Schuffenecker et ses paysages idylliques.

Schuffenecker
Claude-Emile SCHUFFENECKER (1851-1934), « paysage »,
pastel, signé du cachet en bas et à droite, 24 x 32 cm
Disponible – Availble

Claude-Emile Schuffenecker et Paul Gauguin vont régulièrement peindre à Pont-Aven, en Bretagne, où ce dernier fait son portrait (« Schuffenecker, à Pont Aven« ) et un dessin caricature avec l’intitulé « Synthétisme« . Dans une lettre d’octobre 1888, Gauguin lui écrit : « Un conseil, ne copiez pas trop d’après nature, l’art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant, et pensez plus à la création qu’au résultat. C’est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer. »

L’œuvre de Schuffenecker est en effet une suite de citations, marqué par des influences diverses, pointillisme, Degas, Gauguin, etc. C’est lui qui trouve un local, le café Volpini, où les post-impressionnistes peuvent exposer. Il avance régulièrement de l’argent à Gauguin pour préparer ses voyages, avant de devenir représentant de Gauguin quand celui-ci est dans les îles, avant de se brouiller avec lui après la mort de Clovis.

Il expose encore en 1912 et 1917 au Salon des Indépendants.

Dans les années 1920, il fréquente à la Ruche le peintre fauve Victor Dupont, qui l’appelle de manière affectueuse « Schuff le Rouge », à cause de ses sympathies anarchistes.

Bibliographie :

  • Jill-Elyse Grossvogel, Claude-Émile Schuffenecker : catalogue raisonné, A. Wofsy fine arts, San Francisco, 2000
  • René Porro, Claude-Émile Schuffenecker, 1851-1934, Art Conseil, 1992

Lucien Simon, témoin des réjouissances à Pont l’Abbé.

lucien simon
Lucien Simon, le bal du 14 juillet à Pont l’Abbé, c. 1911,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 60cm x 83cm
Vendu – sold

Lucien Simon découvre la Cornouaille bretonne en compagnie de la famille Dauchez et s’installe à Sainte-Marine en 1902. Il fut le peintre du Pays Bigouden. Il a été également un remarquable portraitiste. Son dessin est vigoureux, sa palette très chaude et colorée.

L’un des tableaux qui assurèrent sa réputation, Procession à Penmarc’h, acquis par l’État au Salon de la société nationale des beaux-arts (récemment créé par un groupe de peintres désireux de s’affranchir de l’académisme de règle au Salon des artistes français et que Lucien Simon avait rejoint rapidement), n’a cessé de figurer depuis au musée du Luxembourg puis au musée d’Orsay.

Par ailleurs, il a consacré beaucoup de temps à éveiller et encourager le talent de jeunes artistes par son enseignement. Il exerça à l’académie de la Grande Chaumière à partir de 1903 et à l’École supérieure des beaux-arts de Paris où il fut nommé professeur de peinture en 1923, et où il eut pour élèves, notamment Yves Brayer, Georges Rohner, Renée Bernard, Elena Popea, Robert Humblot…

Très éloigné des peintres officiels de son époque (dits « pompiers ») et ami de nombreux artistes de talent de sa génération tels Charles Cottet, Émile-René Ménard, George Desvallières, Maurice Denis, René-Xavier Prinet, son beau-frère André Dauchez, etc., il ne s’est jamais rallié aux modes ni aux théories des mouvements artistiques qui se sont succédé dans cette longue période.

Il représente ici le bal du 14 juillet à Pont l’Abbé, très probablement dans la grande salle du café de La Liberté qui se situait sur l’actuelle place de la République, à l’angle de la rue Carnot. Il se réjouissait de participer à ces fêtes, et représente ce bal enfiévré où marins pêcheurs, marins de la Nationale, paysans et femmes en costumes dansaient au son des sonneurs.

Ce tableau, que l’on peut situer vers 1910-1911, est à rapprocher du tableau intitulé « Le 14 juillet à Pont l’Abbé » de la collection permanente du musée des Beaux-Arts de Nantes.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Grund, Tome XII
Lucien Simon, André Cariou, Ed Palantines, 2002
La route des peintres en Cornouaille, Quimper

Bernard Buffet et la Bretagne.

Bernard Buffet

Bernard Buffet, « Port breton« , 1979,

lithographie en huit couleurs, premier état épreuve d’artiste, signée en bas et à droite, référence du catalogue raisonné: Sorlier 333, 43 x 33cm,

Vendu – sold

Bernard Buffet est né le 18 juillet 1928 à Paris et mort le 4 octobre 1999 à Tourtour. Ce peintre expressionniste français commence à peindre dès l’âge de 10 ans et n’a cessé de le faire jusqu’à sa mort. Peindre était un besoin vital et sa raison d’être.

En décembre 1943, à l’âge de quinze ans, l’artiste passe avec succès le concours à l’entrée de l’École des beaux-arts de Paris et y intègre l’atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s’y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.

Son style se dévoile et s’affirme avec son premier tableau La Déposition de croix qu’il peint dans l’atelier qu’il partage avec le peintre Robert Mantienne, à Massy-Palaiseau.

