Cécile Morgand, redécouvrez les halles du Faouët!

Cécile Morgand
Cécile Morgand, scéne de marché au Faouët, c.1910,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 60cm x 81cm
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Cécile Morgand vint en Bretagne au début du vingtième siècle, et peignit des scènes de genre, dans une gamme très colorée.

Cécile Morgand est une artiste parisienne qui participa au Salon des Artistes Français, dont elle devint membre sociétaire à partir de 1901. Elle obtint une mention honorable en 1902.

Cette oeuvre fait partie à présent des collections permanentes du musée du Faouët.

Dès le milieu du XIXe siècle, Le Faouët, riche de ses traditions et de son patrimoine, attire de nombreux artistes français et étrangers à la recherche de motifs nouveaux. Séduits par l’architecture des chapelles Saint-Fiacre et Sainte-Barbe et leur pardon, par l’animation de la place des halles les jours de marché, et surtout par la sincérité de cette population dans la pratique des traditions, les peintres et photographes découvrent dans cette petite cité une source d’inspiration inépuisable.

Certains s’y établissent ou la fréquentent régulièrement contribuant à sa renommée sur la scène parisienne, d’autres l’inscrivent comme une étape indispensable dans leur quête de l’exotisme breton. Des milliers de toiles révèlent aujourd’hui cette effervescence passée.

Bibliographie:
-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, Tome IX, p.849

Jules Alfred Hervé-Mathé, peintre de la mer.

Jules Alfred Hervé-Mathé La Rochelle
Jules Alfred Hervé-Mathé, La Rochelle, 1921,
huile sur toile, 27cm x 34,5cm
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Jules Alfred Hervé-Mathé (Saint-Calais 1868 – Le Mans 1953) fut élève de J.P.Laurens, B.Constant, Baschet et A.Maignan. Il fut sociétaire à Paris, du Salon des Artistes Français dès 1909. Fondateur de l’Ecole spéciale d’art décoratif à Epinal, proche de Gallé et Majorelle, il dirigea ensuite l’École d’Art appliqué du Mans pendant trente-cinq ans. En 1914, il est mobilisé comme dessinateur sur le front, il dessine sous les obus de nombreuses scènes de guerre (conservées au musée de l’Armée).

Après la guerre, Jules Alfred Hervé-Mathé intensifie sa production de paysages et de marines. Il tombe amoureux des côtes bretonnes, exécutant des marines, des portraits des pêcheurs, montrant l’animation des ports de Cornouaille, peignant dans une palette équilibrée.

Après la guerre de 1914-1918, il séjourne très régulièrement en Bretagne (Cotes du Nord et Finistère) et peint des paysages marins et des portraits de pêcheur. Il séjourne en 1920 à l’Ile-de-Bréhat. En 1922, il séjourne à Perros-Guirec et Ploumanac’h, et il se rend tous les ans en Bretagne. A partir de 1925, il va fréquenter Concarneau pendant quatre ans. En 1927, il va peindre la vie des pêcheurs à Audierne. En 1930, il séjourne à Douarnenez et Tréboul, puis à Camaret l’année suivante. Il ne pourra plus revenir en Bretagne du fait de la guerre.

Les oeuvres d’Hervé-Mathé sont présentes dans les musées: Annecy, Brest, Epinal, Langres, Laval, Le Mans, Paris, Sablé, Saint Brieuc, Washington.

Bibliographie:
Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.956
La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper
Dictionnaire des peintres de la mer et de la marine, Marchand, 1997

Roger Lucien Dufour, un peintre de la côte!

Roger Lucien Dufour (Bordeaux 1918 – Crozon 2002) participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles depuis 1937, en France, et notamment en Bretagne où il s’est fixé dans les années 1950. En 1992, il a montré 100 peintures à Eschsur-Alzette au Luxembourg.

Ce peintre, très connu en Presqu’île de Crozon, est arrivé dans cette partie du Bout du monde à la fin des années 60. Au cours de ses nombreux voyages, il a immortalisé les paysages et les personnes rencontrées. Il a exposé pour la première fois, à Bordeaux, au salon des artistes indépendants, en 1937. Il exposera aussi à Pont-Aven, entre 1957 et 1963. Roger Lucien Dufour découvre ensuite cette partie de Bretagne, Crozon, et s’y installe définitivement en 1991. Il a aussi participé à de nombreuses académies et associations de peintres et a été membre de l’Institut académique de Paris.
Surtout peintre de marines, Roger Lucien Dufour transmet sa vision de la mer, de la Bretagne à la Provence, avec la discrétion d’une gamme de gris et de bleutés.

Roger Lucien Dufour

Roger Lucien Dufour,  maison blanche, c.1970, huile sur toile,

50cm x 74cm

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Bibliographie:

Dictionnaires des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.816

– Catalogue d’exposition, Henri Queffélec, Château de Kerjean, 1989

Henri Sollier, peintre du Pays bigouden.

