Alexandre Chantron, portraitiste mondain.

Alexandre Chantron
Alexandre Chantron,  Portrait présumé de Mme De Hillerin, 1890
huile sur toile, signée et datée en bas et à droite, 49,5cm x 60cm
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Alexandre Chantron (Nantes 28 janvier 1842 – 1918) fut l’élève de Pirot, de William Bougereau et de Tony Robert-Fleury. Il débuta au Salon de 1877 avec un tableau d’histoire: Le Christ à la colonne.

Il obtint une mention honorable en 1893, une médaille de troisième classe en 1899, et de deuxième classe en 1902. Rappelons l’importance de ces distinctions durant les Expositions Universelles et les salons officiels, permettant aux artistes de se faire connaître et d’obtenir ainsi des commandes privées ou publiques.

Alexandre Chantron peint d’abord des tableaux de genre et d’histoire, mais aussi des natures mortes, et des grands portraits et des nus, à la manière de William Bougereau, des nus féminins dissimulés sous le prétexte mythologique.

 

 

René Quillivic, « sur le môle », 1921.

René Quillivic
René Quillivic, « Sur le môle », 1921, gravure sur bois

Signée dans la planche, l’immatriculation du bateau indique la date 1921 et la lettre A indique le lieu, Audierne
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Originaire de Plouhinec (Bretagne, Sud Finistère), René Quillivic (1879-1969) se prépare à exercer le métier de menuisier-charpentier et fait le Tour de France des Compagnons du Devoir, pendant lequel il apprend la langue française.

Ayant bénéficier d’une bourse du Conseil Général du Finistère, il décide de s’orienter vers la sculpture et part se former à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris.

Son inspiration est issue principalement de sa Bretagne d’origine où il obtient de nombreuses commandes de statues (notamment pour la commémoration de la Grande-Guerre) dans les années 1920, utilisant les granits bretons, et le plus souvent la kersantite.

Il aborde la gravure sur bois vers 1912, adoptant le bois de fil. Sociétaire de la première  Société de la Gravure sur Bois Originale, René Quillivic est membre fondateur de la deuxième société en 1920. Son oeuvre gravée s’inspire des motifs bigoudens et celtiques, et bien qu’il ne fasse pas partie du mouvement des Seiz Breur.

Cette technique graphique lui permet d’exprimer ce qu’il ne peut réaliser par la sculpture. Il réalise une série de douze gravures sur bois intitulée L’Histoire de la mer, et des illustrations pour le livre Souvenir d’enfance et de jeunesse d’Ernest Renan. La revue L’art et les artistes, dans son numéro d’octobre 1930, publie des reproductions de trois gravures sur bois de René Quillivic : Devant Dieu (1919), Saint Edwet (1921)  (en fait une reproduction de la chapelle Sainte-Edwette en Esquibien) et La Vague.

René Quillivic renouvelle les thèmes traditionnels, en particulier quand il travaille pour la faïencerie HB à Quimper, à la demande de Jules Verlingue.

 

 

Brigitte Bardot vue par Van Dongen

Van Dongen
Kees Van Dongen, Brigitte Bardot,
lithographie,tirage numéroté VIII/XXI de l’Epreuve d’Artiste (E.A.), signée de Van Dongen, dimensions 73,3cm x 55,2cm
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Kees Van Dongen (1877-1968), à la fois anarchiste et dandy, peint surtout des portraits (de femmes), mais aussi des scènes de cabaret, des spectacles forains, des sujets exotiques. Il est très influencé par Degas et Toulouse-Lautrec mais aussi par ses nombreux voyages (Maroc, Espagne, Egypte). Paris reste cependant la source principale de son inspiration (Montmartre, Montparnasse et l’ambiance des Années Folles). Van Dongen est très rapidement introduit dans la Haute Société des années 1920-1930 ; il devient alors le portraitiste du Tout-Paris et  » croquera  » notamment Arletty, Sacha Guitry, Maurice Chevalier et Brigitte Bardot, dont il fera deux portraits à quelques années d’intervalle.

