Jean Puy, les deux soeurs, huile sur toile, signée en bas et à droite, datée 1905, 50 x 61 cm, Vendu-Sold
Jean Puy est un peintre indépendant ; depuis ses débuts, il suit sa propre voie sans se laisser influencer et se préoccuper par les inquiétudes intellectuelles de ses amis. Impressionniste un moment, pointilliste un instant, il devient fauve quelque temps sans débordement c’est à dire sans accéder à la déformation qu’il considère comme un excès chez ses amis. La voie que cet indépendant fixe comme devant être sienne est déterminée par un amour intense de la vie, de la réalité et de la nature. Fidèle à la nature, sans s’y soumettre, Jean Puy ne veut s’en éloigner et la rend le plus complètement possible dans toutes ses variations. C’est à travers une nature transformée par l’idée et la sensation que Jean Puy transmet l’émotion humaine à travers le concret et le réel. Mu par un fil directeur préexistant avant la première guerre mondiale, il glisse doucement vers une peinture intimiste orchestrée dans une symphonie de rose particulier à l’artiste.
Jean Puy fait la connaissance de Derain, Marquet et Matisse, avec qui il se lie d’amitié. Entre 1899 et 1905, le groupe travaille –parfois sur des sujets communs– dans les ateliers de Manguin, Puy ou Jean Biette. Avec eux (et Charles Camoin, rencontré en 1903), il commence à exposer au salon des Artistes indépendants (à partir de 1900), à la galerie Berthe Weill et au salon d’Automne (à partir de 1904).
Dans la même période, sur le conseil de Matisse, il découvre la Bretagne, qui prendra une place de premier plan dans son œuvre. C’est là qu’il apprend à naviguer, avec Paul Signac, et acquiert son premier voilier.
Alfred Marzin, Au port de Douarnenez, huile sur panneau, circa 1930, signée en bas et à droite, 45 x 54cm Vendu-Sold
La production artistique d’Alfred Marzin (Saint-Yrieix 1880 – Nantes 1943) est exclusivement consacrée à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.
Petit maître de la peinture bretonne, l’oeuvre de l’artiste est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette huile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de l’animation du port de Douarnenez au temps des grandes flotilles de pêche, dans des tonalités contrastées et d’une grande richesse de composition. L’artiste a souvent été inspiré par les voiles et les mâts, battus par les embruns, les coques des bateaux, l’Océan, tout ce qui fait la beauté sans égale de la Bretagne maritime. Il séjourna plusieurs fois en vacances estivales à Douarnenez, plus particulièrement à Tréboul, avant d’opter pour le village de Sainte-Marine.
Artiste complet, Alfred Marzin a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière, notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.
Au début des années 1930, en tant qu’employé des Chemins de Fer de Paris-Orléans, Marzin se vit confier l’illustration de petits guides publicitaires, brochures touristiques sur la Côte Sud de Bretagne, le Sud Finistère et le Morbihan.
Bibliographie:
– Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Mr Marrec, Ed. Siotem, 2013 – Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003 –Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004
Alfred Marzin, Douarnenez, animation sur les quais, huile sur panneau, circa 1930, signée en bas et à droite, 27 x 35cm Vendu – Sold
La production artistique d’Alfred Marzin (Saint-Yrieix 1880 – Nantes 1943) est exclusivement consacrée à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.
Petit maître de la peinture bretonne, l’oeuvre d’Alfred Marzin est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette huile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de l’animation du port de Douarnenez au temps des grandes flotilles de pêche, dans des tonalités contrastées et d’une grande richesse de composition.
Artiste complet, Alfred Marzin a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière, notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.
Bibliographie:
– Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Mr Marrec, Ed. Siotem, 2013 – Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003 –Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004
Portrait de jeune bretonne du Pouldu, par le peintre américain Leslie Giffen Cauldwell
Jeune bretonne, dessin rehaussé sur carton, signé et daté 1892 en haut et à droite dans un cartouche, 57,5×34,5cm Vendu-Sold
Leslie Giffen Cauldwell (New York 18 octobre 1861 – 9 avril 1941)
Né à New-York, Leslie Giffen Cauldwell était, en 1886, élève de Lefebvre et de Gustave Boulanger à l’Académie Julian, puis de Carolus-Duran en 1888, à Paris, dans l’atelier desquels beaucoup d’artistes américains se perfectionnèrent. Il vécut et travailla à New York, en France et parcourut la Bretagne.
Il exposa des figures de genre et des portraits au Salon en 1885 et 1888 à la Nationale à Paris et à la Royal Academy, à Londres à partir de 1891. En 1888, Cauldwell expose à Philadelphie « Some breton sunshine »; en 1893, il expose trois pastels au Champ de Mars, et en 1894 une huile. A l’exposition Colombienne de Chicago, il exposa « A breton garden » daté de 1892. Ces oeuvres, exécutées à Pont-Aven et au Pouldu, ont quelque chose d’impressionnisme. Par la suite, Cauldwell travaille aux Etats-Unis, s’intéressant surtout au pastel et exécutant au portrait.
De jeunes artiste peintres américains fréquentèrent la Bretagne, plus particulièrement Pont-Aven et Concarneau, entre les années 1864 et 1914. Pont-Aven fut le berceau de cette colonie d’artistes qui transformèrent cette petite cité en rendez-vous international, vingt-ans avant l’arrivée de Paul Gauguin, et découvrirent la Bretagne comme une Nouvelle Arcadie. La colonie artistique compte soixante à soixante-dix peintres qui résident ici plusieurs mois par an: en dehors des Américains, on y trouve des Anglais, des Irlandais, des Scandinaves, des Suisses, des Hollandais et bien sûr des Français, tous attirés par la géographie particulière du Finistère et sa lumière changeante.
Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III,
–Peintres américains en Bretagne, 1864-1914, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 1995.