Jean Rigaud, peintre de la Marine à Saint-Guénolé.

jean rigaud
Jean RIGAUD (Bordeaux 1912 – Paris 1999), « La plage de Pors-Carn (Saint-Guénolé) », 1978,
huile sur toile, signée en bas et à gauche, contresignée, datée et située au verso, 27 x 35 cm
Vendu -sold

Jean Rigaud est élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts. A Paris, en 1938, il réalise des toiles marouflées pour l’église Sainte-Eugénie de Pontonx-sur-l’Adour.

Amateur de voyages et de mer, il est nommé peintre officiel de la Marine le 1er janvier 1956 puis titulaire le 1er juin 1979. Toute son œuvre est consacrée aux paysages et à des natures mortes aux couleurs chaudes. Comme les autres peintres de la Marine, sa signature est suivie d’une ancre qui indique sa qualité de Peintre de la Marine.

Jean Rigaud peint de nombreuses toiles à L’Île-d’Yeu, le port, l’école de voile, qu’il découvre dans les années 1950 et où il vit jusqu’à la fin de sa vie. Il se rend fréquemment à Venise. Il expose dans de nombreuses galeries, telles que la galerie Paul Durand-Ruel, la galerie Carré, à Brie-Comte-Robert et est apprécié aux États-Unis. Il prépare en 1998 une grande exposition rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine mais meurt peu avant l’inauguration, en février 1999. L’ile d’Yeu lui rend hommage en 2012 pour le centenaire de sa naissance.

Alors que dans ses débuts, il travaille par grandes masses, l’artiste divise de plus en plus sa touche, utilise davantage les tons purs, (ocres, jaunes et rouges de cadmium) qui se détachent joyeusement sur les ciels plombés. Jean Rigaud se situe dans la grande tradition réaliste et post-impressionniste.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ,1999

– Bernard Michel : Un peintre de Marine Jean Rigaud (1912-1999). L’instinct de la peinture ou la peinture d’instinct. Neptunia Vol. 54, Paris, 1999.

Edmond Ceria, amoureux du pays Bigouden!

Edmond Ceria, le port de Saint-Guénolé, circa 1930,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46 x 55cm,
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Edmond Ceria (1884-1955) est né à Evian et commença des études de décorateur à l’école des Beaux-Arts de Genève. Il rejoint Paris en 1904, et fréquente l’Académie Julian.

Se rendant très souvent au musée du Louvre, Edmond Ceria découvrit l’oeuvre de Paul Cézanne qui le bouleversa. Il travailla souvent à l’atelier de la Grande Chaumière, et la célèbre Kiki de Montparnasse fut l’un de ses modèles.

En 1919, Edmond Ceria effectua un séjour en Toscane d’un an qui lui fit prendre conscience de l’importance de la lumière en peinture. Il fréquente ensuite le sud de la France de manière régulière, toujours à la recherche de la lumière qui fait vibrer ses toiles. En 1934, il découvre la Bretagne et en particulier le sud-Finistère. Il passa de nombreuses années au Guilvinec, où Edmond Ceria redécouvre la lumière italienne.
Ceria participa avec les peintres Charles Dufresne, Othon Friesz et Henry de Waroquier à la première exposition des Maitres de l’Art indépendant au Petit-Palais en 1937.
En 1938, il obtint la consécration aux Etats-Unis en gagnant le prix Carnegie. En 1945, il fut nommé peintre de la Marine.

A Paris, Edmond Ceria s’installe dans un atelier près de l’Observatoire; il descendait fréquemment alors vers la Seine pour la peindre ainsi que les ponts parisiens ou le jardin des Tuileries.

Il expose également individuellement à la galerie Devambez à Paris en 1924, à la galerie Bernheim à Paris en 1926 et 1932, à la galerie Brown et Philips à Londres en 1930, à la galerie Schoeller à Paris en 1935, à la galerie Pétridès à Paris en 1953, à la galerie Wildenstein à New-York en 1954. Il expose également à Stockholm en 1937, à Beyrouth et en Afrique du Sud en 1951. Une exposition rétrospective lui est consacrée à la galerie Pacitti à Paris en 1968.

Bibliographie:

  • Hommage à Céria, catalogue d’exposition, Le Guilvinec, Tréffiagat-Léchiagat, 2009
  • 100 peintres en Bretagne, Ed. Palantines, 1995

Mathurin Méheut, tempête à Penmarc’h!

Tempête à Penmarc'h
Mathurin Méheut, « Gros temps, St-Guénolé, août 1931 »,
gouache sur papier,
signée du monogramme, titrée et située,
datée 1931, 20,7cm x 31,8cm
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On peut rapprocher cette oeuvre d’une autre, « Tempête à Penmarc’h« , huile sur toile (60×81,3cm) actuellement dans les collections du musée de Bretagne à Rennes.

