
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 60 x 92cm
Disponible – Available
En fin navigateur, André Dauchez a accosté à différents endroits des côtes bretonnes, et plus particulièrement à Belle-Île-en-mer et comme ici à l’île d’Houat. A 14 km au large de Quiberon, il faut naviguer pour mériter d’accoster sur cet îlot qui abrite 250 habitants à l’année, et encore moins d’arbres. Ici, pierres, landes, vent et mer règnent et dialoguent en permanence, parfois se disputent, puis se réconcilient.
André Dauchez fut qualifié de peintre du vent et des estuaires, sa personnalité et son talent immense s’affirmèrent dans l’exécution des paysages qui dominent son oeuvre. Il était essentiellement et purement paysagiste, la figure humaine étant très peu présente dans son travail et dans ses paysages, ou alors petite silhouette isolée dans l’immensité d’une lande ou d’un bord de mer. Il maniait avec perfection la mine de plomb, et dans ses dessins les retouches sont inexistantes.
Les bords de mer, les estuaires et les ports sont très présents dans son œuvre. Sa connaissance du milieu maritime est sans faille, c’est un véritable marin qui a navigué et vu les rivages en venant de la mer, nous dévoilant des paysages presque nouveau et des points de vue inconnus aux seuls marcheurs.
André Dauchez eu plusieurs bateaux avec lesquels il aimait découvrir de nouveaux horizons, aussi bien côté Atlantique que côté Manche. Citons « La Rose des Vents », thonier de 20 m et aménagé pour la plaisance, acheté avant 1914. Puis il y eut un yacht de plaisance d’une douzaine de mètres qui portait le nom de « la Grande Ourse ». Citons également « l’Embellie », le « Narval », « l’Aventure ».
C’était aussi un graveur remarquable ; il illustra d’ailleurs certains livres avec beaucoup de poésie, dans des éditions de luxe numérotée, comme par exemple : « Le foyer breton : Contes et récits populaires » d’Emile Souvestre, « Le livre de l’Emeraude » d’André Suarès, « La mer dans les bois » par André Chevrillon. Citons aussi ses splendides et touchantes illustrations pour le conte de Paul de Musset : « Monsieur le Vent et Madame la Pluie ».
Il exposa à de nombreuses reprises aussi bien en France qu’à l’étranger : Barcelone, Bruxelles, Budapest, Munich, Pittsburg. Et l’on trouve des œuvres d’André Dauchez dans nombre de musées français et étrangers.
Bibliographie:
- Stéphane Brugal, « André Dauchez, portraitiste de la Cornouaille« , catalogue raisonné de l’oeuvre gravé, 2018