« Bernard Buffet a laissé une oeuvre immense. Au coeur de ce travail, un regard permanent et renouvelé sur une région chérie par le peintre: la Bretagne. Des natures mortes des premières années, aux ports de l’Armorique, sans oublier les coiffes des Bretonnes, c’est tout l’univers découvert dans la prime enfance auquel il est resté fidèle pendant plus d’un demi-siècle. Qui sait que la peinture ultime de l’artiste est un paysage de Bretagne? Au centre de cette période, Saint-Cast le havre familial et l’atelier breton. » Lydia Harambourg.

Bibliographie :

-Bernard Buffet, Georges Simenon (préfacier), Fernand Mourlot, Bernard Buffet : Œuvre gravé, catalogue de lithographies (1952-1966) établi par Fernand Mourlot, Paris, Mazo, 1967.

-Charles Sorlier, Bernard Buffet lithographe, Paris, Draeger/Trinckvel, 1980.

Bernard Buffet et la Bretagne, Lydia Harambourg, Editions Palantines, 2006.

Jean-Julien Lemordant, maître de la peinture bretonne!

Jean-Julien Lemordant

Jean-Julien Lemordant (1878-1968), « Pardon à la Tour Carrée, Saint-Guénolé« , 1905,

huile sur toile, signée en bas et à droite, 81 x 54cm

Vendu – sold

Jean-Julien Lemordant nous dévoile dans ce tableau toute l’importante place qu’il a dans l’histoire de la peinture bretonne, notamment en tant que témoin privilégié de la vie en Pays Bigouden. La force de la composition et la beauté du sujet sont traitées ici par une chaude palette de couleurs et une justesse des attitudes.

Superbe oeuvre de Jean-Julien Lemordant, car il nous montre une peinture faite avec grande passion, un art juste de la représentation des scènes de vie, une magnificence des couleurs, qui dévoilent l’ampleur de ce grand nom de la peinture bretonne.

Ancien élève de l’École régionale des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple de Camille Godet, Pierre Lenoir et Albert Bourget, il entre par la suite dans l’atelier de Léon Bonnat à Paris. Jean-Julien Lemordant perd la vue durant la Première Guerre mondiale, en durant la Bataille de l’Artois, mais la recouvre en 1935.

Peintre de la Bretagne et de la mer, on l’a qualifié parfois de « fauve breton », quoiqu’il ait travaillé surtout à Paris. Sa palette très colorée est une de ses principales qualités et il sait admirablement représenter les mouvements des hommes, les danses, mais aussi ceux de la mer, du vent, de la pluie. Son œuvre principale demeure les deux grandes décorations qu’il entreprit entre 1905 et 1914:

– celle de l’hôtel de l’Epée à Quimper, à partir de 1905 sur le thème général de la vie en Pays Bigouden. Menacé de disparition lorsque l’hôtel ferma en 1975, le décor fut acquis par le musée des beaux-arts de Quimper; le manque de place ne permit de l’exposer qu’après rénovation complète du musée en 1993.

– celle que lui commanda le maire de Rennes, Jean Janvier, pour décorer le plafond du théâtre, aujourd’hui Opéra, à partir de 1912. Réalisée avec une grande rapidité, cette dernière œuvre fut mise en place en 1914. Elle représente une danse bretonne endiablée aux multiples personnages. On connaît au moins 60 études préparatoires à cette grande composition, le musée des Beaux-Arts de Rennes en conservant certaines.

A Pont l’Abbé, la galerie Brugal fait peau neuve et expose des oeuvres de célèbres artistes!

galerie brugal
Stéphane Brugal expose dans sa galerie des œoeuvres rares, comme ce tableau du peintre belge Paul-Auguste Masui, « Le joueur de biniou », qui a fait l’objet d’une rétrospective au musée de Pont-Aven en 2007.

Expert des écoles de peinture bretonnes et modernes, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 80, Stéphane Brugal expose depuis 17 ans des œuvres d’artistes de renom dans sa galerie d’art de la rue Burdeau, à Pont-l’Abbé. Des peintures d’André Dauchez, Mathurin Méheut, Jean-Julien Lemordant ou Louis-Marie Désiré-Lucas ornent les murs. Et, en ce moment, on peut admirer (et acheter !) des lithographies de Picasso, Bernard Buffet ou des gravures d’Edgar Degas et d’André Derain.

La galerie Brugal est un lieu d’exposition assez unique, n’étant jusqu’à présent ouvert que l’été, il l’est désormais toute l’année. À cette occasion, la galerie Brugal a été rénovée et de nouveaux éclairages de haute technologie installés, permettant de mettre en valeur les œuvres prestigieuses exposées.

« La rénovation sera complétée prochainement par une nouvelle devanture », indique également Stéphane Brugal, qui souhaite faire de sa galerie un écrin intime et chaleureux à la mesure de la qualité des œuvres qu’elle abrite.

Pratique

Galerie Brugal, 12, rue Burdeau à Pont-l’Abbé. Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h. Tél. 06 89 15 56 55 ; mél. sv.brugal@sfr.fr. Site internet : www.brugal-antiquites.com

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-l-abbe-29120/a-pont-iabbe-la-galerie-brugal-fait-peau-neuve-expose-des-oeuvres-de-celebres-artistes-6494312.php

22 décembre 2023