Jules Paressant, les arbres roses !

Jules Paressant
Jules Paressant (1917-2001), « Les arbres roses », 1977
huile sur panneau signée du monogramme et datée en bas et à droite, titrée et datée au dos,
73 x 80cm
Disponible – available

Jules Paressant (Herbignac 1917 – Nantes 2001)

Fils de forestier, petit-fils de maçon, Jules Paressant, né en février 1917 à Herbignac, fait la fierté de sa famille en devenant chirurgien de renom. Il a exercé de 1944 à 1981 dans une clinique nantaise.

Sa vie durant, personne ne se doute que ce respectable professionnel de la santé cache un grand secret. C’est en 1985 lors de sa première exposition « Autour de Gauguin à Pont-Aven » que Jules Paressant, âgé de 68 ans, dévoile aux yeux de tous son talent d’artiste. Le musée de Pont-Aven révèle ses œuvres réalisées en secret pendant 40 ans.

Admirateur de Gauguin, Matisse, des expressionnistes allemands, des arts populaires…, inspiré par l’école de Pont-Aven, l’expression artistique, tout d’abord innocent passe-temps, est devenue pour Jules Paressant une seconde vie.

La retraite du chirurgien annonce l’éveil de l’artiste. Ces heures de loisirs et ces nuits consacrés à la création reçoivent dès lors la reconnaissance du public amateur et professionnel. En 1990, le musée des Beaux-Arts de Nantes et le Château des Ducs rendent hommage à Jules Paressant.

Mais ce ne sont pas les expositions qui motivent l’homme, « C’est toujours figé une expo dans un musée, mon œuvre ici à l’Aulnaie est vivante ».

Dans son jardin secret, Jules Paressant crée, compose et anime ses œuvres diverses et variées par leurs formes, leurs supports… L’Aulnaie à Cordemais département de Loire-Atlantique), façonné, sculpté et aménagé par Jules Paressant, est un « petit paradis » pour les amateurs d’arts. Quelques pas dans la propriété et vous voici face à un jardin japonais. Continuez à suivre le sentier, vous apercevrez une mosaïque et un peu plus loin les ateliers.

Les œuvres sont mises en scène, intégrées à ce « musée en extérieur ». Dans cet environnement, les totems de bois peint s’illuminent de couleurs vives et les géants de pierre couvent de leur regard bienveillant l’arrivée des visiteurs.

L’Aulnaie reste aujourd’hui encore un espace privilégié pour les artistes. Ses petits enfants ont pris le relais et font revivre la propriété. La petite fille de l’artiste, est céramiste et anime des ateliers dans les mêmes locaux que son grand père.

Bibliographie:

  • Jules Paressant, par Denise Delouche, Ed Le Chasse-Marée-Armen, 1993
  • Jules Paressant, par Vincent Rousseau et Marie-Pascale Cornet, Jules Paressant, catalogue musée des beaux-arts de Nantes, exposition du 28 septembre au 28 octobre 1990.

Joseph Milner-Kite, an englishman in Pont-Aven!

Joseph Milner-Kite

Joseph MILNER-KITE (1862-1946)
« Les trois bretonnes » ou « La cueillette des fleurs », c.1902
Huile sur toile, non signée, 73 x 53cm
Disponible – Availble

Né près de Londres, à Taunton, Joseph Milner-Kite a passé à Paris la majeure partie de sa vie et il est une des figures centrales de la colonie artistique à Pont-Aven et Concarneau à la fin du XIXe siècle. Sa peinture lumineuse a influencé les jeunes artistes anglais et irlandais séjournant en Bretagne.

Élève de Bougereau et de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian à partir de 1883, où il va rencontrer l’Irlandais Roderic O’Conor qui devient son meilleur ami, ainsi que John Lavery.

