Louis Bidegaray Delfosse, retour de marché à Pont-Aven!

Louis Bidegaray Delfosse (1863-c.1925) fut un peintre-graveur né à Bayonne, il fut élève de Cormon et de Rops, et se pénètre de l’influence de Maurice Denis.

Il expose au Salon des peintures et des gravures.

DELFOSSE litho 30x21.5

Louis Bidegaray Delfosse, le retour du marché, lithographie, éditée dans la « Revue de l’Art », 1903-I-p.439,

30cm x 21,5cm

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Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IV, p.404

Ecole de Pont Aven, belles découvertes!

L’Ecole de Pont-Aven: un bourg du Finistère, des maisons serrées autour d’une rivière, l’Aven, qui s’élargit en un estuaire. Tout près, des chapelles, des calvaires, et surtout le merveilleusement nommé Bois d’Amour.

La côte, la lande et les vallons, les coiffes des Bretonnes et les processions. Paul Gauguin découvre Pont-Aven un jour de juillet 1886. Au fil de ses rencontres avec d’autres peintres – Emile Bernard et Paul Sérusier, Meyer de Haan et Charles Filiger, Emile Jourdan et Henry Moret, Chamaillard, Slewinski, Willumsen – prend forme la grande aventure, amicale, esthétique, et capitale dans l’histoire de la peinture moderne.

Quittant en 1889 Pont-Aven pour le Pouldu, le groupe devient une école, quelque peu buissonnière, un tantinet frondeuse, exaltant la couleur, entre foins et goémons. (Pont-Aven, l’Ecole buissonnière, Antoine Terrasse, Découvertes Gallimard).

La leçon fut celle qu’il fallait peindre de mémoire, simplifier, faire du tableau un petit monde qui doit se suffire. Il s’agissait aussi d’exalter les couleurs, sans s’occuper trop du « ton local », du ton exact des spectacles observés. Il s’agissait enfin de simplifier les formes, dans un trait qui en accentuit le caractère.

Pour Maurice Denis: « …c’étaient des surfaces lourdement décoratives, puissamment coloriées et cernées d’un trait brutal, cloisonnées, car on parlait aussi à ce propos de cloisonnisme et de japonisme ».

Les artistes les plus connus de l’école de Pont-Aven ont été Paul Gauguin (arrivé en 1886), Émile Bernard, Paul-Émile Colin, Paul Sérusier, Charles Filiger, Maxime Maufra, Henry Moret, Ernest de Chamaillard. Les styles de peinture les plus variés, du synthétisme de Félix Jobbé-Duval au post-impressionnisme de Maxime Maufra ont été pratiqués.

Nous présentons ici deux très belles peintures, gouaches sur traits de crayon, parentes de cette fantastique école de Pont-Aven. Une vrai découverte, qui reste pour l’instant un mystère quant à leur auteur.

Ecole de Pont-Aven Ecole Pont-Aven

Paire de gouaches sur papier, non signées, 19cm x 11cm 

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Maxime Maufra, de l’école de Pont-Aven

Maxime Maufra (Nantes 1861 – Poncé-sur-Loire 1918) séjourna en Angleterre avec son père où il découvre les oeuvres de Turner, puis revint en France en 1883.

Maxime Maufra visita la Bretagne en 1890, rencontrant Paul Gauguin et Sérusier à Pont-Aven, à la pension Gloanec. En 1894, il participa avec eux à la décoration de l’auberge du Pouldu. Il resta ensuite en relations avec les nabis Henry Moret et Gustave Loiseau.

Dès 1895, Maxime Maufra entre en contact avec Paul Durand-Ruel qui sera son marchand jusqu’à la mort de l’artiste en 1918 et organisera de nombreuses expositions de ses oeuvres.

