André Wilder, celui qui aimait la mer.

André Wilder
André Wilder, Le rocher d’Hervian, Côtes d’Armor,
aquarelle sur papier, signée et datée 1901, 47,5cm x 32cm
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André Wilder (Paris 1871 – 1965), fils du musicologue Victor Wilder, suit les cours de l’école des arts décoratifs dans l’atelier de Léon Gérome. En 1892, il rencontre le peintre Marius Michel dont il est très proche.
En 1895, à Trébeurden, il se lie avec le peintre Maxime Maufra. C’est lui qui lui fera découvrir la Bretagne au cours des trois semaines qu’ils y passeront cette année-là. Attaché à l’impressionnisme, il peint dans la manière d’Alfred Sisley et surtout de Maxime Maufra.

La Bretagne fut pour lui une grande source d’inspiration. André Wilder peignit sur les pas de Claude Monet à Belle Ile, se rendit à Saint-Briac, le Golfe du Morbihan, Pontivy, Carnac, Quiberon. Il s’arrêta aussi à Camaret, Saint-Malo.

Sa première grande exposition individuelle a lieu en 1904 à la galerie Bernheim. Le catalogue est préfacé par  Octave Mirbeau. Il expose à nouveau chez Berheim en 1909 et les années suivantes à la galerie Charpentier, chez Montauti à Nice, puis à Rotterdam, Londres, New York, Bruxelles, Zürich, Barcelone, San Francisco, Riga ou Tokyo.

Oeuvres présentent dans les musées:
Musée du Luxembourg – Musée de Cincinnati – Hôtel de ville de Constantine – Consulat de France à New York – Préfecture de la Loire inférieure – Ministère des Affaires étrangères – Ministère de l’intérieur – Musée de la batellerie.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Benezit, Ed Grund

Jeanne Marie Barbey, une leçon du Synthétisme.

Jeanne Marie Barbey
   Jeanne Marie Barbey, « Les lavandières »,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 46cm x 55cm

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Jeanne Marie Barbey fut l’élève de Désiré-Lucas et d’Henri Royer. Elle a exposé à Paris au Salon des Artistes Français de 1901 à 1914, puis au Salon des Indépendants à partir de 1912, et au Salon des Tuileries en 1924-1925.

Elle fut la première femme à devenir membre du Comité de la Société des Artistes Indépendants en 1926, puis elle devint secrétaire-rapporteur et trésorière de 1943 à 1960. Son entrée au Comité est à l’origine de son amitié avec Paul Signac, fondateur des Indépendants.
Elle participe à l’exposition L’Arc-en-Ciel qui se déroule en 1918 à la Galerie du Luxembourg, groupe d’artistes franco-anglo-américain que Jeanne Marie Barbey co-préside avec Alice Whyte, autour des artistes Bourdelle, Madeline, Schuffencker, Sérusier, Maurice Denis, Signac et Lemordant. Elle organise en 1919 la 1ère Exposition des Peintres d’Armor à la Galerie Goupil. Elle exerce par ailleurs le métier de professeur de dessin des écoles primaires de la ville de Paris de 1907 à 1939. Peintre parisien, elle passe de longs séjours en Bretagne, à Gourin, où elle puise son inspiration et son répertoire.
Elle débute par des scène d’intérieur en clair obscur, digne élève en cela de Désiré-Lucas. Vers 1920, elle s’enhardit à peindre des figures dans le paysage, des scènes collectives en plein air. Ce sont des représentations des travaux des champs, les scènes de lavoir et de lavandières, l’animation des jours de marché et celle des pardons. Pour Jeanne Marie Barbey, l’expression individuelle importait peu, elle ignore les traits des visages, même lorsque les personnages sont présentées en vision rapprochée. Il est permis d’y voir une leçon du Synthétisme.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres et sculpteurs, Bénézit, Ed Gründ, Tome I, p.729
Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture, G. Schurr, Ed Amateur
Jeanne Marie Barbey, Catalogue d’exposition, Musée du Faouët, 2005

Pont-Aven ou la jeunesse vu par le peintre russe Korochansky.

Korochansky Michel nous peint une belle huile sur toile d’une jeune femme de Pont-Aven, vers 1890 par ce peintre d’origine « russo-ukrainienne » (Odessa 1866 – Montigny sur Loing1925).

Korochansky

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Michel Korochansky fut l’élève à Paris de William Bougereau et Tony Robert-Fleury à l’Académie Julian. Il exposait au Salon des Artistes Français, des scènes de villages, de vergers, des bords de mer depuis 1890, dans une gamme assourdie, montrant une grande dextérité dans les passages et les transitions de tons. 

Michel Korochansky est cité au Salon de la Société des Artistes Indépendants de 1901, à la Galerie Cousin à Paris (1908), à la galerie Berne Lecourt à Paris (1910) et au Musée du Luxembourg (1924).

Impressionnisme à Pont Aven, l’exemple de Du Puigaudeau

Un splendide exemple de l’art de Ferdinand Du Puigaudeau avec cette peinture vers 1910.

Il s’agit d’un huile sur toile, représentant le « Moulin de la Mass au clair de lune« , très proche d’un autre tableau de l’artiste (cf numéro 131 du Tome I du catalogue raisonné). Cette pièce est signée en bas et à droite; elle mesure 33cm de haut par 41,5cm de large. Elle figurera dans le deuxième tome du catalogue raisonné en préparation.

Du Puigaudeau

Il est à Pont-Aven en 1886, à la pension Gloanec, où il rencontre Paul Gauguin, Emile Bernard et Charles Laval. Il fera partie du groupe des « impressionnistes » de l’école de Pont Aven, aux côtés de Maxime Maufra, Henry Moret, Gustave Loiseau, Ponthier De Chamaillard.

En 1890, il expose au Salon des Indépendants où Degas le remarque et lui achète une de ses toiles, « Feu d’artifice » ; leur amitié et leur estime réciproque dureront jusqu’à la mort de Degas.

En 1893, il épouse une portraitiste de talent, Blanche Van Den Broucke (le peintre Dezaunay est son témoin) et s’installe à Saint-Nazaire où naît sa fille Odette en 1894. La famille du Puigaudeau loge dans le château de Rochefort-en-Terre (Morbihan) durant l’automne et l’hiver 1894 puis s’établit, début 1895, à Pont-Aven dans l’hôtel Gloanec pour un séjour de trois ans. Attiré par les effets de lumière et d’éclairage, du Puigaudeau réalise à cette époque des tableaux qui se caractérisent par leur ambiance nocturne. Après un séjour à Cagnes, il s’installe dans la région parisienne à Sannois en 1899.
De 1897 à 1904, ses toiles sont régulièrement déposées chez Durand-Ruel qui en assure la vente. En 1903, son exposition à la galerie des Artistes Modernes, rue Caumartin, remporte un vif succès.

Il s’installe en 1907 au manoir de Kervaudu (Le Croisic) où il réunit ses amis les peintres bretons Jean Emile Laboureur, Emile Dezaunay, Maxime Maufra.