Il part travailler avec O’Conor, en 1886, à Pont-Aven où il rencontre Paul Gauguin et Émile Bernard. Mais il n’adopte pas la technique de synthèse et les grands aplats du cloisonnisme. A la fin des années 1880, il expose des paysages de Pont-Aven et d’autres sujets bretons au Salon à Paris et souvent à Londres à la Royal Academy, mais aussi à Liverpool, Manchester, Birmingham, ainsi qu’au Carnegie Institute de Pittsburgh et en Allemagne.

« De 1894 à 1914 et de 1921 à 1938 il expose presque chaque année des œuvres inspirées par Concarneau principalement à ses débuts… Au début du XXe siècle, il passe la plupart de son temps à Concarneau dont plusieurs hivers. Il peint des motifs du port et des scènes de marché, des fêtes et des sujets religieux… Les plus caractéristiques de Milner-Kite sont ses petites études impressionnistes d’enfants bretons… » Dr Julian Campbell, extraits.

C’est dans une pâte riche et dans des compositions bien organisées qu’il traite ses sujets.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.829
  • Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G.Schurr, Ed Amateur, 1996, p.49
  • Peintres Britanniques en Bretagne, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2004
  • La Route des peintres en Cornouaille, René Le Bihan, Ed Palantines, 2005
  • Joseph Milner-Kite, catalogue d’exposition, galerie Whitford and Hughes, Londres, 1985 (Whitford Fine Art)
Joseph Milner-Kite
Joseph Milner-Kite, « Daydreaming », oeuvre vendue sur le marché de l’art en 2024 et reproduite sous le numéro 6 du catalogue de l’exposition de 1985 chez Whitford Fine Art, Londres.

Victor Roux-Champion et Pont-Aven.

Victor Roux-Champion
Victor Roux-Champion (1871-1953), le père Nicolas à Pont-Aven,
crayon et aquarelle, signé en bas et à droite, titré au verso, 31,6×24,5cm,
Disponible-Available

Peintre, aquarelliste, graveur, céramiste, Victor Joseph Roux-Champion est né le 30 septembre 1871 à Chaumont en Haute-Marne. Ses parents, qui vivent séparés, tiennent chacun un commerce de draperie à Chaumont et à Langres.

Il se rend à Paris en 1890 où il fréquente l’Atelier Colarossi et l’académie Julian. De 1892 à 1895, il étudie à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, dans l’atelier de Gustave Moreau où il se lie d’amitié avec Rouault, Marquet et surtout Matisse. C’est la découverte du travail de Paul Gauguin chez Durand-Ruel qui le pousse à partir pour la Bretagne. En 1896 il séjourne à Pont-Aven où il rencontre Slewinski. Il se rend aussi à Belle-Ile où il retrouve Matisse. Il revient à Pont-Aven les années suivantes, s’installe d’abord à Moëlan-sur-Mer, puis séjourne au Pouldu et à Saint-Guénolé.

Il résume lui-même cette époque et l’influence de ce voyage : « Dans l’été 1896, je me rendis à Pont-Aven ; je devais revoir à Belle-Ile, Henri Matisse, avec qui j’étais très lié. Tout de suite, je fis la connaissance de Slewinski, ami et élève de Gauguin. Dans la salle à manger de l’hôtel Gloanec, il y avait une toile faite par Gauguin à Tahiti. Elle m’enthousiasma, moi, l’élève de Gustave Moreau. C’est prouver quelle de goût et de jugement m’avait laissé l’enseignement de mon maître. Mais les avis étaient partagés. Et puis je vis les toiles de Slewinski et, sans hésiter, je suivis la voie nouvelle. J’essayai de faire une interprétation de la nature basée sur l’arabesque des lignes, le choix approprié des volumes et, sur le tout, l’orchestration des couleurs ».

Au fil des ans, il accorde plus d’importance à ses activités d’aquarelliste et de graveur ainsi qu’à la céramique. De 1906 à 1912 il travaille avec Renoir à Cagnes.

Victor Roux-Champion meurt le 7 décembre 1953 à l’âge de 82 ans à Vars, en Haute-Saône

Henri Delavallée, un graveur de race!

