Pont l’Abbé. Réouverture de la galerie Stéphane Brugal.

Stéphane Brugal
Stéphane Brugal, spécialiste des écoles bretonnes, reste fidèle chaque été
à Pont l’Abbé depuis près de 20 ans.

Pour la 16ème année, Stéphane Brugal ouvre sa galerie de peintures anciennes et modernes, principalement des écoles bretonnes, à Pont l’Abbé.

A partir du 1er juillet 2021, et ce jusqu’à fin août, la Galerie Brugal, implantée au 12 rue Burdeau, vous présentera une sélection de peintures et de dessins couvrant plus d’un siècle de production artistique en Bretagne.

Spécialisé dans les peintres des écoles bretonnes, Stéphane Brugal saura vous guider dans l’approche des différents artistes et dans le choix d’œuvres typiques de ces productions : Jean Julien Lemordant, Lucien Simon, Henri Rivière, Maturin Méheut, Charles Fromuth, Théophile Deyrolle, Alfred Guillou, le peintre bigouden Paul Grégoire…

Tout l’été, la Galerie Brugal proposera une exposition exceptionnelle des œuvres d’Henri Cheffer, de splendides dessins représentant des vues de Quimper, Concarneau et surtout des anciens manoirs du pays bigouden.

En relation avec les grandes expositions de l’été du musée de Pont-Aven ou du fort de Sainte-Marine, Stéphane Brugal vous proposera une sélection d’oeuvres du grand artiste fauve Jean Puy, et du peintre du vent et des estuaires de la Cornouaille André Dauchez, dont une grande variété de peintures, dessins et eaux-fortes de l’artiste.

La Galerie Brugal sera ouverte du mardi au samedi de 15h00 à 19h00, mais aussi sur rendez-vous. Pour tout contact, Stéphane Brugal au 06 89 15 56 55 et sur le site www.brugal-antiquites.com.

Cf Ouest-France du 22 juillet 2021

Thoniers à quai, Concarneau, par Paul André Eschbach.

« Thoniers à quai, Concarneau » par Paul-André Eschbach (1881-1961),
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, circa 1920, 55 x 65cm
Vendu-Sold

Paul-André Eschbach entre à l’âge de 16 ans à l’école des beaux-arts de Lille; il suit les cours ensuite de l’école des beaux-arts de Paris, et ceux de l’Académie Julian.

En 1907, il obtient une médaille de troisième classe au Salon de Paris, dont il devint sociètaire. A partir de 1912, il enseigne à l’Académie Julian. A partir de 1920, il se rend en Normandie et surtout en Bretagne, fréquentant principalement Concarneau, dont il devint un membre actif de « l’Union artistique des amis de Concarneau » avec Henri Barnoin, Maurice Ménardeau et Lucien-Victor Delpy.

A Concarneau « il retrouvera cette palette claire et nacrée, cette rigueur sous l’apparence de la désinvolture, qu’apprécieront les amateurs de scènes de la vie quotidienne dans les petits ports armoricains« . Très bon dessinateur et excellent coloriste, Eschbach a su peindre la Bretagne, et Concarneau, avec une grande personnalité. Il n’aura cesse de peindre les bateaux de pêche entrant et sortant de la rade de Concarneau. Il se fait une spécialité de peindre à contre-jour, rendant par des contrastes saisissants, la puissance des éléments.

Bibliographie:

  • Les peintres de Concarneau, Henri Belbeoch
  • Dictionnaire des peintres français de la Mer et de la Marine
  • La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Raymond Wintz, un luministe en Bretagne.

raymond wintz
Raymond Wintz (1884-1956), le ramendage des filets,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 55x65cm
Vendu-Sold

Raymond Wintz est né à Paris et fut un peintre de marines bretonnes, et de paysages. Il fut l’élève de Jules Adler et de Gabriel Ferrier, il a exposé au Salon des Artistes Français, obtenant une médaille d’argent en 1922, une médaille d’or en 1924, le prix Corot la même année, et une médaille pour la gravure en 1933.

Raymond Wintz a peint des scènes de la vie des marins pêcheurs et des paysages des côtes bretonnes. Ici, l’artiste nous dépeint une scène de la vie quotidienne où l’on voit les femmes faire le ramendage, synonyme de raccommodage pour les pêcheurs, qui est le travail qui consiste à remettre en état les filets de pêche ayant subi des avaries. C’est une scène assez typique du Sud-Finistère et du Morbihan, que l’on retrouve chez plusieurs artistes, notamment dans les aquarelles d’Ernest Guérin.

La production typique de Raymond Wintz est la vue des côtes du Sud-Finistère et du Morbihan. Il affectionne parfois les vues portuaires prises depuis un point élevé, les fenêtres ouvertes sur un paysage et les vues sur les toits. Il domine son sujet, qu’il traite dans des camaïeux de bleus, accentuant son tempérament de vrai coloriste. Il sait traiter sans artifice mais avec beaucoup de bonheur de nombreux paysages et personnages bretons, scènes de port et marins pêcheurs.

Il s’est marié, en secondes noces, à Renée Carpentier (19013-2003), également artiste peintre qui signait « Carpentier-Wintz ».

Bibliographie:

La route des peintres en Cornouaille, Groupement Touristique de Cornouaille, Quimper, 1998
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, TomeX IV, p.660
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN Marchand, 1997.

Gino Sarfatti, le prince de la lumière!

Gino Sarfatti
Gino Sarfatti (1912-1985), Lampe à poser n°584/g, 1957,
métal chromé, perspex, h.56cm
Vendu-Sold

Gino Sarfatti est né à Venise en 1912. Après avoir étudier l’ingénierie aéronavale à l’Université de Gênes, il décide de prendre une nouvelle voie et crée son entreprise de luminaires qu’on ne présente plus aujourd’hui Arteluce. Il fonde cette société en 1939, en collaboration avec un groupe d’architectes, un petit atelier initialement appelé Arte-Luce. Il va le reconstruire en 1945 et l’atelier Arteluce devient une entreprise de renommée internationale et ses produits remportent de nombreux prix.

Sarfatti dessine la majorité des pièces qui figurent à son catalogue mais fait appel à d’autres créateurs tels que : Albini, BBPR, Vignelli, Vigano… Gio Ponti le découvre et le défend à travers sa revue Domus.

C’est un des plus grands designers de luminaires du XX° siècle. Passionné et fasciné par la lumière, on retrouve dans son travail une quête du toujours mieux, une volonté d’aller toujours plus loin en termes de technologie, en termes d’expérimentation. Cette recherche de nouveaux matériaux, donnant des créations originales voire parfois fantasques est ce qui a fait sa réputation est sa singularité.

Il est récompensé par de nombreux prix au fil des années, il reçoit notamment les prestigieux Compasso d’Oro à deux reprises en 1954 et 1955. En 1973, Flos acquiert Arteluce, avant la mort de Sarfatti en 1985, à Gravedona. Des luminaires uniques en leur genre sont ainsi devenus cultes, des créations telles que le lustre « 2097 » ou la lampe « 600 » qui sont aujourd’hui des icônes de design.

Bibliographie:

  • Gino Sarfatti, opere scelte 1938-1973 selected works, Marco Romanelli & Sandra Severi, Ed Silvana, 2012
  • Gino Sarfatti, catalogue d’exposition, Galerie C.Diegoni, Ed F.Leibovitz, 2008

Georges Sabbagh, une peinture sculpturale.

georges sabbagh
Georges Hanna Sabbagh (1887-1951), nu en bord de mer, 1928,
huile sur toile, signée et datée en bas et à gauche, 100x73cm
Vendu-Sold

Georges Sabbagh est un peintre de portraits, nus, paysages, natures mortes, pastelliste, aquarelliste, graveur.

C’est en France que cet artiste assura le développement de sa carrière. Il fut à Paris, l’élève de Maurice Denis, Paul Sérusier et de Félix Valloton. Il fut professeur à l’académie Ranson à Paris et à l’école des beaux-arts du Caire.
Il exposa à Paris au Salon d’Automne, des Indépendants, des Tuileries. Il a pris part à des expositions à Amsterdam, Bruxelles, Gand, Genève, Lausanne, Londres, Stockholm…Le Salon d’Automne lui consacra en 1952 et en 1987 une importante exposition rétrospective, ainsi que: 1953 Le Caire; 1984 Salon des Indépendants; 1988 mairie de Perros-Guirec; 1990-1991 musée de Boulogne-Billancourt.
Georges Sabbagh fut le peintre à la fois élégant et robuste de portraits, nus, paysages de Bretagne et du Caire, et de natures mortes. Influencés par les Nabis, Cézanne et le cubisme. Il se forgea un style personnel, dans des compositions architecturées par la géométrisation des volumes. Dans une pâte généreuse, il simplifie les plans, adopte une palette sobre peu contrastée (tons d’ocres, de terres) conférant à ses oeuvres une monumentalité certaine. Dans les années trente, conservant une composition simple, ses oeuvres deviennent plus expressionnistes car plus spontanées et la palette s’enrichit de couleurs plus diversifiées.

Ses œuvres sont présentes dans les musées : Beauvais – Beyrouth – Boulogne-Billancourt – Le Caire – Genève – Grenoble – Le Havre – Paris (musée d’Art Moderne de la Ville) – Philadelphie – Saint-Germain-en-Laye (musée Maurice Denis) – Tourcoing – Verdun.

Bibliographie:
Catalogue de l’exposition: Georges Sabbagh, 1887-1951, Musée Boulogne-Billancourt, 1990
G.H.Sabbagh. Tout l’oeuvre peint. Jean et Pierre Sabbagh, Paris, 1995.

Georges Sabbagh et ses amis peintres de la Bretagne, Perros-Guirec, 1988