Gérard Cochet, une grande âme d’artiste.

Gérard Cochet
Gérard Cochet, à bord,
huile sur toile, signée en bas et à droite, 24 x 33cm
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Les thèmes de Gérard Cochet furent variés: scènes de plage, de vendanges, de moissons, de repos des paysans, marines et le monde du théâtre, du cirque, des champs de course.

Gérard Cochet (Avranches 1888 – Paris 1969) étudia la peinture à Nantes de 1905 à 1909, puis à l’Académie Julian de 1909 à 1914, où il suit les cours d’Henri Royer et Marcel Baschet.

Il fut blessé pendant la guerre où il perdit un oeil en 1915. Gérard Cochet exposait à Paris en 1921 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants, au Salon de la Jeune Gravure Contemporaine. Il exposait dans des galeries depuis 1919, à Paris, Londres, New York, Oran et Alger, Bruxelles.

Il a effectué des peintures murales dans des édifices publics et privés, comme le théâtre de Belfort 1932, le Palais de la Découverte de Paris 1937; il a créé des décors de théâtre ou d’Opéra. En 1924 il obtint la bourse Blumenthal pour la gravure.

Gérard Cochet fut nommé peintre de la Marine en 1925. Il a ainsi exécuté des oeuvres pour décorer le carré des officiers ou le salon du commandant de bâtiments: le contre-torpilleur Terrible, le sous-marin Surcouf, le contre-torpilleur Tartu, le bureau du commandant à Orly, l’école des mousses de Brest (aquarelles), l’arsenal de Toulon, etc.

Gérard Cochet fut professeur à l’Académie Ranson de 1932 à 1935. Il fut par ailleurs membre fondateur et Vice-Président de La jeune Gravure Contemporaine (1928), avec ses amis de toujours, Yves Alix, Robert Lotiron, Amédée de la Patellière, Charles Walch. Il a aussi été membre de la Société des peintres graveurs, du Salon des Indépendants et du Comité du Salon d’Automne.

Il pratiquait un métier très sain, direct par touches larges et couleurs franches. Il se situait avec personnalité dans la tradition figurative française. Il a pratiqué toutes les techniques de gravure et a illustré ainsi de nombreux ouvrages.

Gérard Cochet était un peintre d’atelier, comme il se plaisait à l’indiquer:

« Je ne travaille pas un tableau d’après nature. En général une scène me frappe, sans d’ailleurs que je puisse en donner la raison: elle s’inscrit à peu près toute entière dans mon esprit et je l’ébauche sur la toile. C’est alors que commence le travail autour: c’est souvent assez long, car ce qui est facile pour la partie paysage et nature morte contenue dans la composition devient assez compliqué pour les personnages que je ne veux pas faire poser car la pose est toujours fausse quand il s’agit de mouvement. Alors, il faut de la patience et faire beaucoup d’études et de dessins.

C’est vous dire que le travail d’atelier est, pour moi, le fond même de l’oeuvre. »

Son oeuvre est présente dans de nombreux musées: Alger, Belfort, Le Havre, Londres, Mulhouse, New York, Orléans, Musée d’Art Moderne de Paris, Musée du Petit Palais, Paris (BN), Poitiers.

Bibliographie:

-Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.734-735

–Hommage à Gérard Cochet  , catalogue d’exposition, Musée d’Avranches, 1990

Gildas Flahault, le monde maritime.

Gildas Flahault est un peintre du monde maritime. Sa peinture est avant tout émotion, il peint ses envies.

Son style est déroutant, difficilement classable: ses sujets sont multiples, tels que chasseur primitif, centaure mythologique, pirate délirant, femme lascive, mais tous appartiennent au même pinceau. La liberté, la puissance imaginative de son expression sont si riches de rêves et d’idéaux qu’elles touchent chacun.

Exposition personnelles: 1988, Galerie des Isles, Paris – 1987, Aalst en Belgique; Galerie à L’image en marche, Vannes; Central Form à Nantes; Atelier du puits de l’Orme, Paris; Galerie Marc Bellion, Perros Guirec.

Réalisation de peintures murales:Central Form à Nantes (58m x 6m) – Criée de la Trinité sur Mer – Siège social des Ets Dauphin à Nantes.
Participation au printemps de l’Europe, exposition 10 peintres européens Place de l’Europe à Paris.

Gildas Flahault a réalisé des affiches: Grand Prix de Brest des multicoques – Salon nautique du printemps – Festival International de Jazz de Fontainebleau.

Gildas Flahault a révélé dans son précédent livre, Les Carnets tempêtes – voyage aux iles Kerguelen, qu’il était aussi un écrivain de talent dont les mots, comme les pinceaux, créent de fabuleuses images. Artiste et auteur consacré désormais, Gildas Flahault a trouvé avec les livres de nouveaux prétextes au voyage, de nouveaux horizons. Lui, le marin, a entendu l’appel des grands espaces d’Asie Centrale, avec Carnets mongols, mais demain déjà il sera en mer avec les pêcheurs caraïbes, avant de partir reconstruire Le phare du bout du monde, cher à Jules Verne, au large du Cap Horn.