Henri Delavallée, La Tour Eiffel la nuit,  1892
vernis mou et aquatinte, signée et numérotée, 288mm x 218mm. Morane 42.
Cette planche a été présentée à la 4ème Exposition des Peintres-Graveurs Français en avril 1892, à la Galerie Durand-Ruel.
Vendu-Sold

Henri Delavallée (Reims 1862 – Pont-Aven 1943) est un des premiers peintres à s’installer à Pont-Aven dès 1881. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts et fut l’élève des plus célèbres peintres de l’époque : Carolus Durand, Henri Lehmann, Luc-Olivier Merson, Hébert.

Henri Delavallée était un ami de Georges Seurat, duquel il apprit les techniques du pointillisme. Il fréquentait Camille Pissarro. Paul Cézanne admirait ses peintures et ses paysages  » mangés de soleil « .
Il travaille en compagnie de Paul Signac. De rares oeuvres des années 1887-1891 témoignent de sa parfaite maîtrise. II fréquente aussi à cette époque Emile Jourdan et Armand Seguin. Henri Delavallée rencontre ainsi Paul Gauguin lors du premier passage de ce dernier à Pont Aven en 1886.
Il excelle dans la peinture à l’huile, mais reste un des meilleurs pastellistes du groupe. Il traite ce dernier médium comme la peinture à l’huile, utilisant des contrastes colorés et la touche pointilliste qui le caractérise pour composer ses paysages de Pont Aven.

Bibliographie:

L’oeuvre gravé d’Henri Delavallée, 1862-1943, par Daniel Morane, Musée de Pont-Aven, 1996.
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ
-L’impressionnisme dans l’école de Pont-Aven, Le Paul, Ed Bibliothèque des Arts

Joseph Milner-Kite, un Anglais à Pont-Aven!

Joseph Milner Kite Pont-Aven

Joseph MILNER-KITE (1862-1946)
Scène de marché, Pont-Aven, circa 1900
Huile sur toile, signée en bas et à gauche, 38x55cm
Œuvre répertoriée et reproduite dans le « Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, 1820-1920, valeur de demain »,  Ed.de l’Amateur
Vendu-Sold

Né à Taunton, près de Londres, Joseph Milner-Kite a passé à Paris la majeure partie de sa vie et il est une des figures centrales de la colonie artistique à Pont-Aven et Concarneau à la fin du XIXe siècle. Sa peinture lumineuse a influencé les jeunes artistes anglais et irlandais séjournant en Bretagne.

Élève de Bougereau et de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian à partir de 1883, où il va rencontrer l’Irlandais Roderic O’Conor qui devient son meilleur ami, ainsi que John Lavery.

Il part travailler avec O’Conor, en 1886, à Pont-Aven où il rencontre Gauguin et Émile Bernard. Mais il n’adopte pas la technique de synthèse et les grands aplats du cloisonnisme. A la fin des années 1880, il expose des paysages de Pont-Aven et d’autres sujets bretons au Salon à Paris et souvent à Londres à la Royal Academy, mais aussi à Liverpool, Manchester, Birmingham, ainsi qu’au Carnegie Institute de Pittsburgh et en Allemagne.

« De 1894 à 1914 et de 1921 à 1938 il expose presque chaque année des œuvres inspirées par Concarneau principalement à ses débuts… A début du XXe siècle, il passe la plupart de son temps à Concarneau dont plusieurs hivers. Il peint des motifs du port et des scènes de marché, des fêtes et des sujets religieux… Les plus caractéristiques de Milner-Kite sont ses petites études impressionnistes d’enfants bretons…«  Dr Julian Campbell, extraits.

C’est dans une pâte riche et dans des compositions bien organisées qu’il traite ses sujets.

Bibliographie:

  • Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VII, p.829
  • Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, G.Schurr, Ed Amateur, 1996, p.49
  • Peintres Britanniques en Bretagne, catalogue d’exposition, Musée de Pont-Aven, 2004
  • La Route des peintres en Cornouaille, René Le Bihan, Ed Palantines, 2005