exposition rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine mais meurt peu avant l’inauguration, en février 1999. L’ile d’Yeu lui rend hommage en 2012 pour le centenaire de sa naissance.

Alors que dans ses débuts, il travaille par grandes masses, l’artiste divise de plus en plus sa touche, utilise davantage les tons purs, (ocres, jaunes et rouges de cadmium) qui se détachent joyeusement sur les ciels plombés. Jean Rigaud se situe dans la grande tradition réaliste et post-impressionniste.

Bibliographie:

–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999

– Bernard Michel : Un peintre de Marine Jean Rigaud (1912-1999). L’instinct de la peinture ou la peinture d’instinct. Neptunia Vol. 54, Paris, 1999.

John Recknagel, un peintre américain à Fouesnant.

John Recknagel
John RECKNAGEL (1870-1940), « flotille des barques sardinières », 1921,
pastel, signé du monogramme et daté en bas et à droite, 25,5 x 33 cm
Vendu – sold

Né à Brooklyn d’un père danois, marchand de blé et d’épices, et d’une mère allemande, John Recknagel suit les cours de la National Academy of Design de New-York, puis vient étudier en France à partir de 1891 à l’atelier de Jean-Paul Laurens, puis à l’Académie Julian. L’artiste expose pour la première fois en 1897 au Salon des artistes français. En 1899, en compagnie de son épouse Sybil Withon, il s’installe à Concarneau, où il sympathise entre autres avec son compatriote, le peintre Charles Henry Fromuth qui, par l’utilisation exclusive du fusain et du pastel, influence sa propre technique. A partir de 1902, il s’établit à Fouesnant (Finistère) où il construit une maison à Keroulven en 1906, près des étangs de Penfoulic ; il retourne parfois aux États-Unis après la Première Guerre mondiale.

Paysagiste et portraitiste, John Recknagel peint à l’huile et au pastel : des paysages de la Bretagne et de New-York, des portraits notamment de personnes de la région de Fouesnant (plusieurs de ses œuvres sont exposées à l’hôtel de ville de Fouesnant).

Il meurt à Fouesnant en 1940, où on peut voir sa tombe dans le cimetière communal.

Bibliographie :

–Les Peintres de Pont-Aven, A. Cariou, Ed Ouest-France, 2004

-David Sellin et Catherine Puget : Peintres américains en Bretagne – 1864 – 1914, Pont-Aven, 1995

–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ

–John Recknagel, catalogue d’exposition, musée de Pont-Aven, 1998-1999

Raoul André Ulmann, la maîtrise du paysage.

Raoul André Ulmann
Raoul André Ulmann (1867-1941), paysage côtier, 1910,
huile sur toile signée et datée en bas et à gauche, 74 x 100cm
Disponible – Available

Élève de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury, Raoul André Ulmann peint des marines bretonnes, hollandaises et des vues de Paris. À partir de 1907, il expose des paysages à la Société nationale des beaux-arts. Il expose également avec la Société nouvelle de Paris, rebaptisée par la suite Société des peintres et sculpteurs, présidée par Auguste Rodin, lors de salons à Paris et aux États-Unis (notamment à Buffalo en novembre-décembre 1912).

De son vivant, l’État français fait l’acquisition de plusieurs œuvres de Raoul André Ulmann, qui sont notamment affectées au musée du Luxembourg, au musée Bonnat de Bayonne, à la Chambre de députés, ou encore au palais de l’Élysée.

Tristesse sur la mer est reproduite dans L’Estampe moderne en 1898.

L’artiste reçoit le prix Puvis de Chavannes en 1931.

Le musée d’Orsay conserve plusieurs de ses œuvres, et le musée des Beaux-Arts de Quimper en conserve une « Marine bretonne ».

Bibliographie:

–Dictionnaire des Peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIII