
pastel, signé du cachet en bas et à droite, 24 x 32 cm
Disponible – Availble
Claude-Emile Schuffenecker et Paul Gauguin vont régulièrement peindre à Pont-Aven, en Bretagne, où ce dernier fait son portrait (« Schuffenecker, à Pont Aven« ) et un dessin caricature avec l’intitulé « Synthétisme« . Dans une lettre d’octobre 1888, Gauguin lui écrit : « Un conseil, ne copiez pas trop d’après nature, l’art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant, et pensez plus à la création qu’au résultat. C’est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer. »
L’œuvre de Schuffenecker est en effet une suite de citations, marqué par des influences diverses, pointillisme, Degas, Gauguin, etc. C’est lui qui trouve un local, le café Volpini, où les post-impressionnistes peuvent exposer. Il avance régulièrement de l’argent à Gauguin pour préparer ses voyages, avant de devenir représentant de Gauguin quand celui-ci est dans les îles, avant de se brouiller avec lui après la mort de Clovis.
Il expose encore en 1912 et 1917 au Salon des Indépendants.
Dans les années 1920, il fréquente à la Ruche le peintre fauve Victor Dupont, qui l’appelle de manière affectueuse « Schuff le Rouge », à cause de ses sympathies anarchistes.
Bibliographie :
- Jill-Elyse Grossvogel, Claude-Émile Schuffenecker : catalogue raisonné, A. Wofsy fine arts, San Francisco, 2000
- René Porro, Claude-Émile Schuffenecker, 1851-1934, Art Conseil, 1992