Henri Sollier
Henri Sollier, marché place Gambetta à Pont l’Abbé,
huile sur toile, 65cm x 54cm
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Henri Sollier (Bagnolet 1886 – Paris 1966) suit une formation artistique à l’Académie Julian en 1906 pour préparer l’examen d’entrée à l’école des beaux-arts de Paris, qu’il réussit en 1908. Il fut l’élève de François Flammeng. Il travailla trois ans à Dakar, d’où il rapporta quelques oeuvres caractéristiques. Il exposa régulièrement, à Paris, au Salon des Artistes Français dès avant 1914, où il obtint en 1920 une mention. En 1922, il reçut le Prix de l’Afrique Occidentale Française. Il obtint des médailles, d’argent en 1930, d’or en 1934 et 1937 (Exposition internationale).

Henri Sollier découvre la Bretagne dès 1922, qui va devenir sa principale source d’inspiration, notamment en Pays bigouden, et ceci jusqu’en 1956. Il ne se contente pas des motifs pittoresques que lui offrent les paysages bretons. Il s’attarde aussi sur ses habitants, dont il brosse des portraits réalistes. Avec Solitude, toile primée au Salon de 1930, Henri Sollier proclame son ralliement à la peinture régionaliste de son temps. Ses portraits de bretonnes, sans concession, font écho au réalisme social des peintures de Jules Adler dont Henri Sollier fréquenta l’Académie, parallèlement aux cours de l’école des beaux-arts.

L’artiste se rend à Bénodet et à Sainte-Marine, où Lucien Simon continue à peindre du haut de son sémaphore transformé en atelier depuis 1902. De même pour André Dauchez, dont les vues du Finistère sont proches des paysages contemporains d’Henri Sollier. Les deux artistes font preuve d’une approche voisine de la lumière, tantôt intense, tantôt tamisée, selon les variations du climat. Toutefois, il se montre souvent plus nuancé que son aîné, obtenant de rares effets de teintes pastel qui singularisent ses paysages bretons des années 1930.

De Sainte-Marine, l’artiste explore la Cornouaille, passant à Pont-l’Abbé, Loctudy, Lesconil, et Penmarch, où Lucien Simon peignit sa Procession. Dans ces ports de la côte bigoudène, il peint des pêcheurs remontant leurs casiers à langoustes ou réparant leurs filets. Plus au nord, Sollier fait escale, en 1935, à Camaret-sur-Mer, petit port de pêche situé à la pointe de la presqu’île de Crozon

Après 1957, Henri Sollier travailla dans différentes régions de France: Auvergne, Haute-Savoie, Provence et en Italie.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIII, p.8

– B. Dumas, « Henri Sollier, Peintre naturaliste de la Bretagne », dans la revue ArMen n°189, Juillet-Aout 2012, p.48-55.

La route des peintres en Cornouaille  , Groupement Touristique de Cornouaille, 1997

Henri Sollier, le marché de Pont l’Abbé.

Henri Sollier Pont l'Abbé
Henri Sollier, marché de Pont l’Abbé ,
huile sur toile, 73cm x 50cm
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Au marché de Pont l’Abbé. Henri Sollier (Bagnolet 1886 – Paris 1966) suit une formation artistique à l’Académie Julian en 1906 pour préparer l’examen d’entrée à l’école des beaux-arts de Paris, qu’il réussit en 1908. Il fut l’élève de François Flammeng. Il travailla trois ans à Dakar, d’où il rapporta quelques oeuvres caractéristiques. Il exposa régulièrement, à Paris, au Salon des Artistes Français dès avant 1914, où il obtint en 1920 une mention. En 1922, il reçut le Prix de l’Afrique Occidentale Française. Il obtint des médailles, d’argent en 1930, d’or en 1934 et 1937 (Exposition internationale).

Henri Sollier découvre la Bretagne dès 1922, qui va devenir sa principale source d’inspiration, notamment en Pays bigouden, et ceci jusqu’en 1956. Henri Sollier ne se contente pas des motifs pittoresques que lui offrent les paysages bretons. Il s’attarde aussi sur ses habitants, dont il brosse des portraits réalistes. Avec Solitude, toile primée au Salon de 1930, Henri Sollier proclame son ralliement à la peinture régionaliste de son temps. Ses portraits de bretonnes, sans concession, font écho au réalisme social des peintures de Jules Adler dont Henri Sollier fréquenta l’Académie, parallèlement aux cours de l’école des beaux-arts.

Après 1957, Henri Sollier travailla dans différentes régions de France: Auvergne, Haute-Savoie, Provence et en Italie.

Bibliographie:

Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome XIII, p.8

– B. Dumas, « Henri Sollier, Peintre naturaliste de la Bretagne », dans la revue ArMen  n°189, Juillet-Aout 2012, p.48-55.

La route des peintres en Cornouaille, Groupement Touristique de Cornouaille, 1997