Grand voyageur, marin, peintre, écrivain, Gildas Flahault s’est vu attribuer le Prix Albatros 2005 pour son livre « Je me souviens des hommes  » (Editions Jalan Publications).

Gildas Flahault

Gildas Flahault,  le marin et son ami fidèle, huile sur panneau

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Hervé-Mathé, peintre de la mer et de la Bretagne.

Jules Alfred Hervé Mathé et l'Océan
Jules Alfred Hervé-Mathé, vagues, 1921,
huile sur toile, 108cm x 70cm
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Jules Alfred Hervé-Mathé (Saint-Calais 1868 – Le Mans 1953) fut élève de J.P.Laurens, B.Constant, Baschet et A.Maignan. Il fut sociétaire à Paris, du Salon des Artistes Français dès 1909. Il dirigea l’école d’Art appliqué du Mans à partir de 1899, et ceci pendant trente-cinq ans. En 1914, il est mobilisé comme dessinateur sur le front, il dessine sous les obus de nombreuses scènes de guerre (conservées au musée de l’Armée).

Après la guerre, Hervé-Mathé intensifie sa production de paysages et de marines. Il tombe amoureux des côtes bretonnes, exécutant des marines, des portraits des pêcheurs, montrant ‘animation des ports de Cornouaille, peignant dans une palette équilibrée.

Il séjourne en 1920 à l’Ile-de-Bréhat. En 1922, il séjourne à Perros-Guirec et Ploumanac’h, et il se rend tous les ans en Bretagne. A partir de 1925, il va fréquenter Concarneau pendant quatre ans. En 1927, il va peindre la vie des pêcheurs à Audierne. En 1930, il séjourne à Douarnenez et Tréboul, puis à Camaret l’année suivante. Il ne pourra plus revenir en Bretagne du fait de la guerre.

Les oeuvres d’Hervé-Mathé sont présentes dans les musées: Annecy, Brest, Epinal, Langres, Laval, Le Mans, Paris, Sablé, Saint Brieuc, Washington.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome VI, p.956
–La Route des peintres en Cornouaille, 1998, Quimper
–Dictionnaire des peintres de la mer et de la marine, Marchand, 1997

Renée Carpentier, une artiste à redécouvrir!

Renée Carpentier
Renée Carpentier, marine,
huile sur toile, 55cm x 46cm
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Renée Carpentier (Amiens 1913 – 2003) fut élève à l’école des Beaux-Arts de Paris, où elle a travaillé sous la direction de Lucien Simon. Elle a exposé au Salon des Artistes Français dont elle est sociétaire dès 1934 et où elle reçoit une mention honorable en 1936. Elle expose au Salon d’Automne depuis 1938 et au Salon de la Marine depuis 1951, y obtenant une médaille d’honneur en 1966.
Ses peintures de paysages de la Bretagne, et surtout de marines, exécutées traditionnellement sur chevalet, cherchent à rendre le mouvement et les perpétuels changements de lumière. Le mari de Renée Carpentier est le peintre Raymond Wintz.
Les oeuvres de Renée Carpentier sont présentes dans les musées, dont celui d’Amiens et celui de Marseille.

Bibliographie:
–Dictionnaire des peintres , Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome III, p.273
– Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, J.N.Marchand, 1997

Horace Cristol, peintre de la Marine.

Horace Cristol
Horace Cristol, La Corne d’or, felouques, c.1920,
gouache sur papier, signée en bas et à droite, 50 x 46,5 cm
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Horace Cristol (Menton 1878 – Toulon 1959) fut un peintre de marine, utilisant fréquemment la gouache et l’aquarelle.

Horace Cristol eut trois vocations, dont la dernière fut la fille des deux autres : La Médecine, La Marine et l’Art. Médecin formé à l’Ecole de Santé Nationale de Bordeaux, il devint médecin dans la Marine de Guerre. Mais peintre de coeur, il abandonne cette carrière en 1938 pour se consacrer à son art. Il est nommé peintre officiel de la Marine le 7 mars 1942.

De l’extrême Orient, où il fait sa première campagne en 1904, Horace Cristol ramène dessins et peintures. Il expose au hasard de ses affectations à terre des peintures ramenées de ses différents embarquements. Les galeries Malesherbes (Paris), Etienne (Toulon) et Saluden (Brest) présentent ses oeuvres. Humaniste cultivé, ayant fait plusieurs tours du monde, il découvre paysages et foules qu’il traduit en dessins et aquarelles ou huiles. Peintre voyageur, il témoigne picturalement sur le Maghreb du XXème siècle (Tanger, Bizerte).

En 1942, Horace Cristol participe à l’exposition au Salon de la Marine. Outre ses impressions de voyages, il a aussi traité des aspects de Toulon ou de la Bretagne folklorique.
Une exposition rétrospective au Musée d’Art et d’Archéologie de Toulon lui est consacrée en 1966.

Bibliographie:
– Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, Ed Amateur, Paris, 1989
–Dictionnaire des peintres, Bénézit, Ed Gründ, 1999, Tome IV, p.102
–Dictionnaire des peintres français de la mer et de la marine, JN.Marchand, 1997