S’il se fixa à Montmartre pendant une dizaine d’année, ce fut surtout la Bretagne qu’il parcourut en quête de motifs, d’autant que résolu à ne peindre que sur le motif. Maxime Maufra séjourne à Quiberon, à la pointe du Raz, dans la presqu’île de Crozon et dans de nombreux autres lieux. Il s’installe dans une petite ferme à Kerhostin en 1903, dont il fera l’acquisition en 1910. Il va essayer, sans succès, de reconstituer un petit groupe en ces lieux. Seul Léon Duval-Gozlan (1853-1941), lassé de la vie parisienne, viendra le rejoindre. Ce sont surtout des marines qui continuèrent de maintenir sa réputation de petit maître très estimable.

Maxime Maufra

Maxime Maufra, bords de côte,

aquarelle sur traits de crayon, signée du monogramme, 19cm x 25,5cm

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Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IX, p.383
Gauguin et le groupe de Pont-Aven, Catalogue d’exposition, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 1950
Dictionnaire des Petits Maîtres, G. Schurr, Ed Amateur, 1996, Tome II, p.190 

Henri Delavallée, précurseur à Pont-Aven.

Henri Delavallée
Henri Delavallée, hameau près de Pont-Aven, 
pastel sur papier, signé et daté 1891, 52cm x 66cm
Cette oeuvre est à rapprocher de celle conservée au Museum of Art d’Indianapolis, « Le chemin au soleil ».
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Henri Delavallée (Reims 1862 – Pont-Aven 1943) est un des premiers peintres à s’installer à Pont-Aven dès 1881. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts et fut l’élève des plus célèbres peintres de l’époque : Carolus Durand, Henri Lehmann, Luc-Olivier Merson, Hébert.

Henri Delavallée était un ami de Georges Seurat, duquel il apprit les techniques du pointillisme. Il fréquentait Camille Pissarro. Paul Cézanne admirait ses peintures et ses paysages  » mangés de soleil « .
Il travaille en compagnie de Paul Signac. De rares oeuvres des années 1887-1891 témoignent de sa parfaite maîtrise. II fréquente aussi à cette époque Emile Jourdan et Armand Seguin. Henri Delavallée rencontre ainsi Paul Gauguin lors du premier passage de ce dernier à Pont Aven en 1886.
Il excelle dans la peinture à l’huile, mais reste un des meilleurs pastellistes du groupe. Il traite ce dernier médium comme la peinture à l’huile, utilisant des contrastes colorés et la touche pointilliste qui le caractérise pour composer ses paysages de Pont Aven.

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ
-L’impressionnisme dans l’école de Pont-Aven, Le Paul, Ed Bibliothèque des Arts

Georges Rasetti et la leçon de Pont-Aven.

Georges Rasetti
Georges Rasetti, huile sur carton marouflé, 27cm x 21cm 
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Georges Rasetti (1851 – 1931) commence par être un peintre de genre et de paysages. Il expose dès 1877 au Salon.

Arrivé assez tôt en Bretagne, cet artiste fait partie du groupe nommé plus tard l’Ecole de Pont Aven. Il côtoya et travailla avec tous les grands acteurs de ce mouvement, en particulier avec Maurice Denis. Avec ce dernier, ils travaillèrent à l’élaboration de projets de peintures et notamment de céramiques.

Il fut très proche, avec le peintre Armand Seguin, de Paul Sérusier qui le visita régulièrement.
La peinture de Georges Rasetti s’inscrit pleinement dans le courant pictural de Pont-Aven. D’une part, par son sujet (les bretonnes souvent représentées assises ou debout, les scènes pastorales sous les arbres, les maisons), mais d’autre part il se situe aussi dans la lignée de Paul Gauguin par son écriture picturale utilisant les tons sourds et éteints, le cerne bleu-violet des motifs, le rouge-orange pour les troncs des arbres, l’harmonie des lignes et le sens synthétique de ses compositions.

En 1891, il séjourne à Huelgoat en compagnie de ses amis Paul Sérusier, Verkade et Ballin. Il initie les Nabis aux techniques de la céramique dans son atelier de Bois-Colombes tout en pratiquant la peinture au cours de ses fréquents séjours en Bretagne.

Bibliographie:

Les peintres de Pont-Aven,  Cariou, Ed. Ouest France
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome XI, p.446
Dictionnaire des Petits Maitres, G.Schurr, Ed Amateur