Louis Agricol Montagné, attention chef d’oeuvre!

Louis Agricol Montagné Arles
Louis Agricol Montagné (Avignon 1879- Paris 1960)
Scène pastorale à Saint-Rémy de Provence (devant les antiques de Glanum)
huile sur toile, signée en bas et à droite, 165cm x 130cm
Vendu-Sold

Très belle scène pastorale à Saint-Rémy de Provence par Louis Agricol Montagné!

Louis Agricol Montagné fut élève en 1895, de Paul Sain, puis de Cormon à Paris. Il obtint une bourse de voyage en 1911. Il fut membre, à Paris, du comité du jury et du Salon d’Automne. De 1945 à 1959, il fut conservateur du Musée de Villeneuve-les-Avignon.

Il exposa, à Paris, au Salon d’Automne dès 1901 avec une Vue du pont du Gard, acquise par l’Etat. Déclaré hors-concours en 1911. Il montra ses oeuvres à plusieurs reprises dans les galeries Georges Petit et Cambacérès à Paris. Une rétrospective de son oeuvre fut présentée à Amsterdam en 1930. Lauréat de l’Institut, Chevalier de la Légion d’honneur, il fut nommé officier en 1932.

Il réalisa avec Paul Sain deux panneaux pour le buffet de la gare de Lyon à Paris. Il participa à la décoration du paquebot Bernardin-de-Saint-Pierre.
Il voyagera en Italie d’où il rapporte des paysages solides aux masses sculptées par la lumière. Il a peint surtout en Provence, à Venise, à Florence, à Majorque, autant de lieux maintes fois parés de tons multicolores, posés en larges touches sur un dessin qui s’impose par sa décision. Après 1920, ayant perdu un fils à la guerre, il multiplie les aquarelles, exécute des scènes d’intérieur paysannes et familiales, illustre plusieurs livres.

Bibliographie:
– Dictionnaire de peintres, Benezit, Ed Grund, 1999, Tome IX, p.771
– Dictionnaire des petits maîtres, 1820-1920, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.219-220

– Dictionnaire des Artistes de Provence, Ed. Laffitte
– La merveilleuse Provence des peintres, A.A.di Genova, 1999

Désiré-Lucas, attiré par le Midi!

Louis Marie Désiré-Lucas
Louis-Marie Désiré-Lucas , matin clair à Villefranche, c.1920,
huile sur panneau, 25cm x 20cm
Vendu-Sold

Louis-Marie Désiré-Lucas (1869-1949) va rencontrer Eugène Carrière et Gustave Moreau. Ces rencontres vont le libérer de l’académisme de ses débuts, hérité de l’enseignement à l’Ecole des Beaux-Arts dans les ateliers des peintres William Bougereau et Tony Robert-Fleury.

Ses débuts sont marqués par des scènes intimistes de la vie quotidienne en Bretagne, notamment des scènes d’intérieur, allant jusqu’à installer son atelier dans une ferme aux alentours de Douarnenez, faisant poser les gens de son entourage dans un décor typique reconstitué.

Il partage avec son jeune confrère vendéen, Charles Milcendeau (1872-1919), la passion de la peinture flamande et hollandaise. Ils admirent le clair-obscur de Rembrandt, la lumière de Vermeer. Il est sensible également au travail de Millet, dont les peintures teintées d’un certain réalisme social intéressent les jeunes artistes.

Le tableau de Désiré-Lucas de 1886, la « Jeune Ouessantine » (musée des Beaux-Arts de Brest), sera le « talisman » du peintre. Tableau remarqué par Gustave Moreau qui va influencer la vie artistique de Désiré-Lucas, il lui conseillera de repartir vers sa campagne car: « Vous n’êtes pas fait pour la peinture d’imagination, la nature seule est votre grand livre; quittez Paris, retournez à la campagne ». La voie de Désiré-Lucas vient d’être tracée!

Au début des années 1920, Désiré-Lucas décide de voyager, en quête de nouveaux paysages et d’une autre lumière, et ce sera la vogue du Midi dans la peinture de l’entre deux-guerres, puis l’Espagne, l’Italie. Avec Marie Réol, il effectue deux voyages en Italie.

Citons l’artiste: « J’aime le Midi, dont la couleur m’enchante, dont la chaleur vivifiante me grise et qui m’attire lorsque l’hiver breton m’oblige à émigrer vers la lumière. »

Dans sa critique du Salon de 1927, Jacques Baschet remarque la qualité de la lumière dans les tableaux exposés de Désiré-Lucas: « Nous retrouvons à Villefranche ces matins clairs, légers, radieux, venant se chauffer contre les pentes ensoleillées d’un bleu tendre déjà ardent. »

Bibliographie:

  • « Désiré-Lucas. Notes et Souvenirs », livre autobiographique, Pairs, A. Lahure Imprimeur, 1938
  • Désiré-Lucas , par Marie-Paule Piriou, Ed. Palantines, 2006