Henri Barnoin, témoin de son temps.

Henri Barnoin
Henri Barnoin, brûlage du goémon à Notre Dame de la Joie,
aquarelle gouachée, signée en bas et à droite, 30cm x 41cm
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Henri Barnoin fut l’élève de Dameron, de Richemont et de Luc-Olivier Merson, à l’école des Beaux-Arts de Paris. Exposant au Salon des Artistes Français, il y reçut une mention honorable en 1909, une médaille d’argent en 1921, en devint sociétaire, reçut une médaille d’or en 1935 et fut classé hors concours en 1939.

Ses sujets de prédilection étaient des paysages, des marines et des scènes de la vie bretonne. Henri Barnoin fréquente Concarneau dès les années 1912-1913. Il va n’avoir de cesse de représenter la vie du port cornouaillais sous tous ses aspects: le retour ou le départ des pêcheurs, le déchargement des bateaux, l’attente sur les quais…

Henri Barnoin représente aussi des scènes portuaires à Douarnenez, Saint-Goustan, Lorient. Il est également le peintre de la foule des pardons et des marchés, à Quimper, Quimperlé, Hennebont, Dol-de-Bretagne et au Faouët.

Dans cette oeuvre, Henri Barnoin nous peint une belle scène de la vie des femmes et des hommes de la mer, des ces fins de journée sur la baie de Concarneau au soleil couchant.

Le brûlage du goémon ou l’utilisation du varech:

Une fois récolté, le goémon était étendu sur les dunes pour y être séché. Puis les algues étaient brûlées dans des fours rudimentaires creusés dans la dune dont le parois étaient tapissées de pierres plates. Le goémon complètement consumé, les cendres étaient pétries à l’aide d’une barre de fer: le pifon. En se refroidissant, elles se compactaient et formaient des pains de soude que l’on envoyait dans des usines pour transformation. Ces pains de soude de varech étaient emportés vers des fours verriers et utilisés dans le processus de fabrication du verre. Plus tard, alors que des alcalis différents sont produit par une chimie de synthèse balbutiante, le brûlage d’algues sélectionnées est utilisé pour produire de l’iode très utilisée en pharmacie (teinture d’iode, etc).

Michel King, roi de la marine!

Michel King
Michel King, l’arrivée de la pêche à Saint-Guénolé,  c.1960,
huile sur toile, 92cm x 73cm
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Michel King (1930) est un peintre de marines et un illustrateur.

Michel King fut l’élève de Desnoyer et de Gromaire; il a également appris la sculpture et la décoration.
Depuis 1959, il participe à de nombreuses expositions collectives à Paris, aux Salons d’Automne, Comparaisons, Salon de la Marine; il est membre sociétaire des Indépendants et de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il a eu plusieurs expositions personnelles en France.

Ses sujets principaux sont la mer et la marine; Michel King a été nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1973.
Le musée de la Marine lui achète des oeuvres depuis 1959 et le choisit en 1994 pour illustrer les affiches du Salon de la Marine; en 1962 le Musée d’Art Moderne de Paris se porte acquéreur d’une de ses toiles.
En 1992, l’artiste embarque sur les bâtiments de la Marine Royale Belle Poule et Jeanne d’Arc. Il est présent aux grandes manifestations navales.

Michel King est également peintre lithographe et peintre graveur : il a réalisé des illustrations pour les Sociétés de Bibliophilie, il a conçu le vitrail de la chambre de commerce de Dieppe et ceux de l’église de Saint Mards. Ses cartons de tapisserie sont tissés par sa fille Isabelle King, artiste Licière.

« Michel King peint, dessine et grave les côtes normandes. Il nous a raconté en des harmonies fauves avec une touche néo-cubiste les bateaux de pêche et leurs marins en ciré, sous un ciel changeant mangé de brume ou lavé par la pluie. Cette fois, sa palette éclate en des roses violents et des bleus francs pour peindre les toiles des parasols abandonnés sur les plages de Trouville et d’ailleurs gonflés et déformés par le vent. Le vent dont la présence est presque palpable a donné le peintre de la mer et Michel King nous prouve qu’il sait renouveler tout en restant fidèle aux atmosphères marines. » Claude Libert (Le Figaro).

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome VI, p.807
Dictionnaires des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Gaston de Latenay en pays Bigouden.

Gaston de Latenay
Gaston de Latenay, de retour de Saint-Guénolé,
aquarelle, plume et encre brune, crayon noir, 23,2×31,3cm,
signée à la plume et encre brune en bas et à droite.
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Gaston de Latenay (Toulouse 1859 – Paris 1943 ) fut un peintre de sujets allégoriques, paysages, aquarelliste, lithographe.
L’artiste est tout d’abord influencé par l’Art Nouveau, dans les années 1890. Puis, abandonnant ce style, il se consacre à la représentation de nombreuses vues de bords de mer, du Nord à la Bretagne. On connaît aussi de lui des vues des parcs de Versailles ou Saint-Cloud.

Gaston de Latenay figura au Salon des Artistes Français, obtenant une mention honorable en 1896, une autre à l’Exposition Universelle de1889; une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900.

Gaston de Latenay est resté indépendant de tous les mouvements et écoles de pensée artistiques, même s’il a été influencé par l’Art nouveau. Il a développé sa propre vision poétique de la nature. Très tôt, il conjugue les influences japonaises à la manière des Nabis.
Ses oeuvres sont présentes dans les musées: Helsinfors-Toulouse.

Bibliographie:
Dictionnaire des Peintres , Bénézit, Ed Gründ, Tome VIII, p.308

-Hans H. Hofstätter (1983), Jugendstil et art nouveau. Œuvres graphiques, Paris, Albin Michel, 1985

Saint Guénolé et son « enfer » de roches!

Henri Buron Saint Guénolé
Henri Buron, « les rochers de Saint-Guénolé »,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, 1926, 47cm x 61cm

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Saint Guénolé: il faut se rendre au nord de la pointe de Penmarc’h, face aux vents du sud-ouest, pour comprendre la puissance des éléments et observer la sauvagerie des flots qui viennent se fracasser sur cet enfer de roches.

Connus des touristes pour leur sauvage beauté, et craints par les marins, les rochers de Saint-Guénolé sont classés à l’Inventaire des sites depuis 1936. Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarc’h en 1895 dans son roman Jean Santeuil.

Plusieurs artistes sont venus se confronter à cet univers grandiose et fascinant, tel qu’Henri Buron (Rouen 1880-Paris 1969) qui, bien que les flots soient d’un bleu accueillant, nous dévoile dans cette huile sur toile de 1926, le côté sauvage de ces bords de mer du pays Bigouden.