Voilà ce que dira la toute jeune Brigitte sur cette première rencontre en 1954:
 » Puisqu’il fallait bien s’occuper à quelque chose entre deux films minables, j’acceptai pour un reportage télévisé d’aller déjeuner chez Maurice Chevalier à Marnes-la-Coquette et de poser pour le peintre Van Dongen. J’étais une inconnue, ils étaient deux monstres sacrés ! Van Dongen, qui m’impressionnait à mourir, fit un extraordinaire portrait de moi. La télé filmait la progression de l’oeuvre, et me filmait par la même occasion.
Impossible d’acheter ce chef-d’oeuvre, je n’avais pas un sou. J’en crevais de rage. Je fis en vain du charme à Van Dongen qui préférait les billets de banque aux sourires. Tant pis ! Ce portrait est maintenant dans le dictionnaire Larousse et passe pour l’un des chefs-d’oeuvre du Maître. Par la suite, j’ai recherché le tableau, qui avait été vendu à un Américain. Revenu en France, on m’a proposé de l’acheter en 1970 ; il valait alors 270 000 Francs et j’avais l’impression de voir un plat d’épinards avec du jambon. » (Initiales B.B.  Editions Grasset, 1996).

Précisons que ce premier portrait fera la couverture du célèbre magazine américain Life (28 mars 1960).

La deuxième rencontre a été organisée par l’hebdomadaire Paris Match. Elle a eu lieu le 12 septembre 1959, et Van Dongen a reçu Brigitte Bardot dans son atelier parisien, rue de Courcelles. Le résultat (on ne sait pas pourquoi…) est intitulé « B.B. aux yeux d’autruche » ! Dans ses Mémoires, Brigitte Bardot n’a pas évoqué cette ultime rencontre. Mais quand on voit la tête qu’elle fait en découvrant le travail d’ébauche du Maître, on comprend qu’elle a préféré s’abstenir de tout commentaire.

De ce tableau sera édité une lithographie à 150 exemplaires, et 21 épreuves d’artistes.

 

Edmond Moirignot, « le beau navire »!

Edmond Moirignot (1913-2002) étudie à l’école nationale supérieure des beaux-arts.

Son travail a consisté à l’exécution de monuments et statues commémoratives pour l’Etat (1945-1955) puis de recherches personnelles (à partir de 1955). Edmond Moirignot appartient à cette famille de sculpteurs d’après- guerre qui renouvelèrent la sculpture figurative pour exprimer plus pleinement, l’homme et sa fragilité.

Edmond Moirignot fut professeur de dessin et de sculpture de la Ville de Paris à partir de 1963. Il fut membre du salon d’Automne, du salon de la Jeune sculpture, des salons Populiste, Comparaisons, Peintres témoins de leur temps, Terre latine.

Le thème de la femme est pour Edmond Moirignot une source intarissable de découverte et d’émerveillement. Il entre dans son intimité, sans pour autant, et c’est sa délicatesse, se faire jamais voyeur ou vulgaire. Au bain, à la toilette, à la coiffure, elle porte un mystère et des songes, la spiritualité délicate de Edmond Moirignot.

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« Le beau navire », cachet du fondeur Godard, signé et numéroté 7/12, h.33,5cm

Bibliographie:

    • Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ
  • Catalogue raisonné des sculptures et de l’oeuvre graphique d’Edmond Moirignot, par Claude Jeancolas, 2010

Jean Laniau, baigneuse agenouillée

Né en 1931 à la Rochelle, Jean Laniau commence à l’âge de 14 ans une vie professionnelle dans le quartier du Faubourg Saint Antoine à Paris où le travail du bois, principalement celui de l’ameublement de style occupe les arrière-boutiques et les cours des rues avoisinantes.

En 1968, parallèlement à son activité, il décide de suivre les cours du soir de dessin et de peinture avec M. Paul Girol ainsi que les cours par correspondance dispensés par l’école ABC avec M. Pacouil. Rapidement, en élève assidu, Jean Laniau s’initie à toutes les techniques de l’art pictural, dessin, lavis, aquarelle et peinture à l’huile avec une formation basée sur l’étude du dessin et de la peinture sur modèle, quel que soit le sujet : fleur, nature morte, paysage…

L’étude du nu féminin le sensibilise particulièrement et ses réalisations laissent apparaître cette nouvelle attirance. C’est à partir de 1975 qu’il décide de prendre des cours de sculpture à l’Ecole Supérieure de Montparnasse avec Edmond Moirignot. Ses expériences antérieures et sa grande capacité d’adaptation au dessin lui permettent très vite de maîtriser la sculpture.

A partir de 1981, il décide de se consacrer uniquement à cet art. Rapidement, ses oeuvres seront exposées, reconnues et feront partie des grandes collections. Jean Laniau réalisa le buste du Maréchal Juin pour la ville du Lavandou, deux sculptures pour la ville de Biscarosse, une sculpture pour le jardin du 15e arrondissement à Paris, et d’autres oeuvres qui partent à l’étranger.

Jean Laniau

Cette sculpture en bronze représente une baigneuse agenouillée, exemplaire numéroté 5/8,

signé J LANIAU, cachet du fondeur J. CAPPELI, h.24cm

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