Mathurin Méheut (Lamballe 1882 – 1958) s’est spécialisé dans la représentation de la vie laborieuse, notamment des marins, s’immergeant dans la nature, travaillant sur le terrain et par n’importe quel temps.

Il s’agit dans cette oeuvre d’une représentation des marins pêcheurs dans leur quotidien, de ces barques sardinières du début du vingtième siècle qui peuplaient les côtes du Sud Finistère. Ici, Mathurin Méheut s’attache au paysage, qui est architecturé selon des plans superposés. C’est un jeu d’obliques, un premier plan presque barré qui évoque l’espace, des personnages vus de dos qui donnent l’échelle, de larges barques sombres.

Ciel bas, mer houleuse, lourdes barques, et la vaste grève où peinent les hommes. Solidement charpenté, cette tempête à Penmarc’h aux couleurs sourdes qui dénote une connaissance profonde de la Bretagne.

Mathurin Méheut a tout vu, tout noté, les gestes des pêcheurs, le poids des barques, la tragédie du ciel. Méheut est très attentif aux variations climatiques de l’atmosphère : »Les temps couverts et gris sont généralement plus beaux » dit-il dans sa correspondance abondante.

Mathurin Méheut ancre dans cette oeuvre les thématiques qu’il répètera à l’infini: les hommes au travail ou dans leur environnement, la mer, la nature, la Bretagne… Il apparaît donc comme le peintre des réalités quotidiennes. Cette composition en est la preuve formelle.

On retrouve tout ce qui caractérise l’oeuvre de Mathurin Méheut, à savoir le traitement particulier des couleurs, jouant parfois sur la monochromie comme sur la polychromie. L’unité plastique de l’oeuvre présentée repose sur la bichromie choisie: une gamme froide de gris-bleu, une gamme chaude d’ocres et de bruns, qu’il utilise fréquemment dans ses compositions aussi bien à la gouache qu’à la caséine.

On peut louer dans cette oeuvre la schématisation des silhouettes, le jeu des proportions et des masses, ainsi que l’effet de puissance qui en résulte: ceci est caractéristique du travail de Mathurin Méheut.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grûnd, 1999, Tome IX, p.441
Mathurin Méheut, Ed Chasse Marée, 2001
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997

Renée Carpentier, une artiste à redécouvrir!

Renée Carpentier
Renée Carpentier, marine,
huile sur toile, 55cm x 46cm
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Renée Carpentier (Amiens 1913 – 2003) fut élève à l’école des Beaux-Arts de Paris, où elle a travaillé sous la direction de Lucien Simon. Elle a exposé au Salon des Artistes Français dont elle est sociétaire dès 1934 et où elle reçoit une mention honorable en 1936. Elle expose au Salon d’Automne depuis 1938 et au Salon de la Marine depuis 1951, y obtenant une médaille d’honneur en 1966.
Ses peintures de paysages de la Bretagne, et surtout de marines, exécutées traditionnellement sur chevalet, cherchent à rendre le mouvement et les perpétuels changements de lumière. Le mari de Renée Carpentier est le peintre Raymond Wintz.
Les oeuvres de Renée Carpentier sont présentes dans les musées, dont celui d’Amiens et celui de Marseille.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres , Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.273
Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, J.N.Marchand, 1997

Alfred Marzin, un tableau d’exception.

La production artistique d’Alfred Marzin (Saint-Yrieix 1880 – Nantes 1943) est exclusivement consacrée à la Bretagne: vue de ports et de petites villes, bord de mer et côtes rocheuses, scènes de la vie quotidienne des paysans et des pêcheurs bretons.

Petit maître de la peinture bretonne, son oeuvre est empreinte d’une grande délicatesse aux tons chauds. Dans cette toile, le peintre de la Bretagne a su restituer l’atmosphère incomparable de ces bords de côtes rocheuses, dans des tonalités contrastées et d’une grande richesse de composition.

Artiste complet, il a pratiqué la gravure sur bois de magnifique manière, notamment dans une série de planches représentant des scènes de ramasseurs de goémons aux pieds de la chapelle de Notre-Dame de la Joie à Penmarc’h, Finistère.

Alfred Marzin

Alfred Marzin, le brûlage du goémon au pied de Notre Dame de la Joie, Saint-Guénolé,

huile sur toile, signée en bas et à gauche, 84 x 130cm

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Cette oeuvre fut la pièce maîtresse de l’artiste, qu’il présenta lors du Salon des Artistes Français de 1928

Bibliographie:

–  Alfred Marzin – peintre, graveur, illustrateur, par Mr Marrec, Ed. Siotem, 2013
Les peintres du Faouët, 1845-1945 – Michaud et Le Meste – Ed Palantines, 2003
Peintres des côtes de Bretagne, L.Kerlo et J.Duroc, Ed Chasse Marée, Tome III, 2004